RDC : vers une surveillance continue des systèmes informatiques de l’État
lundi 26 octobre 2026
Depuis 2022, la RDC s’est engagée dans la mise en œuvre d’une stratégie nationale de cybersécurité articulée autour de sept axes. Malgré ces avancées, le pays conserve des marges de progression sur le plan des capacités techniques et des compétences spécialisées.
La République démocratique du Congo prévoit de renforcer la surveillance de ses systèmes informatiques publics. Lors du Conseil des ministres du vendredi 23 octobre, le président Félix-Antoine Tshisekedi (photo) a ordonné un audit des infrastructures numériques de l’État afin d’identifier les failles de sécurité et de mieux protéger les données sensibles des administrations. Le dispositif annoncé prévoit également une surveillance permanente des systèmes et une meilleure coordination des réponses aux incidents.
L’audit devra recenser les vulnérabilités critiques et définir les mesures correctives prioritaires. Les autorités prévoient aussi des mécanismes d’alerte précoce pour détecter les incidents et organiser les interventions, ainsi que des actions de sensibilisation des agents publics aux risques informatiques.
Les risques liés aux vulnérabilités logicielles illustrent l’importance de cette démarche. Les autorités congolaises ont récemment alerté sur deux failles critiques affectant PHP, une technologie utilisée par de nombreux sites web et plateformes numériques, et appelé les administrations concernées à appliquer les correctifs disponibles. L’audit annoncé vise, lui, à examiner plus largement la sécurité des infrastructures informatiques publiques.
La RDC avait déjà adopté une stratégie nationale de cybersécurité en octobre 2022, articulée autour de sept axes, dont la protection des infrastructures critiques, la sécurisation des données, le développement des compétences et la gestion des crises. Dans son « Global Cybersecurity Index 2024 », l’Union internationale des télécommunications classe le pays au niveau 3, « Establishing », sur cinq niveaux de maturité. Le profil congolais fait notamment ressortir des marges de progression dans les mesures techniques et le développement des compétences en cybersécurité.
Samira Njoya
(Source : WeAreTechAfrica, 26 octobre 2026)
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