OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Février > Protection des logiciels : Comment Microsoft entend lutter contre le piratage

Protection des logiciels : Comment Microsoft entend lutter contre le piratage

samedi 14 février 2004

Piratage

Le séminaire organisé jeudi par la société Microsoft, en collaboration avec le Bureau sénégalais du droit d’auteur (BSDA), a permis de mettre en avant un certain nombre de questions liées au piratage des logiciels et d’examiner la législation sénégalaise face à ce fléau mondial. Dans notre édition d’hier (page 2), nous avions fait le point sur l’état de la législation sénégalaise en ce domaine, au regard des interventions de la directrice du BSDA et d’avocats spécialistes du droit d’auteur. Plus spécifiquement, voici comment Microsoft entend protéger ses logiciels au Sénégal.
Quand on est le premier éditeur mondial de logiciels, il est presque « normal » d’être aussi l’un des plus piratés. Consciente de cela, Microsoft essaie, tant bien que mal, de lutter contre le piratage mondial de ses programmes. De temps en temps, on lit au détour d’une dépêche d’agence de presse, la saisie de CD pirates de tel ou tel logiciel de Microsoft, notamment en Asie, continent très actif en ce domaine. Depuis quelques années, Microsoft s’intéresse aussi au piratage dans nos pays où, selon Moussa Touré, responsable pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de la division PME et Partenaires de la société de Redmond, « neuf logiciels sur dix » seraient utilisés illégalement. Pour Abednego Hlatshwayo, responsable pour Microsoft des questions anti-pirage pour l’Afrique - dont les propos en anglais étaient traduits par Mme Yacine Barro qui sera officiellement installée la semaine prochaine comme responsable du bureau sénégalais de Microsoft - « la plupart des utilisateurs considèrent le logiciel comme une simple commodité, à l’instar d’un livre ou d’un CD musical, dont on peut user à sa guise. Mais la réalité est que Microsoft vend des licences pour utiliser ses logiciels. Et cela signifie qu’ils ne peuvent être utilisés qu’en adéquation avec les paramètres définis dans les licences ». Simple à comprendre, peut-être, mais pas facile à faire appliquer aux nombreuses entreprises qui, selon l’éditeur, font un usage inapproprié des produits Microsoft. Quelle solution face à un tel constat ? Comme pour ne pas ternir son image de marque d’entreprise dont l’objectif est de mettre « un ordinateur sur chaque bureau et dans chaque foyer », Microsoft dit vouloir adopter, dans sa démarche au Sénégal, la voie du dialogue et de la mesure, de l’éducation et de l’explication. Ainsi, a soutenu M. Moussa Touré, la campagne du numéro un du logiciel à l’endroit des entreprises sénégalaises ne sera pas « répressive » : « On a la ferme volonté d’être présent, mais cela ne veut pas dire que ce sera une chasse aux sorcières ». Il s’agira surtout, martèle encore M. Touré, de faire des campagnes d’éveil, de construire des relations solides de partenariat avec les autorités qui s’occupent des questions de droits d’auteur, d’aider à la lutte contre le piratage, notamment en communiquant beaucoup sur la question (annonces presse, brochures, séminaires, etc.). Ce n’est qu’en cas d’insuccès de ces tentatives - qui peuvent durer des mois, voire des années pour chaque cas - que l’expertise du cabinet d’avocats sénégalais contracté par Microsoft sera mis à contribution pour les poursuites d’usage. Car, évidemment, comme a d’ailleurs tenu à le rappeler, lors de la conférence de presse qui a suivi le séminaire, Mme Diabe Siby, directrice du BSDA, toujours pointilleuse lorsqu’il s’agit de défense des droits d’auteur, la fermeté ne sera pas évacuée afin que force reste à la loi, même si cette loi reste encore passablement inadaptée (voir notre article d’hier). D’une manière générale, la campagne se focalisera sur les entreprises, et notamment les PME-PMI et les administrations publiques, lesquelles constituent, selon M. Touré, « notre plus gros problème », les multinationales installées au Sénégal et les grandes sociétés locales étant généralement en règle de ce point de vue. Quand on leur demande si la politique des prix n’est pas la cause première du piratage, avec des tarifs trop élevés pour les pays sous-développés, la réponse du côté de Microsoft semble plutôt sereine. Primo, sur les trois grandes régions (Amérique, Europe, Afrique), c’est l’Afrique qui bénéficie des tarifs les moins chers. Secundo, les prix varient selon les segments de clients (entreprises ou particuliers). Enfin, « le produit Microsoft contribue à la création de richesses pour les entreprises, il faut [donc] aussi en payer le prix. Et si les entreprises sont capables d’acheter des ordinateurs à 400.000 ou 500.000 F [l’unité], pourquoi ne pourraient-elles pas ajouter 30 % de leur valeur pour acquérir les logiciels qui les font fonctionner » - et leur font gagner de l’argent...? En tout cas, avec le lancement de ce chantier pour la protection de ses logiciels au Sénégal, et peut-être dans quelques autres pays de la sous-région, le premier éditeur informatique du monde a du pain sur la planche. C’est bien le moins qu’on puisse écrire.

ALAIN JUST COLY

(Source : Le Soleil 14 février 2004)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5746/6326 Régulation des télécoms
  • 421/6326 Télécentres/Cybercentres
  • 4649/6326 Economie numérique
  • 2333/6326 Politique nationale
  • 6326/6326 Fintech
  • 657/6326 Noms de domaine
  • 2490/6326 Produits et services
  • 1899/6326 Faits divers/Contentieux
  • 876/6326 Nouveau site web
  • 6236/6326 Infrastructures
  • 2420/6326 TIC pour l’éducation
  • 234/6326 Recherche
  • 288/6326 Projet
  • 4641/6326 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2370/6326 Sonatel/Orange
  • 2110/6326 Licences de télécommunications
  • 359/6326 Sudatel/Expresso
  • 1255/6326 Régulation des médias
  • 1562/6326 Applications
  • 1342/6326 Mouvements sociaux
  • 2140/6326 Données personnelles
  • 358/6326 Big Data/Données ouvertes
  • 778/6326 Mouvement consumériste
  • 454/6326 Médias
  • 795/6326 Appels internationaux entrants
  • 2303/6326 Formation
  • 123/6326 Logiciel libre
  • 2733/6326 Politiques africaines
  • 1220/6326 Fiscalité
  • 262/6326 Art et culture
  • 717/6326 Genre
  • 2181/6326 Point de vue
  • 1321/6326 Commerce électronique
  • 1837/6326 Manifestation
  • 399/6326 Presse en ligne
  • 152/6326 Piratage
  • 245/6326 Téléservices
  • 1275/6326 Biométrie/Identité numérique
  • 401/6326 Environnement/Santé
  • 411/6326 Législation/Réglementation
  • 550/6326 Gouvernance
  • 2229/6326 Portrait/Entretien
  • 181/6326 Radio
  • 932/6326 TIC pour la santé
  • 336/6326 Propriété intellectuelle
  • 72/6326 Langues/Localisation
  • 1350/6326 Médias/Réseaux sociaux
  • 2642/6326 Téléphonie
  • 224/6326 Désengagement de l’Etat
  • 1444/6326 Internet
  • 150/6326 Collectivités locales
  • 528/6326 Dédouanement électronique
  • 1578/6326 Usages et comportements
  • 1336/6326 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 649/6326 Audiovisuel
  • 4422/6326 Transformation digitale
  • 485/6326 Affaire Global Voice
  • 232/6326 Géomatique/Géolocalisation
  • 479/6326 Service universel
  • 799/6326 Sentel/Tigo
  • 224/6326 Vie politique
  • 1952/6326 Distinction/Nomination
  • 39/6326 Handicapés
  • 895/6326 Enseignement à distance
  • 864/6326 Contenus numériques
  • 730/6326 Gestion de l’ARTP
  • 221/6326 Radios communautaires
  • 2616/6326 Qualité de service
  • 540/6326 Privatisation/Libéralisation
  • 161/6326 SMSI
  • 629/6326 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3712/6326 Innovation/Entreprenariat
  • 1671/6326 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 56/6326 Internet des objets
  • 202/6326 Free Sénégal
  • 1006/6326 Intelligence artificielle
  • 244/6326 Editorial
  • 38/6326 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/6326 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous