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Qu’est que le large bande ?

samedi 16 novembre 2013

Infrastructures

En septembre 2010, lorsque les membres de la Commission du large bande pour le développement du numérique signent la Déclaration 2010 sur le large bande, ils ne donnent pas une définition claire et précise de ce dont il s’agit. Ceci compte tenu de la diversité des définitions dans chaque pays. La définition évoluera au rythme de l’évolution technologique. En 2010, les membres de la Commission ont préféré le définir comme une infrastructure de réseau capable d’acheminer de manière fiable divers services convergents par le biais d’un accès à haute capacité utilisant diverses technologies. Le rapport 2010 de la Commission rassemble quelques notions générales que l’on doit retrouver lorsque l’on parle de large bande : il s’agit de la connexion en permanence et de la forte capacité. Concrètement, « le service Internet doit être mis à jour instantanément en temps réel, sans que l’utilisateur ait besoin de réinitialiser la connexion au serveur, comme c’est le cas avec certaines connexions téléphoniques à l’internet). […] Et la connexion devrait avoir un faible taux de latence et permettre de répondre rapidement et d’acheminer un important volume de bits (informations) par seconde. […] En conséquence, le large bande permet d’acheminer simultanément de la voix, des données et des signaux vidéos », explique le rapport 2010 de la Commission.

Pour sa part, l’Union internationale des télécommunications (UIT), dans son manuel de définition des indicateurs du secteur TIC/télécoms, avait défini l’abonnement à l’internet filaire à large bande fixe comme un abonnement offrant un accès haut débit à l’internet public (connexion TCP/IP) avec un débit descendant égal ou supérieur à 256 Kbit/s. Il peut comprendre, par exemple, les abonnements par câblomodem, par DSL, par fibre jusqu’au domicile/bâtiment, et d’autres types d’abonnements large bande fixes (filaires).

Aujourd’hui, expliquent les experts de l’UIT, le large bande n’est plus une affaire de vitesse ni de service. Il combine une capacité (largeur de bande) et un débit. La recommandation I.113 du Secteur de la normalisation des télécommunications de l’UIT, par exemple, définit le large bande comme une capacité de transmission supérieure au débit primaire du RNIS (Réseau numérique à intégration de services) de 1,5 ou 2,0 Mbit/s. Mais l’on a constaté une évolution, car le 16 juillet 2013, l’UIT a élaboré une nouvelle norme sur le large bande à 1 Gbit/s. Cette norme est appelée G.fast et permettra d’atteindre des débits allant jusqu’à 1 Gbit/s sur les lignes téléphoniques en fil de cuivre existantes. « Grâce à cette norme, explique l’UIT, il sera possible de procéder à des téléchargements ultra-rapides, à une distance pouvant aller jusqu’à 250 mètres, ce qui supprime le coût de l’installation de la fibre entre le point de distribution et le domicile d’un particulier. […] La norme G.fast devrait être déployée par les fournisseurs désirant proposer des services de type fibre jusqu’au domicile (FTTH), lesquels offriront des débits adaptables en amont et en aval afin de prendre en charge des applications nécessitant une très grande largeur de bande, comme la lecture en streaming de programmes de télévision en ultra-haute définition, le transfert de photothèques et de vidéothèques en haute définition vers un espace de stockage dans le nuage, et les communications par vidéo haute définition ».

L’approbation de la norme G.fast, dont les consommateurs pourraient procéder eux-mêmes à l’installation, sans l’assistance d’un technicien, devrait intervenir début 2014.

Le large bande est également défini comme un ensemble précis de technologies. Il peut être mis en œuvre au moyen de technologies telles que le câblomodem, DSL, RTTx, Metro ethernet, WLAn. Le large bande mobile, quant à lui, est mis en œuvre au moyen de technologies CDMA 2000, CDMA2000 1xeVDO ou encore HsDPA.

Beaugas-Orain Djoyum pour le magazine Réseau Télécom n° 65

(Source : Agence Ecofin, 16 novembre 2013)

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