OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2024 > Régulation des opérateurs ayant une puissance significative

Régulation des opérateurs ayant une puissance significative

mercredi 3 avril 2024

Point de vue

Quelle compréhension avoir de la notion « d’opérateur puissant » ou « exerçant une puissance significative » comme disposé dans le code des communications électroniques (Cf : Article 4 Définitions, 78 et suivants : Identification des marchés pertinents et désignation des opérateurs ayant une puissance significative sur ceux-ci) ?

Il est intéressant de se pencher sur la notion de « puissance significative », ou « d’influence significative » ou de « position dominante » sur un marché. Indifféremment, ces notions ont été utilisées depuis 2001 dans les différentes lois régissant et organisation le secteur des télécommunications/TIC au Sénégal. On retrouve même la notion de position dominante dans le code des marchés publics. La notion de position dominante a été introduite pour la première fois par la directive 97/33/CE qui organisait la concurrence dans le secteur des télécommunications au niveau de la communauté européenne, reprise par la suite dans nos différents textes lois au Sénégal et dans les pays francophones, sans que nous ayons au préalable réfléchi et développé une doctrine autour de cette notion.

La compréhension qu’il faut avoir de la notion de puissance significative, c’est qu’elle définit un seuil à partir duquel un organisme est soumis à des obligations spécifiques sur un marché pertinent. Laquelle part de marché pertinent est fixée a priori au minimum à 25%. Sous ce rapport, il importe de noter que ces notions sont différentes de celle du droit de la concurrence de « position dominante » que l’on retrouve dans le Code des marchés publics par exemple, qui analyse le marché au cas par cas et par un contrôle a posteriori. Il n’y a donc pas une présomption légale quant au seuil constituant une position dominante, mais c’est un ensemble de critères qui permettent de déterminer la part de marché et la position dominante.

Sous l’influence du droit de la concurrence, ces concepts ont évolué, puisque la proposition contenue dans le Code des communications électroniques en vigueur au Sénégal revoit la notion de puissance significative. Celle-ci semble en effet obsolète dans la mesure où un opérateur peut-être en position dominante sans représenter 25% de ce marché. C’est pourquoi la notion de marché pertinent a été introduite dans le Code des communications électroniques. Il en résulte que l’exercice de ce droit par le régulateur est un moyen de développer la concurrence dans la mesure où le principe de non-discrimination qui est prônée favorise les nouveaux entrants sur les différents segments.

Enfin, le principe de transparence propre aux modes opératoires de la régulation s’applique aux coûts, qui doivent être pertinents et clairement identifiés par le régulateur sur la base d’une discussion franche avec les acteurs, car il se reflète aussi dans la tarification qui constitue l’enjeu principal de la politique concurrentielle.

L’exemple des communications électroniques offre donc une illustration intéressante du recours aux instruments de la régulation pour définir les conditions d’utilisation d’un réseau pour la fourniture de produits et services ouverts à la concurrence. Il reflète également le caractère évolutif de la régulation en fonction du degré de concurrence (Concurrence naissante, concurrence établie et concurrence durable).

En définitive, les fondements de la régulation qui reposent sur le respect de la concurrence doivent aboutir à la mise en place d’une organisation équitable du marché régulé, car cette concurrence entre les différents acteurs du secteur régulé doit s’exercer de manière « saine et loyale ».

Issa Isaac SISSOKHO
Docteur en Droit
Expert en régulation des marchés Télécoms/TIC et Poste

(Source : Social Net Link, 3 avril 2024)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4446/5063 Régulation des télécoms
  • 354/5063 Télécentres/Cybercentres
  • 3397/5063 Economie numérique
  • 1789/5063 Politique nationale
  • 4970/5063 Fintech
  • 532/5063 Noms de domaine
  • 1939/5063 Produits et services
  • 1597/5063 Faits divers/Contentieux
  • 767/5063 Nouveau site web
  • 5063/5063 Infrastructures
  • 1762/5063 TIC pour l’éducation
  • 189/5063 Recherche
  • 265/5063 Projet
  • 3575/5063 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1912/5063 Sonatel/Orange
  • 1607/5063 Licences de télécommunications
  • 280/5063 Sudatel/Expresso
  • 1012/5063 Régulation des médias
  • 1333/5063 Applications
  • 1074/5063 Mouvements sociaux
  • 1673/5063 Données personnelles
  • 144/5063 Big Data/Données ouvertes
  • 605/5063 Mouvement consumériste
  • 395/5063 Médias
  • 653/5063 Appels internationaux entrants
  • 1719/5063 Formation
  • 96/5063 Logiciel libre
  • 2099/5063 Politiques africaines
  • 1005/5063 Fiscalité
  • 172/5063 Art et culture
  • 587/5063 Genre
  • 1897/5063 Point de vue
  • 1034/5063 Commerce électronique
  • 1488/5063 Manifestation
  • 323/5063 Presse en ligne
  • 127/5063 Piratage
  • 207/5063 Téléservices
  • 1068/5063 Biométrie/Identité numérique
  • 315/5063 Environnement/Santé
  • 347/5063 Législation/Réglementation
  • 360/5063 Gouvernance
  • 1783/5063 Portrait/Entretien
  • 145/5063 Radio
  • 803/5063 TIC pour la santé
  • 285/5063 Propriété intellectuelle
  • 62/5063 Langues/Localisation
  • 1123/5063 Médias/Réseaux sociaux
  • 2008/5063 Téléphonie
  • 191/5063 Désengagement de l’Etat
  • 1029/5063 Internet
  • 116/5063 Collectivités locales
  • 417/5063 Dédouanement électronique
  • 1227/5063 Usages et comportements
  • 1045/5063 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 550/5063 Audiovisuel
  • 3410/5063 Transformation digitale
  • 384/5063 Affaire Global Voice
  • 176/5063 Géomatique/Géolocalisation
  • 333/5063 Service universel
  • 661/5063 Sentel/Tigo
  • 176/5063 Vie politique
  • 1605/5063 Distinction/Nomination
  • 35/5063 Handicapés
  • 697/5063 Enseignement à distance
  • 713/5063 Contenus numériques
  • 584/5063 Gestion de l’ARTP
  • 180/5063 Radios communautaires
  • 1826/5063 Qualité de service
  • 462/5063 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5063 SMSI
  • 485/5063 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2725/5063 Innovation/Entreprenariat
  • 1356/5063 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5063 Internet des objets
  • 171/5063 Free Sénégal
  • 762/5063 Intelligence artificielle
  • 201/5063 Editorial
  • 14/5063 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5063 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous