OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2012 > Août > Rapatriement des centres d’appels en France : Plus de mille emplois menacés (…)

Rapatriement des centres d’appels en France : Plus de mille emplois menacés au Sénégal

mardi 14 août 2012

Economie numérique

Le désir du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de relocaliser les centres d’appels des opérateurs télécoms de l’Hexagone risque de jeter plus de mille salariés Sénégalais dans la rue. C’est ce qu’annonce Abdoulaye Sarré, Directeur général du groupe Pcci.

Les centres d’appels sénégalais en sursis. La volonté annoncée du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, de rapatrier les centres d’appels délocalisés des opérateurs téléphoniques français, de la Tunisie, du Maroc et du Sénégal, risque de couler le secteur sénégalais des télé-services qui a une forte dépendance du pays de Marianne. La France représentant, en effet, une part importante de l’activité de ces acteurs nationaux. Et si ce désir de relocaliser ces emplois en France abouti, c’est plus de mille emplois directs qui seront perdus si cette loi est votée en France, confie Abdoulaye Sarré, Directeur général du groupe Pcci. « Le jour où cette loi sera votée en France, ces emplois seront détruits au Sénégal dans les 24 heures. J’estime que c’est tout à fait injuste. Ils ne jouent pas le jeu de la concurrence et de l’ouverture des marchés qu’ils prônent. La moitié du Pib de la France provient des exportations », dénonce-t-il. Non sans fustiger le fait que les autorités françaises veuillent tirer la couverture de leur côté. « Le premier Airbus A 380 n’a pas été acheté par Air France mais par Shingapour Airlines.

Comment peut-on aujourd’hui aller sur d’autres marchés, vendre des produits et services et refuser que les entreprises de ces pays-là aient accès à vos marché ? », s’interroge Sarré. Qui estime que le business, doit se faire dans les deux sens. « Je peux comprendre que la France a des problèmes de chômage, mais le Sénégal aussi en a. La France tire plus de revenus d’un pays comme le Sénégal que ce dernier en tire chez elle. Sonatel est l’une des filiales les plus rentables de France Télécoms qui aura touché, de manière tout à fait légale et légitime, entre 800 à mille milliards de francs Cfa depuis 1997, date de la privatisation, pour un investissement de 40 milliards de francs Cfa. Donc, c’est assez injuste et frustrant que des mesures comme celle-ci puissent être annoncées sans regarder les implications qui peuvent aller très loin », fustige ce vice-président du Cnp, chargé de la formation, emploi et valorisation des compétences.

Si les Marocains et Tunisiens, qui ont été à l’avant-garde de ce combat, lors des premières tentatives de rapatriement de ces emplois en France, ont râlé et vu le ministre français s’y rendre pour des explications, cela n’a pas été le cas des Sénégalais. Les autorités brillent encore par leur mutisme au moment où la France veut prendre le beurre, l’argent du beurre et la fille du berger. La France, qui est le pays le plus développé de la Francophonie, représente une part importante des centres d’appels Sénégalais. « Si nous étions un pays anglophone, nous ne serions pas confronté à ce problème. C’est la troisième fois que ce rapatriement est agité », indique-t-il. En effet, l’idée n’est pas tout à fait neuve. Nicolas Sarkozy en 2004, alors ministre de l’Economie, l’avait tenté sans succès avant que Laurent Wauquiez en 2010 échoue à son tour dans ce dossier. Nos tentatives de joindre les responsables de la grappe Tic-télé-services de la Stratégie de croissance accélérée (Sca) sont restées veines. Le Secrétaire permanent de la Sca, Ibrahima Wade, est resté injoignable malgré nos nombreux appels téléphoniques et sms. Pourtant, il y a quelques semaines, cette structure, qui lançait son plan d’action 2012-2015, clamait bruyamment son intension de faire de l’économie numérique le moteur de la croissance de l’économie sénégalaise. Avec une dizaine d’acteurs, le marché Sénégalais compte plus de 2 500 emplois dans les différents centres d’appels.

Seyni Diop

(Source : Wal Fadjri, 14 août 2012)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4829/5606 Régulation des télécoms
  • 355/5606 Télécentres/Cybercentres
  • 3700/5606 Economie numérique
  • 2510/5606 Politique nationale
  • 5606/5606 Fintech
  • 543/5606 Noms de domaine
  • 2318/5606 Produits et services
  • 1515/5606 Faits divers/Contentieux
  • 882/5606 Nouveau site web
  • 5410/5606 Infrastructures
  • 1781/5606 TIC pour l’éducation
  • 194/5606 Recherche
  • 247/5606 Projet
  • 3835/5606 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1947/5606 Sonatel/Orange
  • 1685/5606 Licences de télécommunications
  • 291/5606 Sudatel/Expresso
  • 1047/5606 Régulation des médias
  • 1397/5606 Applications
  • 1098/5606 Mouvements sociaux
  • 1816/5606 Données personnelles
  • 134/5606 Big Data/Données ouvertes
  • 634/5606 Mouvement consumériste
  • 368/5606 Médias
  • 659/5606 Appels internationaux entrants
  • 1767/5606 Formation
  • 147/5606 Logiciel libre
  • 2622/5606 Politiques africaines
  • 1197/5606 Fiscalité
  • 179/5606 Art et culture
  • 614/5606 Genre
  • 1824/5606 Point de vue
  • 1213/5606 Commerce électronique
  • 1561/5606 Manifestation
  • 328/5606 Presse en ligne
  • 125/5606 Piratage
  • 204/5606 Téléservices
  • 1051/5606 Biométrie/Identité numérique
  • 326/5606 Environnement/Santé
  • 367/5606 Législation/Réglementation
  • 527/5606 Gouvernance
  • 1967/5606 Portrait/Entretien
  • 144/5606 Radio
  • 835/5606 TIC pour la santé
  • 364/5606 Propriété intellectuelle
  • 58/5606 Langues/Localisation
  • 1122/5606 Médias/Réseaux sociaux
  • 2066/5606 Téléphonie
  • 192/5606 Désengagement de l’Etat
  • 1096/5606 Internet
  • 115/5606 Collectivités locales
  • 471/5606 Dédouanement électronique
  • 1332/5606 Usages et comportements
  • 1093/5606 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/5606 Audiovisuel
  • 4098/5606 Transformation digitale
  • 387/5606 Affaire Global Voice
  • 163/5606 Géomatique/Géolocalisation
  • 333/5606 Service universel
  • 716/5606 Sentel/Tigo
  • 180/5606 Vie politique
  • 1633/5606 Distinction/Nomination
  • 34/5606 Handicapés
  • 742/5606 Enseignement à distance
  • 721/5606 Contenus numériques
  • 600/5606 Gestion de l’ARTP
  • 181/5606 Radios communautaires
  • 1912/5606 Qualité de service
  • 455/5606 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5606 SMSI
  • 487/5606 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2987/5606 Innovation/Entreprenariat
  • 1480/5606 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5606 Internet des objets
  • 185/5606 Free Sénégal
  • 821/5606 Intelligence artificielle
  • 205/5606 Editorial
  • 2/5606 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5606 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous