OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2004 > Printemps des radios associatives ou chant du cygne ?

Printemps des radios associatives ou chant du cygne ?

jeudi 30 septembre 2004

Avec la récente décision des autorités sénégalaises d’agréer trente deux nouvelles stations de radio communautaire, religieuse ou associative, réparties sur toute l’étendue du territoire national, le Sénégal semble vivre un véritable boom des radios associatives. En effet, contrairement à un pays comme le Mali ou les radios communautaires sont très développées et ce depuis les années 90, le Sénégal ne comptait jusqu’à présent que douze radios de ce type caractérisées par un fort ancrage autour de terroirs ou de communautés particulières. A la différence des radios privés commerciales, ces radios, régies par un cahier des charges particulier, doivent être à but non lucratif, ne pas prendre part au débat politique et ne sont pas autorisées à recourir à la publicité pour se financer mais peuvent recevoir le parrainage d’organismes publics ou privés désirant financer des projets en adéquation avec leur objet social. Cela étant, l’apparition de radios municipales à Dakar et aux Parcelles assainies n’est pas sans remettre en question le modèle qui présidait jusqu’à présent au fonctionnement de ces radios associatives. En effet, si l’une comme l’autre se veulent des radios de proximité ayant pour objectif de rapprocher les citoyens de la municipalité et de leur fournir un cadre d’expression afin de renforcer la démocratie locale tout en se déclarant non partisanes, on ne peut que s’interroger sur ce que donnera la pratique dans un contexte national ou rien n’échappe à l’omniprésence du politique. Comment pourra-t-il y avoir prise de parole des citoyens sur la gestion de la cité sans que ne s’expriment des points de vue politiques critiquant ou soutenant les actions des autorités municipales en place. Comment pourra-t-on renforcer la démocratie locale en l’expurgeant de toute dimension politique lorsque l’on sait qu’en matière de gestion des collectivités locales comme en d’autres matières, quant au fond et quoiqu’on en dise, tout est politique ? Telles sont notamment les questions que l’on est en droit de se poser. Mais il n’y a pas que sur la question de la présence ou pas de la politique à l’antenne que les fondements du modèle semblent être remis en cause. En effet, lors d’un séminaire organisé tout dernièrement, les responsables des radios communautaires ont revendiqué la révision du cahier des charges qui organise leur existence afin de pouvoir bénéficier de recettes publicitaires jusqu’à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaires. Sans nous prononcer sur le bien fondé de cette revendication, si l’on combine avec celle visant à être autorisé à diffuser de l’information politique, on peut se demander ce qui les différenciera demain des radios privées commerciales. Enfin, ces radios, qui faisaient jusqu’ici de la proximité avec leur auditeurs le principal argument justifiant leur existence, tiendront elles encore longtemps la comparaison sur ce terrain avec la multiplication des stations privées régionales disposant de moyens humains, financiers et techniques bien plus importants ? En effet, après Sud Fm qui avaient commencé à ouvrir des stations dans certaines localités (banlieue de Dakar, Diourbel, Kaolack, Saint-Louis, Thiès, etc.), c’est au tour de RFM d’inaugurer une station à Thiès tandis que Walf Fm annonce sa volonté de lancer des stations locales dans toutes les capitales régionales d’ici la fin de l’année 2004. Ces initiatives qui répondent, comme en échos, aux manifestations en faveur du pluralisme de l’information radiophonique organisées par les habitant des zones uniquement couvertes par les chaînes de radios publiques montrent à l’envie qu’il existe une réelle soif d’information locale. Cela étant, on peu se demander si les radios associatives ne seront pas bientôt marginalisées par la déferlante des radios commerciales et seront condamnées à choisir entre changer de statut ou disparaître. En d’autres termes, il semble bien que le Sénégal soit en train de vivre la mutation vécue il y a près de deux décennies en France par la paysage radiophonique lorsque les radios, d’abord qualifiées de « pirates » puis de « libres » sont tout bonnement devenues des radios privées commerciales après la libéralisation des ondes.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4538/5500 Régulation des télécoms
  • 355/5500 Télécentres/Cybercentres
  • 3562/5500 Economie numérique
  • 1780/5500 Politique nationale
  • 5059/5500 Fintech
  • 538/5500 Noms de domaine
  • 2059/5500 Produits et services
  • 1478/5500 Faits divers/Contentieux
  • 749/5500 Nouveau site web
  • 5500/5500 Infrastructures
  • 1922/5500 TIC pour l’éducation
  • 194/5500 Recherche
  • 243/5500 Projet
  • 3585/5500 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1920/5500 Sonatel/Orange
  • 1663/5500 Licences de télécommunications
  • 283/5500 Sudatel/Expresso
  • 1028/5500 Régulation des médias
  • 1277/5500 Applications
  • 1057/5500 Mouvements sociaux
  • 1639/5500 Données personnelles
  • 147/5500 Big Data/Données ouvertes
  • 644/5500 Mouvement consumériste
  • 366/5500 Médias
  • 652/5500 Appels internationaux entrants
  • 1846/5500 Formation
  • 99/5500 Logiciel libre
  • 2201/5500 Politiques africaines
  • 1078/5500 Fiscalité
  • 173/5500 Art et culture
  • 595/5500 Genre
  • 1806/5500 Point de vue
  • 1044/5500 Commerce électronique
  • 1481/5500 Manifestation
  • 321/5500 Presse en ligne
  • 125/5500 Piratage
  • 205/5500 Téléservices
  • 968/5500 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5500 Environnement/Santé
  • 349/5500 Législation/Réglementation
  • 410/5500 Gouvernance
  • 1852/5500 Portrait/Entretien
  • 144/5500 Radio
  • 814/5500 TIC pour la santé
  • 337/5500 Propriété intellectuelle
  • 58/5500 Langues/Localisation
  • 1102/5500 Médias/Réseaux sociaux
  • 2028/5500 Téléphonie
  • 195/5500 Désengagement de l’Etat
  • 1039/5500 Internet
  • 115/5500 Collectivités locales
  • 411/5500 Dédouanement électronique
  • 1289/5500 Usages et comportements
  • 1035/5500 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 554/5500 Audiovisuel
  • 3482/5500 Transformation digitale
  • 386/5500 Affaire Global Voice
  • 213/5500 Géomatique/Géolocalisation
  • 329/5500 Service universel
  • 673/5500 Sentel/Tigo
  • 175/5500 Vie politique
  • 1598/5500 Distinction/Nomination
  • 34/5500 Handicapés
  • 760/5500 Enseignement à distance
  • 821/5500 Contenus numériques
  • 588/5500 Gestion de l’ARTP
  • 181/5500 Radios communautaires
  • 1933/5500 Qualité de service
  • 606/5500 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5500 SMSI
  • 530/5500 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2776/5500 Innovation/Entreprenariat
  • 1375/5500 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5500 Internet des objets
  • 172/5500 Free Sénégal
  • 1375/5500 Intelligence artificielle
  • 198/5500 Editorial
  • 95/5500 Gaming/Jeux vidéos
  • 31/5500 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous