OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2025 > Pourquoi le Sénégal devrait créer une Autorité Nationale de Cybersécurité ?

Pourquoi le Sénégal devrait créer une Autorité Nationale de Cybersécurité ?

jeudi 6 février 2025

Point de vue

Face aux menaces croissantes dans le cyberespace, la mise en place d’une Autorité Nationale de Cybersécurité au Sénégal apparaît comme une mesure stratégique et nécessaire. Selon notre conception, voici les principaux enjeux et défis liés à cette initiative.

1. Les raisons d’une telle création

• Protéger les infrastructures critiques Les secteurs stratégiques tels que les télécommunications, la finance, l’énergie et les administrations publiques sont particulièrement vulnérables aux cyberattaques. Une autorité dédiée pourrait imposer des normes de sécurité strictes et veiller à leur application.
• Assurer une coordination efficace Actuellement, plusieurs entités (ADIE, ARTP, Ministère des Télécoms, etc.) interviennent dans le domaine de la cybersécurité, mais l’absence d’une structure centrale nuit à la cohérence des actions menées. Une telle autorité permettrait d’unifier et de superviser les stratégies nationales.
• Lutter contre la cybercriminalité Avec la multiplication des fraudes en ligne, du piratage et des escroqueries numériques, il devient essentiel de disposer d’un organe capable d’anticiper, de surveiller et de répondre rapidement aux incidents cybercriminels.
• Renforcer la souveraineté numérique Une structure nationale spécialisée favoriserait le développement de l’expertise locale en cybersécurité, réduisant ainsi la dépendance aux solutions étrangères et garantissant une meilleure protection des données nationales.
• Faciliter la coopération internationale Un organisme officiel dédié à la cybersécurité permettrait au Sénégal de mieux collaborer avec ses partenaires internationaux et de bénéficier de leur expertise en matière de gestion des cybermenaces.i

2. Les défis à relever

• Clarifier les compétences Le paysage institutionnel sénégalais comprend déjà plusieurs acteurs impliqués dans la cybersécurité. Il est impératif de définir clairement les rôles de chacun pour éviter les chevauchements et conflits d’attributions.
• Assurer un financement et une expertise suffisants Mettre en place une autorité efficace nécessite des ressources financières et humaines conséquentes. Attirer et retenir des experts en cybersécurité est un défi, d’autant plus que la demande est forte à l’international.
• Préserver les libertés numériques Une mauvaise gouvernance pourrait transformer cette autorité en un instrument de contrôle excessif du numérique. Il est donc essentiel de l’encadrer par une réglementation garantissant un équilibre entre sécurité et respect des libertés individuelles.

3. Quelle approche adopter ?

La mise en place d’une Autorité Nationale de Cybersécurité au Sénégal est une nécessité, mais elle doit être pensée avec rigueur :

• S’inspirer des modèles existants, comme l’ANSSI en France ou la NCA au Ghana, pour structurer une autorité efficace et adaptée au contexte sénégalais.
• Définir son rôle stratégique, en évitant une politisation excessive qui pourrait nuire à sa crédibilité et à son efficacité.
• Prendre en compte la SNC 2022, qui définit déjà des orientations en matière de cybersécurité, afin d’assurer une cohérence avec les stratégies en place.
• Clarifier la position de la DCSSI, afin de déterminer si cette nouvelle autorité viendrait la renforcer ou la remplacer face aux enjeux cybernétiques actuels.

Conclusion : Une urgence à encadrer

La menace cybernétique est bien réelle et grandissante. Ceux qui suivent de près l’évolution du cyberespace savent à quel point la situation est critique. Le Sénégal ne peut plus se permettre d’attendre. Une Autorité Nationale de Cybersécurité s’impose, à condition d’être bien définie, bien financée et encadrée par des règles garantissant à la fois l’efficacité et le respect des droits numériques.

Quel modèle serait le plus adapté pour le Sénégal ? Une autorité indépendante, rattachée à l’État ou une entité mixte ?

L’heure est grave pour ceux qui savent les enjeux de sécurités dans le cyberespace !

Khalifa Ababacar Seck

(Source. : LinkedIn, 6 février 2035)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6320/7571 Régulation des télécoms
  • 528/7571 Télécentres/Cybercentres
  • 5601/7571 Economie numérique
  • 2883/7571 Politique nationale
  • 7571/7571 Fintech
  • 769/7571 Noms de domaine
  • 3047/7571 Produits et services
  • 2169/7571 Faits divers/Contentieux
  • 1092/7571 Nouveau site web
  • 7533/7571 Infrastructures
  • 2546/7571 TIC pour l’éducation
  • 279/7571 Recherche
  • 363/7571 Projet
  • 4949/7571 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2638/7571 Sonatel/Orange
  • 2504/7571 Licences de télécommunications
  • 409/7571 Sudatel/Expresso
  • 1553/7571 Régulation des médias
  • 1920/7571 Applications
  • 1740/7571 Mouvements sociaux
  • 2478/7571 Données personnelles
  • 189/7571 Big Data/Données ouvertes
  • 893/7571 Mouvement consumériste
  • 540/7571 Médias
  • 969/7571 Appels internationaux entrants
  • 2912/7571 Formation
  • 139/7571 Logiciel libre
  • 2983/7571 Politiques africaines
  • 1701/7571 Fiscalité
  • 249/7571 Art et culture
  • 861/7571 Genre
  • 2449/7571 Point de vue
  • 1483/7571 Commerce électronique
  • 2218/7571 Manifestation
  • 478/7571 Presse en ligne
  • 186/7571 Piratage
  • 306/7571 Téléservices
  • 1406/7571 Biométrie/Identité numérique
  • 458/7571 Environnement/Santé
  • 587/7571 Législation/Réglementation
  • 527/7571 Gouvernance
  • 2665/7571 Portrait/Entretien
  • 218/7571 Radio
  • 1148/7571 TIC pour la santé
  • 480/7571 Propriété intellectuelle
  • 87/7571 Langues/Localisation
  • 1580/7571 Médias/Réseaux sociaux
  • 2904/7571 Téléphonie
  • 285/7571 Désengagement de l’Etat
  • 1499/7571 Internet
  • 171/7571 Collectivités locales
  • 677/7571 Dédouanement électronique
  • 1748/7571 Usages et comportements
  • 1536/7571 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 828/7571 Audiovisuel
  • 5157/7571 Transformation digitale
  • 580/7571 Affaire Global Voice
  • 235/7571 Géomatique/Géolocalisation
  • 465/7571 Service universel
  • 990/7571 Sentel/Tigo
  • 261/7571 Vie politique
  • 2264/7571 Distinction/Nomination
  • 53/7571 Handicapés
  • 1033/7571 Enseignement à distance
  • 1010/7571 Contenus numériques
  • 878/7571 Gestion de l’ARTP
  • 267/7571 Radios communautaires
  • 2522/7571 Qualité de service
  • 636/7571 Privatisation/Libéralisation
  • 198/7571 SMSI
  • 687/7571 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4111/7571 Innovation/Entreprenariat
  • 1981/7571 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7571 Internet des objets
  • 255/7571 Free Sénégal
  • 945/7571 Intelligence artificielle
  • 291/7571 Editorial
  • 33/7571 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous