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Pourquoi les startups sénégalaises peuvent prospérer...

dimanche 29 mai 2016

Innovation/Entreprenariat

Comme un effet de mode, les start-ups ont le vent en poupe dans le pays. De nombreux jeunes ont choisi ce mode entrepreneurial pour se créer un chemin dans le monde du business. Même si les débuts sont souvent très difficiles, la réussite de certaines startups laisse entrevoir un avenir certain pour ce mode entrepreneurial au Sénégal.

Quasiment inexistant il y’a quelques années, l’écosystème d’innovation sénégalais compte aujourd’hui près d’une centaine de startups. Cet intérêt pour ce mode d’investissement réside dans le fait que le pays présente de nombreuses avancées sur le plan technologique. Selon Kamal Diaité de la startup jovago, un site de réservation d’hôtels en ligne, « le Sénégal est un pays qui présente de nombreux atouts pour l’industrie commerce et service en ligne. Contrairement à certains pays africains on a dans ce pays une population qui a su s’adapter à l’innovation technologique. C’est une porte à saisir pour ces jeunes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat ». La dynamique de son écosystème a vite fait d’attirer comme un aimant les plus gros comme Africa Internet Group ou encore cdiscount. Preuve que ce secteur est porteur, le groupe Cofina s’est lui aussi lancé en créant un incubateur pour accompagner ces jeunes qui veulent entreprendre. Des jeunes qui doivent composer avec les plus « grands » qui vite compris l’intérêt d’investir dans le pays. Toute fois comme nous le rappelle Abdou Coumba Dieng de la plateforme assurancefacile.sn, « le marché est assez ouvert, le plus important c’est de trouver le bon business qui correspond aux besoins réels des populations. Il faut éviter de faire dans du déjà existant ou d’y plonger comme un effet de mode. Même si on démarre souvent avec des petits moyens cela reste un investissement, il faut toujours évaluer le risque et s’assurer que notre servir ou produit saura se démarquer ».

Se démarquer, c’est justement ce qui a permis le succès de certaines startups dans le pays, notamment people input dans le secteur de la communication digitale, niokobok un marché en ligne, Diayma une marketplace locale ou encore ouicarry un service de livraison depuis l’étranger, pour ne citer que celles-ci.

La force des jeunes entrepreneurs sénégalais réside dans leur capacité à proposer des services innovants, communication digitale, ravitaillement alimentaire de la famille depuis l’étranger, santé, éducation, rien n’est laissé en rade par ces nouveaux entrepreneurs. « Lorsque nous créons des solutions ou quand on jeune vient nous voir faire créer son site de commerce en ligne, nous lui conseillons toujours de penser à des services de proximité. Car l’objectif est de simplifier le quotidien des populations », explique Hamed Fall, un jeune développeur pour startups.

Le défi de la maturité

L’écosystème des startups sénégalaises apparait dynamique et de plus en plus attractif pour les nouveaux investisseurs. Il présente de nombreux avantages et de fortes marges de progression. Toute fois son plus grand défi reste la mise à disposition de financement pour les jeunes, mais aussi le faible taux de bancarisation qui handicape ce système de service ou produit via les nouvelles technologies. Des conditions indispensables pour que le Sénégal tire pleinement profit de son immense potentiel local. Cet écosystème présente également un secteur pourvoyeurs d’emplois sur lequel l’Etat Sénégalais devrait s’appuyer pour assurer aux populations une égalité de chance.

Ismael Cabral Kambell
Responsable Relations Publiques I Afrique de l’ouest

(Source : Jivago, 29 mai 2016)

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