OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Mai > Placement de 6 milliards de FCFA de l’ARTP à AMSA Assurance : Un milliard de (…)

Placement de 6 milliards de FCFA de l’ARTP à AMSA Assurance : Un milliard de Fcfa disparaît mystérieusement

jeudi 6 mai 2010

Gestion de l’ARTP

Les scandales financiers mettant au centre, l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) se suivent et se ressemblent... presque. Dans sa dernière livraison, le magazine « La Gazette » informe dans des conditions peu orthodoxes, l’Artp a placé six milliards de Fcfa versés par les opérateurs de téléphonie pour le Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut) à Amsa assurance. Dans cette opération, une somme d’un milliard de Fcfa a disparu dans des conditions nébuleuses. La Conférence interafricaine des marchés d’assurance (Cima) dénonce ce contrat entre l’Artp et Amsa assurance.

Les faits remontent au 6 mars 2008. L’Artp pour les rendre rentables, décide de placer les six milliards versés par les opérateurs de téléphonie pour le Fdsut, dans une banque ou auprès d’une compagnie d’assurance. Les institutions financières contactées, pour réaliser l’opération, refusent le placement de cet argent. C’est en ce moment qu’entre en lice, l’ancien footballeur international de la Jeanne D’arc de Dakar, Chérif Sène, devenu courtier, et qui est actuellement inculpé par le Doyen des juges d’instruction, dans l’affaire des primes exceptionnelles à la Société africaine de raffinage (Sar). Chérif Sène qui est ancien agent des Ags devenue Amsa, convainc l’ex- directrice de celle-ci d’accepter la souscription de l’Artp sous forme de contrat retraite supplémentaire. L’affaire est ainsi scellée.

Seulement, la Cima qui est entrée dans la danse, souligne dans son rapport de contrôle 2009 que ‘’le contrat a été souscrit comme un contrat de retraite complémentaire alors qu’aucune garantie de retraite ne figure dans le schéma de liquidation des prestations. En outre, il ne fait pas de référence aux adhérents dont les retraites sont garanties. De ce point de vue, le contrat ne peut être qualifié de contrat de retraite complémentaire, encore moins d’assurance vie. En souscrivant à un tel contrat, la société Amsa s’est détournée du champ de son objet social’’.

Pour la Cima, légalement Amsa n’était pas autorisée à souscrire ce contrat. C’est ainsi que des experts estiment que les opérations qui ont conduit à ce placement ont donné lieu à des actes de gestion non orthodoxes portant sur des fonds du service universel. Du côté d’Amsa, on se défend et on soutient que c’est à l’issue d’un appel d’offre qu’elle a remporté le contrat pour avoir proposé des conditions plus bénéfiques pour l’Artp.

Ce qui est le plus nébuleux dans cette affaire, c’est que le quotidien « L’Observateur » dans une de ses livraisons, soutenait avoir appris auprès des services de communication de l’Artp que l’opération porte sur la rondelette somme de six milliards de Fcfa. Seulement, les conclusions du rapport de la Cima montrent que : ‘’Le contrat était initialement à prime unique fixée à 6 milliards de Fcfa pour une durée de 5 ans à compter du 6 mars 2008. Le taux d’intérêt technique serait fixé à 3,5%, les commissions à 2,91% et les chargements de gestion nuls. La prime a finalement été ramenée à 5 milliards de Fcfa, l’Artp n’ayant pas pu payer le solde d’un milliard de Fcfa’’.

Ce qui amène à se poser la question où est passé le milliard de Fcfa, puisque l’Artp parle de six milliards de Fcfa. Ce milliard ne saurait être perçu par le courtier Chérif Sène à titre de commission. D’autant plus que la Cima autorise un taux maximal de 3%, soit 180 millions de Fcfa pour ce contrat.

Le plus troublant, c’est que le rapport de la Cima souligne que : ‘’Bien que n’étant pas partie prenante à la mise en place de contrat, un courtier est intervenu par la suite dans la gestion du contrat. Ce dernier bénéficie d’un taux de commission de 2,91%. La mission de contrôle a demandé le protocole signé avec ce courtier dans le cadre de la gestion de ce contrat. Le décompte final de ces commissions serait d’ailleurs de 3,4%’’. D’après le rapport, Chérif Sène qui n’était pas autorisé à percevoir de commission dans cette opération, a perçu un montant qui dépasse le taux autorisé.

D’après « La Gazette », lorsqu’il a pris les rênes de l’Artp, Ndongo Diao, sur instructions fermes du président de la République, avait demandé à Amsa de rembourser les six milliards de Fcfa. Ce que les dirigeants de la compagnie d’assurance n’ont pas accepté de faire. Ce qui est contraire à l’article 65 du code des assurances qui édicte un droit pour le souscripteur ‘’ au remboursement pour la somme de sa première prime dans un délai de 30 jours à compter de la renonciation’’. Par le biais d’Alioune Badara Niang, l’actionnaire majoritaire d’Amsa, François Bakou a rencontré le président Wade et obtenu auprès de ce dernier que l’Artp renonce à retirer le placement. Amsa étant dans de sérieuses difficultés.

On soutient que c’est grâce à ses relations au Palais que François Bakou a pu convaincre l’Artp à accepter l’achat d’un immeuble neuf dans le centre ville appartenant à Amsa, à 5 milliards de Fcfa. Un immeuble qu’on évalue pourtant à un peu moins de 3 milliards de Fcfa. L’immeuble qui avait été mis en vente dans un premier temps à 3 milliards de Fcfa, n’a pu trouver acquéreur ni auprès des services de l’Onu ni auprès d’un consortium saoudien qui s’étaient montrés intéressés et qui avaient proposé 2,5 milliards de Fcfa. Certains soupçonnent un troc dans l’acquisition de l’immeuble par l’Artp.

Cette dernière qui a versé en guise d’avance 2 milliards de Fcfa en espèces de quatre versements de 500 millions de Fcfa, a conclu avec Amsa que les 3 milliards qu’elle doit verser en guise de complément pour l’acquisition de l’immeuble, vont être soustraits de son argent placé dans la compagnie d’assurance. Ainsi, Amsa doit toujours 2 milliards de Fcfa à l’Artp. Une affaire pleine de zones d’ombre.

(Source : Sen24heures, 6 mai 2010)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2863/3215 Régulation des télécoms
  • 300/3215 Télécentres/Cybercentres
  • 2283/3215 Economie numérique
  • 1175/3215 Politique nationale
  • 3215/3215 Fintech
  • 360/3215 Noms de domaine
  • 1510/3215 Produits et services
  • 1019/3215 Faits divers/Contentieux
  • 547/3215 Nouveau site web
  • 2991/3215 Infrastructures
  • 1180/3215 TIC pour l’éducation
  • 157/3215 Recherche
  • 232/3215 Projet
  • 2601/3215 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1288/3215 Sonatel/Orange
  • 1028/3215 Licences de télécommunications
  • 229/3215 Sudatel/Expresso
  • 685/3215 Régulation des médias
  • 937/3215 Applications
  • 658/3215 Mouvements sociaux
  • 1076/3215 Données personnelles
  • 110/3215 Big Data/Données ouvertes
  • 386/3215 Mouvement consumériste
  • 289/3215 Médias
  • 394/3215 Appels internationaux entrants
  • 1189/3215 Formation
  • 79/3215 Logiciel libre
  • 1287/3215 Politiques africaines
  • 623/3215 Fiscalité
  • 123/3215 Art et culture
  • 436/3215 Genre
  • 1421/3215 Point de vue
  • 838/3215 Commerce électronique
  • 1019/3215 Manifestation
  • 222/3215 Presse en ligne
  • 103/3215 Piratage
  • 225/3215 Téléservices
  • 728/3215 Biométrie/Identité numérique
  • 266/3215 Environnement/Santé
  • 260/3215 Législation/Réglementation
  • 265/3215 Gouvernance
  • 1261/3215 Portrait/Entretien
  • 116/3215 Radio
  • 454/3215 TIC pour la santé
  • 201/3215 Propriété intellectuelle
  • 48/3215 Langues/Localisation
  • 738/3215 Médias/Réseaux sociaux
  • 1394/3215 Téléphonie
  • 147/3215 Désengagement de l’Etat
  • 648/3215 Internet
  • 105/3215 Collectivités locales
  • 337/3215 Dédouanement électronique
  • 813/3215 Usages et comportements
  • 646/3215 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 461/3215 Audiovisuel
  • 2135/3215 Transformation digitale
  • 297/3215 Affaire Global Voice
  • 140/3215 Géomatique/Géolocalisation
  • 259/3215 Service universel
  • 470/3215 Sentel/Tigo
  • 135/3215 Vie politique
  • 1010/3215 Distinction/Nomination
  • 28/3215 Handicapés
  • 577/3215 Enseignement à distance
  • 456/3215 Contenus numériques
  • 379/3215 Gestion de l’ARTP
  • 140/3215 Radios communautaires
  • 1362/3215 Qualité de service
  • 332/3215 Privatisation/Libéralisation
  • 190/3215 SMSI
  • 460/3215 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1737/3215 Innovation/Entreprenariat
  • 819/3215 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 34/3215 Internet des objets
  • 127/3215 Free Sénégal
  • 395/3215 Intelligence artificielle
  • 221/3215 Editorial
  • 3/3215 Gaming/Jeux vidéos
  • 15/3215 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous