OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Août > Pour actions de l’état cédés à la Sonatel : La cour suprême saisie sur (…)

Pour actions de l’état cédés à la Sonatel : La cour suprême saisie sur l’incompétence de Wade

lundi 29 août 2011

Appels internationaux entrants

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, est incompétent pour signer un décret instituant un système de contrôle et de tarification des appels téléphoniques internationaux entrants. C’est ce que les conseillers de la Sonatel ont fait savoir à la Cour Suprême dans une requête demandant l’annulation du premier décret non encore vidé. Pour illustrer l’incompétence du chef de l’Etat, des arguments techniques ont été développés dans le document pour démontrer la cession des actions de l’Etat à la Sonatel et l’incompétence du Président Wade.

Catastrophe ! L’Etat du Sénégal avait cédé ses droits à la Sonatel dans une Convention de concession. C’est du moins ce que révèle la requête introduite à la Cour suprême par les avocats de la Sonatel, Mes Boucounta Diallo et Guédel Ndiaye, pour demander l’annulation du décret numéro 2010-632 du 28 mai 2010.

L’article 1er de la Convention de concession signée entre l’Etat du Sénégal et la Sonatel stipule : « La présente Convention a pour objet la concession à la Sonatel des droits de l’Etat relatifs à l’établissement et à l’exploitation de réseaux et à la fourniture des services de télécommunications » ; Ce qui fait dire aux conseilleurs de la Sonatel que « l’Etat du Sénégal ayant concédé ses droits en vertu d’une Convention qui est toujours en vigueur, le président de la République n’a plus compétence pour fixer le tarif des télécommunications par voie décrétale. » Pour illustrer l’incompétence du chef de l’Etat dans cette matière, les conseillers de la Sonatel rappellent à la Cour suprême que : « La Constitution du Sénégal détermine, en son article 76, les matières qui relèvent du domaine réglementaire en les limitant aux matières qui ne sont pas du domaine législatif en vertu de la présente Constitution. Or l’article 67 dispose que la loi fixe les règles concernant (...) l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures ». Alors que poursuivent -ils dans leurs arguments techniques , le décret attaqué consacre une imposition en fixant : « l’assiette (toute minute de communication terminée au Sénégal), le taux (la différence entre le seuil minimal du tarif définit à l’alinéa 1er de l’article 6 et la tarification applicable pour les opérateurs, telle que fixée à l’alinéa 2 du même article), les modalités de recouvrement (le chapitre IV du décret 2010/632 détermine les modalités de recouvrement, en dotant l’Artp des pouvoirs dans ce domaine) ». Pour Me Boucounta Diallo, « cette matière ne relève pas du domaine réglementaire mais plutôt du domaine législatif. Parce qu’il s’agit de déterminer l’assiette d’une nouvelle taxe ou d’une nouvelle imposition, ça relève du domaine législatif. Le président de la République est incompétent en la matière.

Le silence de la Cour suprême qui a été saisie des arguments techniques développés par les deux avocats de la Sonatel tarde à se prononcer. D’autant plus qu’aucun texte ne lui fixe un délai pour juger une affaire. Mais, pour Me Boucounta Diallo, « selon le bon sens, on peut être tenté de se demander si la Sonatel n’est pas victime d’un déni de justice, compte tenu de l’urgence de cette affaire. Et que si la Cour suprême avait jugé l’affaire aujourd’hui le Président n’aurait pas le courage de reprendre un nouveau décret. Le Président a abandonné l’ancien décret, mais toujours est-il que la Cour suprême est saisie et elle doit se prononcer sur la base d’un dossier qui n’a pas été retiré ». Et de poursuivre : « Si la Cour suprême avait statué à temps cela aurait pu dissuader le Président à récidiver en prenant un nouveau décret dans les mêmes formes et les mêmes circonstances, qui est déféré devant la Cour suprême et qui jusqu’à ce jour n’a jamais fait l’objet d’un arrêt. Cela s’analyse quand même comme un déni de justice. Et ce extrêmement grave que depuis le 12 août on ne puisse avoir une décision dans une affaire urgente et qui interpelle la vie de la nation, l’avenir des travailleurs de la Sonatel ». En revanche , la requête aux fins de sursis en exécution déposée par la Sonatel à la Cour suprême a été rejetée par la Cour en faisant savoir aux conseillers de la société nationale des télécommunications « qu’il n’y avait pas urgence. »

Le cahier des charges

Dans ce même chapitre, les avocats de Sonatel convoquent les articles 3,4,1 et 2 de l’annexe 2 du cahier des charges relatifs à la concession à la Sonatel de l’exploitation de réseaux et de services de télécommunications, qui stipulent : « Compte tenu de la nécessité de s’adapter à la concurrence mondiale sur les services internationaux, la Sonatel a délégation permanente pour fixer les tarifs de ces services. Dans le cadre des recommandations des organismes internationaux compétents en la matière. La Sonatel négocie avec les administrations ou exploitations privées reconnues des pays intéressés les principes et les modalités de rémunération des liaisons et équipements utilisés en commun ». Par ailleurs, la Sonatel assure la maîtrise et la responsabilité des opérations de comptabilité liées à l’exploitation des services internationaux et aux réglements des soldes des comptes correspondants. »

Mamadou Seck

(Source : L’Observateur, 29 août 2011)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5182/5671 Régulation des télécoms
  • 406/5671 Télécentres/Cybercentres
  • 3867/5671 Economie numérique
  • 1995/5671 Politique nationale
  • 5664/5671 Fintech
  • 612/5671 Noms de domaine
  • 2211/5671 Produits et services
  • 1849/5671 Faits divers/Contentieux
  • 871/5671 Nouveau site web
  • 5671/5671 Infrastructures
  • 1889/5671 TIC pour l’éducation
  • 210/5671 Recherche
  • 256/5671 Projet
  • 3950/5671 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2106/5671 Sonatel/Orange
  • 1851/5671 Licences de télécommunications
  • 304/5671 Sudatel/Expresso
  • 1054/5671 Régulation des médias
  • 1445/5671 Applications
  • 1225/5671 Mouvements sociaux
  • 1955/5671 Données personnelles
  • 153/5671 Big Data/Données ouvertes
  • 689/5671 Mouvement consumériste
  • 409/5671 Médias
  • 760/5671 Appels internationaux entrants
  • 1853/5671 Formation
  • 100/5671 Logiciel libre
  • 2149/5671 Politiques africaines
  • 1154/5671 Fiscalité
  • 196/5671 Art et culture
  • 640/5671 Genre
  • 2193/5671 Point de vue
  • 1168/5671 Commerce électronique
  • 1638/5671 Manifestation
  • 342/5671 Presse en ligne
  • 125/5671 Piratage
  • 236/5671 Téléservices
  • 1096/5671 Biométrie/Identité numérique
  • 334/5671 Environnement/Santé
  • 372/5671 Législation/Réglementation
  • 420/5671 Gouvernance
  • 2021/5671 Portrait/Entretien
  • 146/5671 Radio
  • 873/5671 TIC pour la santé
  • 322/5671 Propriété intellectuelle
  • 64/5671 Langues/Localisation
  • 1236/5671 Médias/Réseaux sociaux
  • 2120/5671 Téléphonie
  • 218/5671 Désengagement de l’Etat
  • 1209/5671 Internet
  • 131/5671 Collectivités locales
  • 455/5671 Dédouanement électronique
  • 1290/5671 Usages et comportements
  • 1183/5671 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 612/5671 Audiovisuel
  • 3702/5671 Transformation digitale
  • 438/5671 Affaire Global Voice
  • 178/5671 Géomatique/Géolocalisation
  • 347/5671 Service universel
  • 744/5671 Sentel/Tigo
  • 198/5671 Vie politique
  • 1993/5671 Distinction/Nomination
  • 36/5671 Handicapés
  • 780/5671 Enseignement à distance
  • 821/5671 Contenus numériques
  • 678/5671 Gestion de l’ARTP
  • 178/5671 Radios communautaires
  • 1846/5671 Qualité de service
  • 511/5671 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5671 SMSI
  • 556/5671 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3101/5671 Innovation/Entreprenariat
  • 1535/5671 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 53/5671 Internet des objets
  • 200/5671 Free Sénégal
  • 821/5671 Intelligence artificielle
  • 212/5671 Editorial
  • 10/5671 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5671 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous