OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2022 > Juin 2022 > RDC : l’intérêt porté sur les cryptomonnaies par le gouvernement suscite des (…)

RDC : l’intérêt porté sur les cryptomonnaies par le gouvernement suscite des craintes

vendredi 17 juin 2022

Fintech

Depuis avril, le gouvernement congolais par le truchement du ministère du numérique a exprimé son intérêt pour les cryptomonnaies et la blockchain. Cet intérêt s’explique par son rapprochement avec la firme blockchain The open network (TON) qui déboucherait sur le développement de cette tendance technologique en République Démocratique du Congo. Cela soulève déjà des craintes autour des enjeux économiques, légaux, éthiques et technologiques de la blockchain.

Ce n’est plus un secret. La République Démocratique du Congo réfléchit désormais au développement du secteur des cryptomonnaies et de la blockchain. Selon le ministère du numérique, les discussions se portent actuellement sur « la règlementation et les conditions de succès de son expansion » au pays. Pourquoi cet intérêt soudain à cette technologie ? Quelle sera sa valeur ajoutée à l’économie congolaise ?

La fracture numérique

Pour mieux comprendre les cryptomonnaies, il convient de les définir. De manière concrète, Eric Patrick Diby, Ceo de Weathtech Innovations, une startup spécialisée dans le développement technique d’applications blockchain affirme qu’elles « sont des actifs numériques susceptibles d’être acceptés comme moyen de paiement, de récompense des investisseurs, d’accès à des produits et aux services spécifiques. Elles sont considérées aussi comme des unités spécifiques de transaction », explique-t-il. Par ailleurs, le recours à cette technologie nécessite « une bonne connexion internet », précise l’expert.

En RDC, « seuls 17,6% de la population » a accès à la connexion internet. A cela, s’ajoute le faible taux d’acculturation au numérique. Selon le résultat de l’enquête menée en 2021 par l’institut de sondage Target, « seulement 49,9% des Congolais possèdent un Smartphone contre 50,1% qui n’en disposent pas ». Est-ce une fuite en avant pour Kinshasa de s’intéresser aux cryptomonnaies alors que le pays n’est pas encore sorti de l’auberge de la fracture numérique ? Est-ce plutôt un premier pas vers l’adaptation aux tendances technologiques en vogue ? Rien n’est moins sûr !

Levier d’intégration

Pour le ministère du numérique, plusieurs raisons expliquent la démarche de la RDC. Premièrement, elle s’inscrit dans le cadre « du plan national du numérique, horizon 2025 ». Un vaste programme visant à faire du numérique congolais, un levier d’intégration, de bonne gouvernance, de croissance économique et de progrès. En réaction, Roger Cibangala, un expert de la finance formé à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, estime que la démarche du gouvernement congolais est biaisée. « C’est imprudent pour un pays comme la RDC de s’intéresser à cette technologie alors qu’elle a encore plusieurs défis à relever ». Il illustre son point de vue par « la faible proportion de la population ayant accès au numérique ».

Problème de réglementation

L’autre crainte exprimée par le chercheur est l’absence du cadre légal en vigueur sur les cryptomonnaies en RDC. Actuellement, de nombreux pays avancés sur le plan technologique n’ont pas encore compris le mécanisme de fonctionnement des cryptomonnaies en dépit de leur investissement. « La blockchain est une technologie qui échappe au contrôle des Etats et des structures en charge de la régulation financière, telles que la fédérale réserve et la banque centrale européenne. Même les académiciens restent encore partagés sur la question de la blockchain et des cryptos », affirme le scientifique.

Cependant, cette question n’échappe pas du tout au ministère du numérique. Il a tendu la main aux acteurs du secteur, parmi lesquels la firme de la blockchain The open network ( TON) pour « la règlementation et les conditions de succès de son expansion » en RDC. Toutefois, aucune communication officielle n’a été faite jusque-là sur l’avancement des réflexions.

La volatilité des cryptomonnaies

En effet, le ministère du numérique justifie aussi son intérêt pour les cryptomonnaies par le rôle qu’elles pourront jouer dans « l’écosystème financier » du pays. Cette deuxième raison n’est pas non plus à l’abri des craintes. Pour M. Diby, c’est encore plus imprudent pour les pays d’Afrique Subsaharienne de penser que les cryptomonnaies peuvent booster l’économie, sans comprendre en amont leur mode fonctionnement. Il affirme qu’en novembre 2021, « le Bitcoin valait environ 69 000 dollars. Aujourd’hui, il est autour de 19 000 dollars ». Une perte évaluée à 72 % suite entre autres « au manque de connaissances et aux spéculations » autour du fonctionnement de cette technologie. « La blockchain est une technologie très complexe. Sa mécompréhension peut conduire à l’effondrement de l’économie de tout un pays », alerte pour sa part M. Cibangala.

Les pistes de solutions

Que faire face aux craintes soulevées autour des cryptomonnaies ? M. Cibangala propose au ministère du numérique de miser plutôt sur « des formations en trading » qui, selon lui, pourraient constituer une véritable innovation numérique du fait « de l’investissement dans les bourses ». Pour sa part, M. Diby encourage l’exploration de la technologie de la blockchain et les actifs numériques pour la création d’une monnaie virtuelle (stablecoin) au sein de la banque, « en vue de faciliter l’inclusion financière, la traçabilité, la rapidité des échanges et la facilitation des transactions au niveau international ».

Enock Bulonza

(Source : CIO Mag, 17 juin 2022)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4953/5745 Régulation des télécoms
  • 417/5745 Télécentres/Cybercentres
  • 3984/5745 Economie numérique
  • 1939/5745 Politique nationale
  • 5619/5745 Fintech
  • 629/5745 Noms de domaine
  • 2074/5745 Produits et services
  • 1810/5745 Faits divers/Contentieux
  • 815/5745 Nouveau site web
  • 5745/5745 Infrastructures
  • 1924/5745 TIC pour l’éducation
  • 207/5745 Recherche
  • 282/5745 Projet
  • 4174/5745 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1973/5745 Sonatel/Orange
  • 1836/5745 Licences de télécommunications
  • 355/5745 Sudatel/Expresso
  • 1147/5745 Régulation des médias
  • 1598/5745 Applications
  • 1137/5745 Mouvements sociaux
  • 1888/5745 Données personnelles
  • 152/5745 Big Data/Données ouvertes
  • 693/5745 Mouvement consumériste
  • 405/5745 Médias
  • 747/5745 Appels internationaux entrants
  • 2094/5745 Formation
  • 94/5745 Logiciel libre
  • 2272/5745 Politiques africaines
  • 1182/5745 Fiscalité
  • 194/5745 Art et culture
  • 676/5745 Genre
  • 1926/5745 Point de vue
  • 1159/5745 Commerce électronique
  • 1717/5745 Manifestation
  • 434/5745 Presse en ligne
  • 143/5745 Piratage
  • 247/5745 Téléservices
  • 1088/5745 Biométrie/Identité numérique
  • 336/5745 Environnement/Santé
  • 491/5745 Législation/Réglementation
  • 444/5745 Gouvernance
  • 2095/5745 Portrait/Entretien
  • 164/5745 Radio
  • 822/5745 TIC pour la santé
  • 389/5745 Propriété intellectuelle
  • 95/5745 Langues/Localisation
  • 1272/5745 Médias/Réseaux sociaux
  • 2303/5745 Téléphonie
  • 225/5745 Désengagement de l’Etat
  • 1190/5745 Internet
  • 155/5745 Collectivités locales
  • 472/5745 Dédouanement électronique
  • 1487/5745 Usages et comportements
  • 1137/5745 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 654/5745 Audiovisuel
  • 3550/5745 Transformation digitale
  • 501/5745 Affaire Global Voice
  • 171/5745 Géomatique/Géolocalisation
  • 358/5745 Service universel
  • 789/5745 Sentel/Tigo
  • 202/5745 Vie politique
  • 1772/5745 Distinction/Nomination
  • 40/5745 Handicapés
  • 801/5745 Enseignement à distance
  • 759/5745 Contenus numériques
  • 764/5745 Gestion de l’ARTP
  • 274/5745 Radios communautaires
  • 2203/5745 Qualité de service
  • 478/5745 Privatisation/Libéralisation
  • 162/5745 SMSI
  • 514/5745 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3019/5745 Innovation/Entreprenariat
  • 1553/5745 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5745 Internet des objets
  • 188/5745 Free Sénégal
  • 771/5745 Intelligence artificielle
  • 250/5745 Editorial
  • 28/5745 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous