OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Juin > Rapport de l’Institut Panos : Malgré le boom du mobile, la majorité des (…)

Rapport de l’Institut Panos : Malgré le boom du mobile, la majorité des Africains n’ont pas accès au téléphone

vendredi 18 juin 2004

Service universel

Les politiques mises en branle par les gouvernants et les actions des opérateurs de télécommunications ont-elles relevé le défi du développement de la téléphonie rurale et ont-elles permis un large accès au téléphone pour les Africains ? C’est de cette problématique que traite le document que vient de publier l’Institut Panos. Il est intitulé : « Completing the Revolution - The Challenge of Rural Telephony in Africa » [1].

Dans l’euphorie récente autour de la fracture numérique et la promotion des Technologies de l’Information et de la Communication, rappelle le rapport, on oublie souvent que la plupart des Africains habitant les zones rurales n’ont pas encore l’accès de base à un service de téléphone. Certes, à partir du milieu des années 90, et sous l’impulsion de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), les sociétés de télécommunications publiques, souvent techniquement dépassées, ont fait leur mue pour devenir opérateurs privés, perdant ainsi au moins une partie de leur monopole. Ces mutations se sont accomplies avec, en soubassement, l’idée que la libéralisation et l’arrivée d’autres opérateurs de télécommunications, notamment dans la téléphonie sans fil, allait sensiblement accroître la disponibilité du téléphone dans les zones rurales.

ZONES RURALES

Au final, il y a eu accroissement et croissance du téléphone mobile en Afrique. Le rapport donne l’exemple de l’Ouganda où le nombre d’utilisateurs du téléphone mobile a été multiplié par 131 en six ans et rappelle que, dans la plupart des pays africains, le nombre de postes de téléphones mobiles dépasse maintenant celui de postes fixes.

Cependant, la plus grosse part dans cette croissance a plutôt profité aux zones urbaines, au détriment des zones rurales. D’où « un gap communicationnel de plus en plus important entre les communautés urbaines et les communautés rurales », car les téléphones mobiles sont encore hors de portée des populations rurales encore trop pauvres pour s’en équiper.

Par ailleurs, note le rapport, s’il y a eu libéralisation du secteur, elle n’a pas été complète, du fait d’une volonté délibérée des gouvernements de protéger leur opérateur national de télécommunications. Ainsi, le potentiel de la libéralisation n’a pas été pleinement accompli. On peut citer, ici, l’exemple du Sénégal dont l’étude explique que sa privatisation « n’a pas créé de libre concurrence réelle », la société ayant continué à fonctionner comme un monopole depuis 1997 (monopole sur la téléphonie filaire, monopole sur les appels internationaux). De fait, depuis de nombreuses années, les acteurs réclament la fin de ce monopole, ou de ce qui en reste. Officiellement, c’est le mois prochain (juillet 2004) qu’il cessera d’être.

La téléphonie mobile peut-elle constituer la solution pour les zones rurales, ou, au contraire, la téléphonie fixe est-elle une meilleure solution ? La question est importante, car, estime le rapport, si « les télécommunications ont longtemps été ignorées comme outil de développement par les théoriciens, les TIC sont de plus en plus considérées comme un élément-clé du développement, parce qu’elles facilitent les changements sociaux et l’activité économique, augmentent la qualité de la vie, dopent les activités liées au développement des communautés rurales et promeuvent la transparence et une meilleure gouvernance locale ». Cependant, quelle que soit l’approche, le constat demeure que l’accès universel est un objectif loin d’être atteint dans la plupart des pays sous-développés.

Après un rappel de quelques chiffres désolants - par exemple que l’Afrique au Sud du Sahara, avec 10 % de la population mondiale, ne possède que 0,2 % du milliard de téléphones et que, sur les 21 millions de téléphones fixes en Afrique, l’Afrique du Nord en possède 11,4 millions et l’Afrique du Sud 5 millions, laissant seulement 4,6 millions au reste du continent - les auteurs du rapport se demandent si les mobiles et le marché sont véritablement capables de résoudre les problèmes de communications en zones rurales.

Réponse et constat : la libre concurrence et le marché ne peuvent, tout seuls, résoudre le problème de la fourniture de services téléphoniques au monde rural.

D’où la nécessité de débattre largement des politiques de libre concurrence, des questions d’environnement légal, des statuts encore privilégiés des anciens opérateurs nationaux de télécommunications, de la nécessité de subventionner le secteur rural pour un plus large accès au téléphone, des technologies à mettre en œuvre pour arriver au but (lignes filaires ou autres technologies), mais aussi, on l’oublie souvent, des problèmes comme la construction des routes, la fourniture d’électricité et la disponibilité de services postaux dont l’absence, conclut le rapport, minimise la viabilité et la pertinence de la téléphonie rurale. Ce rapport est complété par des études de cas du Sénégal, de l’Ouganda, du Burkina Faso et de la Zambie.

ALAIN JUST COLY
aljust@aljust.net

(Source : Le Soleil 18 juin 2004)


[1] Rapport « Completing the Revolution - The Challenge of Rural Telephony in Africa », The Panos Institute. Juin 2004

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2403/2932 Régulation des télécoms
  • 182/2932 Télécentres/Cybercentres
  • 1810/2932 Economie numérique
  • 967/2932 Politique nationale
  • 2932/2932 Fintech
  • 278/2932 Noms de domaine
  • 1197/2932 Produits et services
  • 759/2932 Faits divers/Contentieux
  • 388/2932 Nouveau site web
  • 2925/2932 Infrastructures
  • 913/2932 TIC pour l’éducation
  • 109/2932 Recherche
  • 126/2932 Projet
  • 1799/2932 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1240/2932 Sonatel/Orange
  • 845/2932 Licences de télécommunications
  • 148/2932 Sudatel/Expresso
  • 526/2932 Régulation des médias
  • 797/2932 Applications
  • 553/2932 Mouvements sociaux
  • 869/2932 Données personnelles
  • 65/2932 Big Data/Données ouvertes
  • 308/2932 Mouvement consumériste
  • 189/2932 Médias
  • 328/2932 Appels internationaux entrants
  • 884/2932 Formation
  • 60/2932 Logiciel libre
  • 1396/2932 Politiques africaines
  • 520/2932 Fiscalité
  • 98/2932 Art et culture
  • 301/2932 Genre
  • 909/2932 Point de vue
  • 534/2932 Commerce électronique
  • 773/2932 Manifestation
  • 166/2932 Presse en ligne
  • 66/2932 Piratage
  • 105/2932 Téléservices
  • 514/2932 Biométrie/Identité numérique
  • 160/2932 Environnement/Santé
  • 177/2932 Législation/Réglementation
  • 198/2932 Gouvernance
  • 941/2932 Portrait/Entretien
  • 78/2932 Radio
  • 454/2932 TIC pour la santé
  • 147/2932 Propriété intellectuelle
  • 29/2932 Langues/Localisation
  • 577/2932 Médias/Réseaux sociaux
  • 1056/2932 Téléphonie
  • 108/2932 Désengagement de l’Etat
  • 586/2932 Internet
  • 60/2932 Collectivités locales
  • 247/2932 Dédouanement électronique
  • 593/2932 Usages et comportements
  • 533/2932 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 291/2932 Audiovisuel
  • 1851/2932 Transformation digitale
  • 201/2932 Affaire Global Voice
  • 79/2932 Géomatique/Géolocalisation
  • 165/2932 Service universel
  • 353/2932 Sentel/Tigo
  • 92/2932 Vie politique
  • 882/2932 Distinction/Nomination
  • 22/2932 Handicapés
  • 368/2932 Enseignement à distance
  • 355/2932 Contenus numériques
  • 300/2932 Gestion de l’ARTP
  • 91/2932 Radios communautaires
  • 939/2932 Qualité de service
  • 224/2932 Privatisation/Libéralisation
  • 89/2932 SMSI
  • 252/2932 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1404/2932 Innovation/Entreprenariat
  • 704/2932 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2932 Internet des objets
  • 99/2932 Free Sénégal
  • 409/2932 Intelligence artificielle
  • 103/2932 Editorial
  • 2/2932 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2932 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous