Recherche : la Tunisie et l’Algérie misent sur une plateforme pour accélérer l’innovation en IA
vendredi 27 mars 2026
Dans le but de soutenir l’accélération de leur transformation numérique, l’Algérie et la Tunisie mise sur la collaboration. Dans le domaine de l’intelligence artificielle, un nouveau projet vient d’être annoncé.
La Tunisie et l’Algérie parient sur une plateforme numérique pour accélérer l’innovation dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA). C’est ce qu’a annoncé Moez Chafra, président de l’Université de Tunis El Manar lors de la deuxième édition du Forum international sur les technologies émergentes et intelligentes de l’information, apprend-on jeudi 26 mars du média tunisien La Presse.
Conçue comme un espace collaboratif, la plateforme permet de connecter universités, laboratoires et institutions des deux pays autour d’outils numériques partagés. Elle facilite l’échange de données, la diffusion de travaux scientifiques et la mise en réseau des compétences. L’objectif est de dépasser les approches traditionnelles, souvent fragmentées, en favorisant une recherche plus intégrée et orientée vers les usages.
Cette initiative vise à structurer la collaboration entre chercheurs et à accélérer la production de connaissances dans des domaines technologiques stratégiques. Elle s’inscrit dans un projet similaire évoqué lors du 7e Forum des universités frontalières algéro-tunisiennes à Souk Ahras en décembre 2025. Plusieurs universités des deux pays se sont mises ensemble pour bâtir un « modèle réussi d’intégration […] et un renforcement de l’unité dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ».
Pour les autorités, l’enjeu est également de positionner l’IA comme un moteur d’innovation dans des secteurs clés, tels que l’éducation, la santé ou encore l’industrie. En facilitant l’accès aux ressources et en encourageant les projets communs, la plateforme contribuera à faire émerger des solutions adaptées aux défis locaux. À terme, l’initiative va transformer la manière dont la recherche est organisée au Maghreb, en la rendant plus collaborative, plus rapide et davantage orientée vers les résultats.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 27 mars 2026)
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