OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Septembre > Rapport : 600 millions d’abonnés mobiles en Afrique en 2016

Rapport : 600 millions d’abonnés mobiles en Afrique en 2016

mercredi 19 septembre 2012

Téléphonie

Le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers publie une étude sur le marché de la téléphonie en Afrique et en détaille les développements et les spécificités.

Le cabinet de conseil PricewaterhouseCoopers (PwC) vient de publier une étude sur le développement de la téléphonie mobile en Afrique et souligne que, avec 500 millions d’abonnés mobiles en 2012 et un taux de pénétration supérieur à 40%, le continent attire tous les regards. Le montant total cumulé des investissements en téléphonie fixe et mobile devrait passer de 78,8 milliards de dollars en 2008 à 145,8 milliards de dollars d’ici 2015. « Cette croissance exponentielle s’explique par l’insuffisance relative des infrastructures dans les secteurs des télécommunications et des services bancaires, l’augmentation des revenus disponibles et bien sûr, par la vitalité économique croissante de la population rurale » indique Bernard Gainnier, directeur général de PwC France.

Le montant total cumulé des investissements en téléphonie fixe et mobile devrait passer de 78,8 milliards de dollars en 2008 à 145,8 milliards de dollars d’ici 2015.

Dans certains pays, le taux d’abonnement est largement supérieur à 100% (135% pour le Botswana avec 2,65 millions d’abonnés mobiles en 2011 ; 110% pour l’Afrique du Sud). Le nombre d’abonnés à la téléphonie mobile a explosé en Afrique, passant de 16 millions en 2000 – année au cours de laquelle il a dépassé le nombre d’abonnés au téléphone fixe – à 246 millions en 2008 et à plus de 500 millions actuellement. On estime ainsi qu’il y aura 600 millions d’abonnés en 2016.

Particularismes africains

Pour limiter les coûts des communications, qui varient d’un opérateur à l’autre, de nombreux consommateurs possèdent plusieurs cartes SIM : 10% des téléphones portables vendus actuellement au Moyen-Orient et en Afrique peuvent fonctionner avec deux cartes SIM, 25% au Ghana et plus de 30% au Nigeria. Cette utilisation intensive de deux cartes SIM génère un écart important entre le taux de pénétration des abonnements, estimé à 70% en 2012, et le taux de pénétration des abonnés, de 47%.

Un énorme marché inexploité s’ouvre encore à un large éventail d’acteurs locaux, régionaux et mondiaux : le secteur de la téléphonie mobile représenterait d’ici à 2015 plus des deux tiers (68,9%, soit 100,1 milliards de dollars) des investissements réalisés en cumul dans les télécommunications en Afrique.

Des marchés ouverts

Le marché africain connaît différents degrés de maturité et de réglementation selon les pays et le type de téléphonie. Si les services de téléphonie fixe se caractérisent par une réglementation stricte et par un nombre restreint d’acteurs, les marchés de la téléphonie mobile sont bien plus ouverts et concurrentiels, avec une pluralité d’acteurs et, souvent, un degré élevé d’actionnariat étranger.

L’Afrique compte plus de 200 opérateurs de téléphonie mobile distincts répartis dans plus de 50 pays.

Le marché ghanéen par exemple est très concurrentiel, avec six opérateurs titulaires de licence en téléphonie mobile (Airtel, Tigo, Vodafone Ghana, Expresso et Glo Mobile) et deux opérateurs de réseau fixe (Vodafone Ghana Telecom et Airtel Ghana), dont l’État possède encore respectivement 30% et 25%. « Si les marchés des télécommunications du Nigeria, de l’Afrique du Sud et de la région nord-africaine semblent parvenir à maturité bien qu’ils continuent à croitre, les autres pays sont en plein essor » commente Bernard Gainnier.

L’Afrique compte plus de 200 opérateurs de téléphonie mobile distincts répartis dans plus de 50 pays, parmi lesquels figurent quelques grandes multinationales et un grand nombre d’opérateurs de taille plus modeste. Bien que les réseaux 2G soient les plus répandus, la quasi-totalité des pays sont dotés d’un réseau 3G opérationnel.

Un réseau surchargé

L’augmentation exponentielle de l’utilisation des téléphones portables, la complexité croissante des infrastructures réseau et les pressions concurrentielles sur le marché ont mis à rude épreuve la performance des réseaux de télécommunications, si bien que, « pour assurer des télécommunications de qualité, les opérateurs doivent procéder à des investissements massifs. Les infrastructures actuelles ne sont pas suffisantes pour accompagner le développement de la téléphonie mobile » explique Bernard Gainnier. 

Pour les opérateurs, il est impératif de résoudre les problèmes liés aux performances actuelles du réseau avant de passer aux technologies de troisième, voire de quatrième génération (3G/4G).

Effets d’entraînement

Une augmentation de 10% du taux de pénétration de la téléphonie mobile équivaut à une progression du taux de croissance économique de l’ordre de 0,6%

L’augmentation de l’offre de bande passante a des conséquences qui dépassent le cadre du secteur des télécommunications. Notre étude constate ainsi qu’une augmentation de 10% du taux de pénétration de la téléphonie mobile équivaut à une progression du taux de croissance économique de l’ordre de 0,6%.

Ce développement de la téléphonie mobile impacte aussi le mode de vie des Africains, en favorisant l’accès aux services bancaires et aux soins. En Afrique, les utilisateurs d’Internet via un téléphone portable sont plus nombreux à préférer acheter des vêtements, des appareils électroniques et des articles de loisirs, comme des billets ou de la musique, à l’aide de leur téléphone portable (46%) qu’à partir de leur ordinateur de bureau (10%) ou même dans un magasin (44%).

Banque mobile

Les paiements mobiles en Afrique rencontrent un grand succès, les infrastructures bancaires matérielles étant en effet souvent inexistantes. En utilisant leurs téléphones portables comme des guichets automatiques de banque, les Africains peuvent désormais transférer des fonds, payer des produits et des services et accéder à des prêts ainsi qu’à la microfinance – sans avoir à transporter physiquement des espèces ni à les conserver chez elles. Dès lors, sur le continent, le nombre de personnes ayant accès à la téléphonie mobile dépasse d’ores et déjà celui des titulaires de comptes bancaires.

Galvanisés par ce succès, les opérateurs de téléphonie mobile ont noué des partenariats avec les banques et les autres acteurs du marché, afin de tirer profit de l’opportunité que les paiements mobiles représentent en Afrique. Cependant, les difficultés restent nombreuses : la réglementation, la rentabilité, le réseau d’agents, la prévention du vol d’identité et des fraudes, la sélection des fournisseurs sont notamment des points de vigilance à considérer dans le développement des paiements mobiles.

(Source : Jeune Afrique, 19 septembre 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5426/6261 Régulation des télécoms
  • 413/6261 Télécentres/Cybercentres
  • 4356/6261 Economie numérique
  • 2105/6261 Politique nationale
  • 6179/6261 Fintech
  • 633/6261 Noms de domaine
  • 2882/6261 Produits et services
  • 1915/6261 Faits divers/Contentieux
  • 877/6261 Nouveau site web
  • 6261/6261 Infrastructures
  • 2001/6261 TIC pour l’éducation
  • 249/6261 Recherche
  • 312/6261 Projet
  • 4301/6261 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2278/6261 Sonatel/Orange
  • 1908/6261 Licences de télécommunications
  • 335/6261 Sudatel/Expresso
  • 1708/6261 Régulation des médias
  • 1621/6261 Applications
  • 1472/6261 Mouvements sociaux
  • 2179/6261 Données personnelles
  • 154/6261 Big Data/Données ouvertes
  • 727/6261 Mouvement consumériste
  • 476/6261 Médias
  • 780/6261 Appels internationaux entrants
  • 2051/6261 Formation
  • 119/6261 Logiciel libre
  • 2630/6261 Politiques africaines
  • 1288/6261 Fiscalité
  • 204/6261 Art et culture
  • 772/6261 Genre
  • 2073/6261 Point de vue
  • 1249/6261 Commerce électronique
  • 1817/6261 Manifestation
  • 373/6261 Presse en ligne
  • 160/6261 Piratage
  • 236/6261 Téléservices
  • 1141/6261 Biométrie/Identité numérique
  • 386/6261 Environnement/Santé
  • 480/6261 Législation/Réglementation
  • 431/6261 Gouvernance
  • 2165/6261 Portrait/Entretien
  • 179/6261 Radio
  • 1012/6261 TIC pour la santé
  • 320/6261 Propriété intellectuelle
  • 60/6261 Langues/Localisation
  • 1588/6261 Médias/Réseaux sociaux
  • 2511/6261 Téléphonie
  • 239/6261 Désengagement de l’Etat
  • 1313/6261 Internet
  • 130/6261 Collectivités locales
  • 504/6261 Dédouanement électronique
  • 1329/6261 Usages et comportements
  • 1271/6261 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 670/6261 Audiovisuel
  • 4196/6261 Transformation digitale
  • 445/6261 Affaire Global Voice
  • 249/6261 Géomatique/Géolocalisation
  • 410/6261 Service universel
  • 923/6261 Sentel/Tigo
  • 231/6261 Vie politique
  • 1937/6261 Distinction/Nomination
  • 49/6261 Handicapés
  • 883/6261 Enseignement à distance
  • 972/6261 Contenus numériques
  • 706/6261 Gestion de l’ARTP
  • 294/6261 Radios communautaires
  • 2168/6261 Qualité de service
  • 535/6261 Privatisation/Libéralisation
  • 164/6261 SMSI
  • 624/6261 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3336/6261 Innovation/Entreprenariat
  • 1685/6261 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 61/6261 Internet des objets
  • 211/6261 Free Sénégal
  • 890/6261 Intelligence artificielle
  • 236/6261 Editorial
  • 7/6261 Gaming/Jeux vidéos
  • 30/6261 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous