OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Novembre 2017 > Quand les opérateurs de téléphonie mobile se font banquiers

Quand les opérateurs de téléphonie mobile se font banquiers

mercredi 8 novembre 2017

Fintech

En ce début novembre, l’annonce vient de tomber en France : l’opérateur Orange lance sa propre banque. Après l’Hexagone, Orange compte attaquer les marchés belge et espagnol. Quel enseignement peut-on tirer de cette évolution ? Analyse.

Le paiement par téléphone mobile est-il une nouveauté ?

Nous avons déjà évoqué dans nos publications les paiements que l’on peut effectuer grâce aux téléphones mobiles. En Afrique, ces paiements se généralisent. En effet, ces pays sont sous-bancarisés et faute de réseaux téléphoniques fixes suffisamment développés, les téléphones mobiles sont très répandus. Le nombre de ces téléphones est d’ailleurs supérieur à celui des comptes en banque. On constate une évolution similaire dans les pays asiatiques émergents. Dans ces pays africains et asiatiques, les opérateurs de téléphonie mobile ont donc investi le domaine des banques en commençant par les paiements pour suivre ensuite avec les prêts. Il est désormais habituel pour des millions de personnes d’utiliser leur téléphone pour payer leurs factures, transférer de l’argent, rembourser un microcrédit et ce, en envoyant un SMS. Ce moyen de paiement est considéré comme un moyen d’inclusion financière dans des pays où la population n’a souvent pas accès aux services bancaires traditionnels. Certains opérateurs permettent de convertir les sommes reçues de façon électronique en minutes de communication. Des opérateurs comme Orange (avec Orange Money) ou Vodafone (avec M-Pesa) captent la majorité des flux bancaires en Afrique sub-saharienne et au Kenya grâce aux services bancaires offerts à travers la téléphonie mobile.

Qu’en est-il dans les pays occidentaux ?

Dans les pays occidentaux, fortement bancarisés, ce développement est plus lent. La Banque Centrale européenne (BCE) a annoncé récemment l’instauration d’un registre paneuropéen de numéros de téléphone se raccrochant à des comptes bancaires. Les paiements entre citoyens européens seront ainsi fluidifiés quel que soit le pays de résidence des intervenants. Les opérateurs en téléphonie mobile ont-ils cependant un avenir bancaire dans les pays occidentaux ? Un des problèmes majeurs que rencontrent ces opérateurs est l’hétérogénéité du marché de la téléphonie et la forte bancarisation de la population occidentale. Certains opérateurs ont dès lors choisi de faire des partenariats avec des banques. « En entrant sur le marché bancaire, les opérateurs télécoms acceptent de perdre de l’argent. Le compte bancaire ne coûte rien mais ne rapporte rien non plus. Le seul produit sur lequel ils peuvent récupérer du chiffre d’affaires c’est le crédit », assure Stéphane Beyazian, analyste télécoms et média chez Raymond James dans le Journal du Net.

Cependant, ces opérateurs bénéficient d’un atout majeur : leur nombre de clients. La majorité de la population a un téléphone mobile mais ne bénéficie pas de tous les services bancaires et surtout pas tous de crédits. Les opérateurs en téléphonie mobile ont donc des atouts à faire valoir mais la concurrence sera rude et il faudra aussi que la confiance des clients bancaires s’installe pour qu’ils veuillent passer de leur banquier traditionnel à leur opérateur mobile. Cependant, la directive PSD2 va changer la donne et devrait faciliter l’intégration des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde financier. Les concurrents des banques ne seront donc plus uniquement les autres banques mais aussi des acteurs qui offrent des services financiers.

Et pour les clients, à quoi faut-il être attentif ?

Les régulateurs veillent au grain et, pour offrir des services de paiement ou de crédits, des licences sont exigées. Il va également falloir sécuriser ces systèmes pour empêcher les fraudes. Se pose aussi la question du respect de la vie privée et du traitement de ces données. L’opérateur téléphonique aura accès à une masse considérable de données sur son client : localisation, appels, consultations des sites, achats, modes de consommation, crédits, salaires,… Centraliser à la fois ses appels, ses datas et son compte bancaire aux mains d’un même opérateur n’est donc pas sans risques. « En créant une banque, un opérateur télécom enferme un peu plus son client. Il crée un écosystème pour l’inciter à rester et ne pas filer chez le concurrent », estime Stéphane Beyazian, dans le Journal du Net. Au-delà des offres alléchantes, une analyse plus approfondie doit donc être menée par les utilisateurs.

Isabelle de Laminne

(Source : La libre, 8 novembre 2017)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4398/5162 Régulation des télécoms
  • 352/5162 Télécentres/Cybercentres
  • 3457/5162 Economie numérique
  • 1742/5162 Politique nationale
  • 5003/5162 Fintech
  • 522/5162 Noms de domaine
  • 2426/5162 Produits et services
  • 1518/5162 Faits divers/Contentieux
  • 764/5162 Nouveau site web
  • 5162/5162 Infrastructures
  • 1833/5162 TIC pour l’éducation
  • 191/5162 Recherche
  • 245/5162 Projet
  • 3457/5162 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1904/5162 Sonatel/Orange
  • 1610/5162 Licences de télécommunications
  • 278/5162 Sudatel/Expresso
  • 1270/5162 Régulation des médias
  • 1294/5162 Applications
  • 1147/5162 Mouvements sociaux
  • 1680/5162 Données personnelles
  • 130/5162 Big Data/Données ouvertes
  • 599/5162 Mouvement consumériste
  • 371/5162 Médias
  • 652/5162 Appels internationaux entrants
  • 1719/5162 Formation
  • 93/5162 Logiciel libre
  • 2071/5162 Politiques africaines
  • 1021/5162 Fiscalité
  • 169/5162 Art et culture
  • 621/5162 Genre
  • 1786/5162 Point de vue
  • 1028/5162 Commerce électronique
  • 1481/5162 Manifestation
  • 325/5162 Presse en ligne
  • 127/5162 Piratage
  • 214/5162 Téléservices
  • 905/5162 Biométrie/Identité numérique
  • 314/5162 Environnement/Santé
  • 384/5162 Législation/Réglementation
  • 351/5162 Gouvernance
  • 1786/5162 Portrait/Entretien
  • 153/5162 Radio
  • 782/5162 TIC pour la santé
  • 278/5162 Propriété intellectuelle
  • 58/5162 Langues/Localisation
  • 1350/5162 Médias/Réseaux sociaux
  • 2084/5162 Téléphonie
  • 194/5162 Désengagement de l’Etat
  • 1113/5162 Internet
  • 114/5162 Collectivités locales
  • 456/5162 Dédouanement électronique
  • 1125/5162 Usages et comportements
  • 1049/5162 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5162 Audiovisuel
  • 3472/5162 Transformation digitale
  • 389/5162 Affaire Global Voice
  • 165/5162 Géomatique/Géolocalisation
  • 325/5162 Service universel
  • 665/5162 Sentel/Tigo
  • 175/5162 Vie politique
  • 1554/5162 Distinction/Nomination
  • 34/5162 Handicapés
  • 744/5162 Enseignement à distance
  • 768/5162 Contenus numériques
  • 595/5162 Gestion de l’ARTP
  • 185/5162 Radios communautaires
  • 1774/5162 Qualité de service
  • 430/5162 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5162 SMSI
  • 519/5162 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2749/5162 Innovation/Entreprenariat
  • 1387/5162 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5162 Internet des objets
  • 184/5162 Free Sénégal
  • 692/5162 Intelligence artificielle
  • 214/5162 Editorial
  • 2/5162 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5162 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous