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Promouvoir les droits des femmes sur Internet

lundi 7 mai 2018

Genre

J’étais invité par l’Institut Panos à faire une communication lors d’un panel de l’Observatoire femmes et médias. En tant que blogueur, esseulé devant une parterre de femmes, je devais parler de la promotion des droits des femmes dans les réseaux sociaux. Mon intervention devait surtout aborder l’usage des médias sociaux dans la promotion des droits des femmes. J’ai eu beaucoup de plaisir à échanger avec ces différentes générations de leaders.

Le projet « Femmes, occupez les médias » d’où découlait cette activité, vise à améliorer les contenus des médias et renforcer l’interaction des organisations de la société civile (OSC). L’Observatoire est composé d’OSC y compris de jeunes filles et d’organisations des médias. Cette conférence publique était donc la suite de la formation dispensée aux organisations de femmes pour renforcer leur présence en ligne.

Je définis la citoyenneté comme l’intérêt manifesté par un membre d’un corps social pour sa gestion des affaires publiques. Le citoyen se positionne ainsi dans une démarche de collecte d’informations suivie par une prise de conscience afin que celle-ci aboutisse à une action. Je l’exerce à titre individuel, en tant que blogueur, comme d’autres agissent dans le cadre d’entités plus ou moins formelles.

C’est ainsi que des personnes décident d’agir avec leurs collègues ou des personnes avec qui elles partagent des centres d’intérêt ou des convictions. Elles se mobilisent au quotidien, sur plusieurs fronts, afin d’atténuer la vulnérabilité et la précarité des droits des femmes. Celles-ci doivent, à tous les niveaux et encore plus que les hommes, justifier position et statut. Il se dit d’ailleurs que les femmes, en milieu professionnel, en souffraient davantage.

Après avoir fait de brillantes et longues études, elles se retrouveraient discriminées par rapport aux hommes. Au delà des compétences, il leur faut des attitudes et pratiques totalement injustifiables. Peu d’entre elles n’ont pas, à ce jour, fait l’objet d’avances ou de demandes de faveurs sexuelles, le statut de célibataire ou de femme mariée comptant peu. Ceci est pourtant un moindre mal face aux agressions physiques.

L’institut Panos a cru bon de provoquer ce débat aux entournures de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Songhé. A vrai dire, revendiquer des droits pour la femme n’a jamais été un combat contre les hommes. Je ne sais pas comment on en est venu à cette confrontation d’autant plus que nous formons tous ce corps social. Et d’ailleurs, le dernier recensement de la population sénégalaise nous remettait en équilibre.

Des efforts de part et d’autres C’est dans un élan de générosité et de solidarité que des femmes se sont organisées pour parler de la situation de leurs sœurs. Je n’ai pas senti, tout au long de ce panel, des femmes, jeunes ou moins âgées, revendiquer quoi que ce soit pour elles-mêmes. Dans bien des cas sakh, c’est au prix d’énormes sacrifices qu’elles parvenaient à adresser leurs messages. J’en suis fan.

Si nous n’arrivons pas alors à nous comprendre, c’est peut être du au fait que l’émetteur et le récepteur ne sont plus sur la même longueur d’onde. Il est fréquent, lorsque nos ondes grincent de taxer des dames de féministes, de toubabs, de déracinées et tutti quanti. C’est surtout le cas lorsqu’elles interrogent les relations de pouvoir au sein de notre société. Parce que finalement, c’est qu’une question de pouvoir.

Face à cette tension, certaines se radicalisent dans leurs positions tandis que d’autres jettent l’éponge. Ce qui peut alors s’analyser comme une « défaite » ne peut cependant correspondre à une victoire… de l’homme. Et comme personne n’en sort vainqueur, il nous faudrait travailler à revoir les approches. Et dans cette perspective, les promotrices des droits des femmes pouvaient mieux s’y prendre.

Le seul fait de faire de cette question une affaire de femmes semble réductrice. Le statut de la femme est avant tout une question sociale qui engage tous les membres de ce corps. Bien évidemment, la première esquive masculine a toujours été de dire que cette revendication nous était étrangère sans qu’on ne précise effectivement en quoi elle l’était.

De ce que j’en sais, nos religion et tradition ont toujours rehaussé la femme. Et d’ailleurs, que ne ferions-nous pas pour notre sœur, la mère de nos enfants ou celle qui nous a donné vie ? Cette question ne nous est donc pas étrangère.

Une simple question d’approche ?

Au delà donc du contenu, le mouvement pour la promotion des droits des femmes peut réorienter son approche. Les femmes qui ont pris le lead de ce plaidoyer doivent impliquer davantage les autres membres du corps social. Oui, des hommes usent et abusent mais nous sommes tous d’accord qu’il n’y a pas unanimité d’action. Par conséquent, il faut s’ouvrir davantage et trouver des alliés.

En cela, l’initiative de ONU Femmes dans sa campagne #HeforShe me semble être une approche intéressante. D’autres campagnes de protestation ont eu lieu avec notamment chacun son objectif et sa cible. Je cite de mémoire #BalanceTonPorc ou #Nopiwouma, #NuulKuuk contre #XessPeth, etc. Internet offre donc un champ d’expérience très utile pour sensibiliser la communauté en ligne.

En mai 2018, le directeur général de l’ARTP relevait que sur les 15 726 037 habitants, 9,6 millions utilisaient l’internet. Cela représente un taux de pénétration de 62,9% avec 88,6% d’utilisateurs en connexion mobile. Dans ce lot, on dénombrait 2 500 000 à avoir une présence sur Facebook avec divers profils. Aujourd’hui, personnalités et institutions se bousculent pour une présence en ligne. Il est donc devenu plus facile d’entrer en relation, d’interpeller ou de challenger.

Si on y ajoute la gratuité dans l’utilisation des outils et le fort taux de pénétration du mobile, tout peut être envisagé. De constat, l’essentiel des associations de femmes ont une présence sur les réseaux sociaux même si elle reste quelque peu passive. Un partenariat avec d’autres entités comme Jigeen Tech, filles dans les TIC ou avec les blogueurs permettraient de tirer un meilleur profit de ces outils.

Apprendre également à faire face à la curiosité

Ce qui se passe sur les réseaux sociaux maintenant, et qui peut véritablement faire peur, c’est l’adversité. Il faut déjà noter que les informations, valides ou fake, se livrent une bataille sans merci
pour y être lues ou vues. La tentation de relâcher ou de vite lâcher prise n’est pas loin, surtout si vous pensez que votre communauté vous ignore. Lolou mom, c’est la faute aux « sous marins » qui vous regardent d’on ne sait où, vous démener.

Les sous marins, c’est un peu cette race d’internautes qui lisent tout ce que vous publiez, sans réagir. En réalité, c’est une cible rêvée parce qu’ils sont en mesure de prendre connaissance et d’intégrer ce que vous dites. C’est un peu le public qu’on recherche lorsqu’on veut sensibiliser et déclencher un changement de comportement. C’est donc une cible privilégiée à qui il faut s’adresser, qu’il faut tenter d’influencer.

Celle qui donnent du fil à retordre, ce sont ceux-là qui vous portent la réplique. En réalité, ce n’en est même pas une parce que ce n’est pas fondée sur un argumentaire solide ou convaincant. Ils sont plus préoccupés à vous distraire ou à vous mettre en rogne, surtout qu’il suffit de peu pour y arriver. Ceux-là ne débattront pas de votre sujet ni de vos idées, ils ergoteront sur vous-mêmes.

C’est pourquoi d’ailleurs il faut prêter une attention particulière au positionnement. Lorsqu’on parle de droits de la femme, comme de tout autre droit humain d’ailleurs, on évoque des obligations.

Un droit humain est une obligation qu’un Etat volontairement s’engage à respecter. Celle-ci peut s’analyser en une abstention, pour lui-même et pour quiconque tout comme il peut concerner des prestations.

Alaaji Abdulaay, Blogueur citoyen

(Source : Divan citoyen, 7 mai 2018)

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