OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Juin 2021 > Prêts en ligne : quand le Kenya montre la voie de la régulation en Afrique

Prêts en ligne : quand le Kenya montre la voie de la régulation en Afrique

vendredi 11 juin 2021

Fintech

Un projet de loi visant à réduire les taux d’intérêts exorbitants pratiqués par certaines plateformes de prêts sur internet va être déposé au Parlement. Et si Nairobi était l’exemple à suivre ?

Les prêts numériques hors de prix au Kenya sont devenus un « énorme fardeau pour le consommateur » pendant la pandémie de Covid-19, estime Kellie Charlotte, analyste financière chez Maitri Capital à Nairobi. En raison de l’absence de réglementation, certaines applications de prêt numérique facturent des taux d’intérêt annualisés compris, selon l’analyste, entre 150 % et 500 %.

En janvier 2020, Opera, un fournisseur de prêts mobiles à court terme – présent au Kenya, au Nigeria et en Inde –, coté au Nasdaq, a rejeté les affirmations de Hindenburg Research selon lesquelles les taux d’intérêt annuels des prêts, censés aller de 365 % à 876 %, étaient prédateurs.

Piège de l’endettement

Mais le problème ne se limite pas au Kenya. Selon une étude du Groupe consultatif d’aide aux plus pauvres (Consultative Group to Assist the Poor – CGAP), qui a analysé les données de plus de 20 millions de prêts numériques en Tanzanie, la plupart des emprunteurs utilisent le crédit numérique pour une consommation discrétionnaire, plutôt que pour des investissements productifs.

Le CGAP a constaté que les emprunteurs ne remboursent pas environ 20 % des prêts et qu’ils paient en retard pour 40 % d’entre eux, les emprunteurs récidivistes risquant de s’enferrer dans le piège de l’endettement.

La dépendance à l’égard des algorithmes pour approuver les prêts numériques constitue un problème auquel les régulateurs devront s’atteler. Selon le Centre pour l’inclusion financière (Centre for Financial Inclusion – CFI), les algorithmes utilisés par les prêteurs numériques au Kenya reposent souvent sur les informations fournies par le demandeur de prêt, qui ne sont pas vérifiées, mais simplement complétées par des données extraites de son téléphone portable.

Cela traduit la volonté du consommateur d’obtenir un prêt, mais ne donne pas une mesure objective de sa capacité de remboursement.

Un problème exacerbé

La crise liée au Covid-19 a exacerbé le problème des prêts numériques non réglementés, les principales banques kényanes se montrant de plus en plus réticentes à prêter, explique Churchill Ogutu, responsable de la recherche chez Genghis Capital à Nairobi.

« Les banques offrent des taux de prêt compétitifs, alors que les prêteurs numériques proposent des taux exorbitants », explique-t-il. Le Parlement souhaite « uniformiser les règles du jeu » et devrait donc approuver le projet de loi, ajoute-t-il.

Jusqu’à présent, il n’existait aucun cadre juridique régissant les plateformes de prêt numériques au Kenya. Le projet de loi publié le 16 avril permettra à la Banque centrale plusieurs avancées : fixer des exigences minimales de liquidité et d’adéquation des fonds propres pour les fournisseurs de crédit numérique ; approuver les canaux numériques et les modèles commerciaux ; superviser les fournisseurs de crédit numérique, et suspendre ou révoquer les licences. Le projet de loi stipule également que les prêteurs numériques rendent leurs taux d’intérêt clairs et explicites.

Processus long et difficile

Le texte doit faire l’objet de trois lectures au Parlement et obtenir l’approbation du président avant de devenir une loi, et il n’existe pas de calendrier précis pour son adoption.

En supposant que la législation soit adoptée, les conditions de prêt s’amélioreront pour le consommateur et la réglementation renforcera également la protection des données partagées par les applications de prêt, selon Kellie Charlotte. Les progrès sont susceptibles de prendre du temps.

« Le processus initial de mise en œuvre de la réglementation, en particulier pour les prêteurs numériques déjà existants, peut être long et difficile », ajoute l’analyste.

Besoin urgent de réglementation

Le besoin de réglementation est urgent. « Les prêts numériques non réglementés présentent un risque énorme pour le secteur financier en considération de la tarification non compétitive et de la qualité du crédit », déclare Renaldo D’Souza, responsable de la recherche chez Sterling Capital à Nairobi.

Renaldo D’Souza doute que la réglementation soit capable de mettre un terme aux taux hors de prix. Certains opérateurs numériques non réglementés poursuivront leur activité avec des clients qui n’atteignent pas les seuils minimums d’approbation de crédit des prêteurs réglementés et seront, d’après lui, prêts à payer des taux plus élevés.

Néanmoins, la réglementation signifie que le secteur du prêt numérique deviendra « plus compétitif, les prix et la diversité des produits étant les principaux domaines de concurrence », selon M. D’Souza. « Les prêteurs numériques devront devenir plus innovants pour attirer les clients. »

Les régulateurs devront donc apprendre à scruter les algorithmes de prêt s’ils veulent venir à bout de la détresse causée par les emprunts numériques excessifs.

David Whitehouse

(Source : Jeune Afrique, 11 juin 2021)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 11005/12821 Régulation des télécoms
  • 853/12821 Télécentres/Cybercentres
  • 8365/12821 Economie numérique
  • 4648/12821 Politique nationale
  • 12687/12821 Fintech
  • 1237/12821 Noms de domaine
  • 4905/12821 Produits et services
  • 3845/12821 Faits divers/Contentieux
  • 1799/12821 Nouveau site web
  • 12821/12821 Infrastructures
  • 4486/12821 TIC pour l’éducation
  • 441/12821 Recherche
  • 626/12821 Projet
  • 9726/12821 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 4452/12821 Sonatel/Orange
  • 4009/12821 Licences de télécommunications
  • 668/12821 Sudatel/Expresso
  • 2534/12821 Régulation des médias
  • 3151/12821 Applications
  • 2785/12821 Mouvements sociaux
  • 4241/12821 Données personnelles
  • 455/12821 Big Data/Données ouvertes
  • 1568/12821 Mouvement consumériste
  • 855/12821 Médias
  • 1606/12821 Appels internationaux entrants
  • 4440/12821 Formation
  • 252/12821 Logiciel libre
  • 5863/12821 Politiques africaines
  • 2693/12821 Fiscalité
  • 427/12821 Art et culture
  • 1478/12821 Genre
  • 6553/12821 Point de vue
  • 2559/12821 Commerce électronique
  • 3585/12821 Manifestation
  • 765/12821 Presse en ligne
  • 350/12821 Piratage
  • 544/12821 Téléservices
  • 2475/12821 Biométrie/Identité numérique
  • 955/12821 Environnement/Santé
  • 913/12821 Législation/Réglementation
  • 887/12821 Gouvernance
  • 4676/12821 Portrait/Entretien
  • 375/12821 Radio
  • 2021/12821 TIC pour la santé
  • 693/12821 Propriété intellectuelle
  • 202/12821 Langues/Localisation
  • 2633/12821 Médias/Réseaux sociaux
  • 5194/12821 Téléphonie
  • 513/12821 Désengagement de l’Etat
  • 2534/12821 Internet
  • 323/12821 Collectivités locales
  • 1064/12821 Dédouanement électronique
  • 3033/12821 Usages et comportements
  • 2549/12821 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 1296/12821 Audiovisuel
  • 8800/12821 Transformation digitale
  • 923/12821 Affaire Global Voice
  • 523/12821 Géomatique/Géolocalisation
  • 948/12821 Service universel
  • 1577/12821 Sentel/Tigo
  • 425/12821 Vie politique
  • 4096/12821 Distinction/Nomination
  • 115/12821 Handicapés
  • 1743/12821 Enseignement à distance
  • 1848/12821 Contenus numériques
  • 1400/12821 Gestion de l’ARTP
  • 436/12821 Radios communautaires
  • 4818/12821 Qualité de service
  • 1264/12821 Privatisation/Libéralisation
  • 331/12821 SMSI
  • 1241/12821 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 6762/12821 Innovation/Entreprenariat
  • 3332/12821 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 123/12821 Internet des objets
  • 435/12821 Free Sénégal
  • 2675/12821 Intelligence artificielle
  • 508/12821 Editorial
  • 63/12821 Gaming/Jeux vidéos
  • 113/12821 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous