OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2013 > Place de la confiance dans l’économie numérique

Place de la confiance dans l’économie numérique

mercredi 9 octobre 2013

Point de vue

La Confiance

La confiance, c’est ce sentiment de sécurité et d’assurance que l’on éprouve vis-à-vis de quelqu’un, de quelque chose, d’une situation ou d’une opération. Au sens strict du terme, elle renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose. Substantif du verbe confier (du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier »), la confiance signifie, en effet, qu’on remette sans arrière-pensée quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi. On dit souvent qu’on n’est déçu que par quelqu’un ou quelque chose qui nous a inspiré confiance, donc en qui on a placé une confiance. Tout comme l’assurance, dont il est prouvé qu’elle augmente le risque contre lequel on l’a contractée, la confiance place d’emblée l’individu qui l’accorde dans un état de vulnérabilité et de dépendance coupable. Certes l’adage dit qu’elle n’exclut pas le contrôle, pour dire qu’il ne saurait s’agir de croire, qu’une fois accordée, la confiance doit être absolue et aveugle, ou que les autres soient toujours fiables et dignes de confiance, mais ce contrôle n’assure aucune garantie, son unique mérite sera juste d’en constater les défaillances éventuelles. Toutefois, pour certains penseurs elle (la confiance) peut être conçue comme un mécanisme de réduction des risques si elle est l’usufruit d’un calcul rationnel, l’aboutissement d’un raisonnement hypothético-déductif rigoureux.

Dans les relations entre les individus, la confiance est un passage obligé pour établir les mécanismes d’une collaboration malgré les risques qu’elle présente. Elle est une donne indispensable car sans elle, il serait difficile d’envisager l’existence même des relations commerciales, des relations humaines – des rapports de travail allant jusqu’à être déterminant dans l’amitié ou bien dans l’amour. Sans confiance, on ne pourrait même pas envisager l’avenir et chercher à bâtir un projet qui se développe dans le temps. Comme l’expliquent les spécialistes en sciences sociales, « c’est la confiance qui rend possible le développement de la socialité et le fonctionnement de la démocratie ». Mais la confiance est aussi dangereuse, car elle implique toujours le risque que le dépositaire ne soit pas à la hauteur des attentes ou, pire encore, qu’il trahisse délibérément l’espoir en lui placé. Elle n’est ni plus ni moins qu’un pari crédule sur le comportement coopératif de celui qui en est dépositaire.

Il s’agit donc d’une relation très souvent (pour ne pas dire toujours) binaire qui, même si elle peut être réflexive (confiance en soi), n’est ni symétrique (réciprocité automatique), ni transitive (confiance triangulaire, une sorte d’héritage). Elle s’accorde naïvement de manière émotionnelle (confiance aveugle) ou de manière un peu plus « objective » sur la base de l’analyse d’un certain nombre de faits constatés, de circonstances observées, d’informations détenues, etc. Dans tous les cas elle ne pourrait être sans risque.

Mais si au niveau des relations humaines, lorsque notre confiance est placée en quelqu’un, il nous arrive de ne pas pouvoir savoir pourquoi, ni expliquer les raisons exactes pour lesquelles nous avons accordé notre confiance, dans les relations commerciales, surtout dans l’ère du numérique, notre attitude doit être plus objective et moins émotionnelle. En effet un comportement assimilable à un saut dans le vide, véritable glissement dangereux vers la crédulité, ou la naïveté, ne saurait être de mise ou prospérer dans les relations d’affaires. Celles-ci, doivent reposer sur une confiance calculée, réfléchie, assise sur des bases « objectives » et même très souvent couverte par une assurance.

Confiance et sécurité numériques

Le développement de l’économie dite numérique ne saurait faire abstraction d’une confiance des acteurs qui y interagissent dans la virtualité la plus totale, sans jamais avoir l’opportunité de se rencontrer. La base de leurs relations d’affaires est la confiance qui s’érige ainsi en un gage, un facteur clé de croissance et son absence en constitue un frein. La confiance est un élément déterminant dans le développement de tous les aspects et formes de cette nouvelle économie.

Mais peut-on parler de confiance numérique sans sécurité ?
Le Robert définit la sécurité comme « l’état d’esprit confiant et tranquille d’une personne qui se croit à l’abri ». Dans les transactions électroniques BtoC (orienté consommateur), la sécurité est de manière triviale considérée comme une condition sine qua none de l’établissement de la confiance. Mais, tout comme dans la programmation informatique il est avéré qu’il est scientifiquement impossible de prouver de manière formelle le fonctionnement à 100% d’un algorithme, sécuriser de manière absolue une transaction électronique est une tâche sans fin.

Les spécialistes de la sécurité considèrent, à juste raison, que le nombre de failles techniques potentielles dans un système n’est pas une valeur finie : la sécurité relève plus d’une affaire d’organisation impliquant un ensemble de ressources (humaines, matérielles, financières, etc.), de procédures, de comportements, que de techniques. Sa relation avec la confiance ne saurait être à sens unique, les sentiments qui les lient se nourrissent mutuellement et toute faille ou dysfonctionnement ressenti chez l’un se répercute forcément chez l’autre.

Les transactions électroniques, champ d’application de ces deux notions, exigent des technologies et des systèmes qui répondent aux attentes réelles des acteurs et des utilisateurs. La complexité de la question fait intervenir souvent dans les opérations ce que l’on appelle un « tiers de confiance » qui selon, Alain Borghesi et Arnaud Belleil, est « un acteur, agissant dans l’univers des nouvelles technologies, se portant garant dans une transaction ou un échange impliquant deux parties entre lesquelles la confiance réciproque ne va pas forcément de soi ». Pour eux, il s’agit d’un dispositif complexe pouvant associer plusieurs facteurs : un cadre juridique, des technologies de cryptage, un statut, une image de marque, une bonne assurance en responsabilité civile professionnelle et, enfin, une capacité à coopérer avec d’autres tiers de confiance complémentaires.

Mais il se pose alors de manière récursive la question de la confiance qu’il faille accorder au tiers de confiance. Dans la vie de tous les jours, nous fournissons toujours spontanément, en l’absence de toute sécurité et sans nous poser de questions, nos données personnelles hautement importantes et à la limite même vitales à des organisations (banques, administrations diverses, aéroports, structures privées, etc.) sans aucune maitrise sur leurs destinations finales, leurs lieux et conditions de stockage ni même l’exploitation qui pourrait en être faite contre nous.

Avec le numérique, on peut affirmer que pratiquement aucun paradigme nouveau n’est introduit, il s’agit juste d’une transposition des transactions habituelles entre des humains vers des relations homme-machine ou machine-machine où tout est codifié : les informations cryptées, les processus standardisés et automatisés, les données personnelles protégées par des lois, les obligations de moyens souvent transformées en obligations de résultats dans les contrats, les systèmes devenus redondants, la continuité de service garantie, etc.
Comme on le voit : seules les pratiques changent mais les natures demeurent.

Mor Ndiaye Mbaye, consultant en SI et Base de données
Email : morfattah@gmail.com
Skype : morfattah
Blog : http://morfattah.seneweb.com/

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4678/5219 Régulation des télécoms
  • 348/5219 Télécentres/Cybercentres
  • 3639/5219 Economie numérique
  • 1929/5219 Politique nationale
  • 5024/5219 Fintech
  • 526/5219 Noms de domaine
  • 2056/5219 Produits et services
  • 1797/5219 Faits divers/Contentieux
  • 777/5219 Nouveau site web
  • 5219/5219 Infrastructures
  • 2058/5219 TIC pour l’éducation
  • 189/5219 Recherche
  • 242/5219 Projet
  • 4547/5219 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1840/5219 Sonatel/Orange
  • 1596/5219 Licences de télécommunications
  • 280/5219 Sudatel/Expresso
  • 1005/5219 Régulation des médias
  • 1295/5219 Applications
  • 1070/5219 Mouvements sociaux
  • 1735/5219 Données personnelles
  • 141/5219 Big Data/Données ouvertes
  • 597/5219 Mouvement consumériste
  • 365/5219 Médias
  • 669/5219 Appels internationaux entrants
  • 1613/5219 Formation
  • 101/5219 Logiciel libre
  • 2270/5219 Politiques africaines
  • 1046/5219 Fiscalité
  • 170/5219 Art et culture
  • 580/5219 Genre
  • 1826/5219 Point de vue
  • 1077/5219 Commerce électronique
  • 1486/5219 Manifestation
  • 325/5219 Presse en ligne
  • 126/5219 Piratage
  • 205/5219 Téléservices
  • 929/5219 Biométrie/Identité numérique
  • 412/5219 Environnement/Santé
  • 452/5219 Législation/Réglementation
  • 365/5219 Gouvernance
  • 1764/5219 Portrait/Entretien
  • 144/5219 Radio
  • 752/5219 TIC pour la santé
  • 280/5219 Propriété intellectuelle
  • 63/5219 Langues/Localisation
  • 1161/5219 Médias/Réseaux sociaux
  • 1961/5219 Téléphonie
  • 190/5219 Désengagement de l’Etat
  • 1024/5219 Internet
  • 116/5219 Collectivités locales
  • 417/5219 Dédouanement électronique
  • 1322/5219 Usages et comportements
  • 1084/5219 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 550/5219 Audiovisuel
  • 3275/5219 Transformation digitale
  • 384/5219 Affaire Global Voice
  • 171/5219 Géomatique/Géolocalisation
  • 417/5219 Service universel
  • 676/5219 Sentel/Tigo
  • 174/5219 Vie politique
  • 1814/5219 Distinction/Nomination
  • 34/5219 Handicapés
  • 700/5219 Enseignement à distance
  • 702/5219 Contenus numériques
  • 585/5219 Gestion de l’ARTP
  • 178/5219 Radios communautaires
  • 1918/5219 Qualité de service
  • 488/5219 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5219 SMSI
  • 563/5219 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2751/5219 Innovation/Entreprenariat
  • 1347/5219 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5219 Internet des objets
  • 171/5219 Free Sénégal
  • 706/5219 Intelligence artificielle
  • 205/5219 Editorial
  • 10/5219 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5219 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous