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Réduction de la fracture numérique : Une vingtaine de formateurs initiés en Technologie Mobile

mercredi 9 juin 2010

Formation

La lutte contre la fracture numérique continue de plus belle. C’est dans ce cadre que Mobile Senegal, un Réseau de chercheurs dans le domaine du Développement Mobile au Sénégal, a débuté depuis le lundi 7 juin à Dakar, une formation de trois jours sur le développement de solutions mobiles (Java ME : application client, Web Mobile : application web mobile et SMS : application basée sur le message texte). Ceci en faveur d’une vingtaine d’enseignants du supérieur.

Contribuer à la résorption de la fracture numérique en démocratisant le développement des applications technologiques. C’est dans ce contexte que s’inscrit le séminaire de formation de trois jours qui porte sur les technologies mobiles principalement le développement de l’application client (Java ME), d’application Web mobiles et d’application basée sur la technologie Sms (message texte).

Selon Jean-Marie Preira, enseignant formateur à l’Ecole supérieur multinationale des télécommunications (Esmt), ce séminaire de formation destiné aux enseignants du supérieur est organisé par Mobile Sénégal avec le soutient de l’Esmt. Cette rencontre sponsorisée par Neurotech et Nciia, une organisation américaine évoluant dans le domaine de la recherche, a pour objectif de faire la promotion du développement du mobile. Jean-Marie Preira a souligné qu’à travers cette initiative « on essaye de former les enseignants du supérieur pour qu’ils puissent à l’avenir initier les étudiants dans tout ce qui porte sur le développement du mobile ».

A l’en croire, le choix porté sur les enseignants s’explique du fait qu’il est constaté que le mobile évolue très rapidement en Afrique du moment qu’il y a beaucoup plus de téléphones portables que d’ordinateurs. Du coup, a estimé M. Preira, « il est beaucoup plus intéressant de développer des applications pour les téléphones portables que pour les ordinateurs. Ceci dans le but de contribuer à la réduction de la fracture numérique ». Les initiateurs de cette rencontre ont pris en compte le blocage que constitue le coût de l’ordinateur pour rendre accessible l’information sur le net et tout ce qui porte sur le numérique. C’est ainsi que le téléphone mobile ton le taux de pénétration est plus élevé a été ciblé pour inverser cette tendance avec le développement d’applications. Selon M. Preira, « ça peut être des applications basées sur le sms, des applications déjà installées sur le mobile et qui sont par exemple basées sur la technologie Java ME ou encore des applications web mobile qui fonctionnent comme des applications qu’on a l’habitude d’utiliser avec le navigateur web ».

Cet enseignant formateur à l’Esmt a fait savoir que ces technologies peuvent être bénéfiques, par exemple aux communautés rurales qui, généralement « ont difficilement accès aux informations et n’ont pas la possibilité d’avoir accès à internet et donc ne peuvent pas bénéficier de tout ce qu’on appelle réseaux sociaux parce que n’ayant pas la possibilité d’accéder à cette technologie ». Donc, a poursuivi M. Preira, « en développant des applications sms ça va les permettre d’échanger entre elles ». Dans cette dynamique, il y ajoute la communauté estudiantine, les Ong qui s’intéressent beaucoup aux populations défavorisées dans le but d’essayer d’améliorer les conditions de vie des populations.

Pour Christelle Scharff, professeur associé à l’université Pace University de New York les technologies qui sont enseignées durant ce séminaire présente beaucoup d’avantage et à tout niveau pour les populations des plus pauvres jusqu’en haut de la pyramide des besoins. « Il y a beaucoup d’intérêt avec des technologies consistant à permettre aux populations de rester en contact avec les gens de sa communauté que ce soit local ou national ».

Bacary Dabo

(Source : Sud Quotidine, 9 juin 2010)

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