Perturbations Internet : le Congo veut se connecter à un nouveau câble sous-marin
lundi 19 janvier 2026
Les effets des défaillances du câble WACS se font également sentir en République démocratique du Congo. Le 14 janvier 2026, le régulateur télécoms a indiqué que des opérations de maintenance étaient en cours afin de rétablir les services dans les meilleurs délais.
La République du Congo envisage de se connecter à un nouveau câble sous-marin afin de pallier les défaillances du câble WACS, à l’origine de perturbations persistantes de l’accès à Internet depuis plusieurs semaines. Les autorités indiquent que les études techniques ont débuté en fin de semaine dernière et devraient être finalisées dans un délai de deux semaines.
Selon Benjamin Mouandza, directeur des réseaux et services des communications électroniques à l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), la connexion via ce nouveau dispositif pourrait être opérationnelle d’ici trois semaines si le calendrier est respecté. Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur le coût ni sur les caractéristiques techniques de l’infrastructure. Le responsable a par ailleurs exprimé l’espoir que le futur câble « Dow Africa », dont la construction a pris du retard, contribue également au renforcement de la connectivité nationale une fois mis en service.
Cette initiative intervient dans un contexte de forte dégradation de la qualité de service. « Depuis plusieurs semaines, les Congolais subissent des interruptions répétées et une lenteur exaspérante de leur connexion Internet, conséquences directes des défaillances du câble sous-marin WACS, l’une des artères vitales de la fibre optique alimentant l’Afrique en connectivité », a indiqué le ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique dans un communiqué sur sa page Facebook le 16 janvier.
Le Congo dépend du câble WACS depuis 2012 pour son accès au réseau Internet mondial. Le pays s’est également connecté, en août 2023, au câble 2Africa, porté par Meta et présenté comme plus performant. Cette infrastructure ne semble toutefois pas encore activée localement. À titre de comparaison, la République démocratique du Congo (RDC), également connectée à 2Africa depuis 2023, n’a procédé à son activation qu’en décembre 2025.
Les autorités congolaises estiment que la connexion au nouveau câble permettra aux opérateurs de bénéficier d’une meilleure connectivité Internet. Cela leur permettra à leur tour d’améliorer la qualité et la disponibilité des services fournis aux consommateurs, dans un contexte de transformation numérique accélérée. Selon les sources officielles, plus de 3,5 millions de Congolais utilisent l’Internet au quotidien sur une population estimée à près de 6 millions d’habitants.
Par ailleurs, le ministre des Télécommunications, Léon Juste Ibombo (photo), a enjoint les opérateurs à renforcer immédiatement leurs mécanismes de résilience, notamment en activant leurs voies de secours (backups), malgré les surcoûts associés. Il a également appelé à une intensification de la coopération avec les pays frontaliers afin de diversifier les sources de connectivité, et exigé la transmission d’informations techniques détaillées sur les solutions envisagées pour remédier durablement aux défaillances du câble WACS.
Isaac K. Kassouwi
(Source : Agence Ecofin, 19 janvier 2026)
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