OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2019 > Mai 2019 > Perte de revenus des opérateurs face aux OTT : Des solutions pour stopper (…)

Perte de revenus des opérateurs face aux OTT : Des solutions pour stopper l’hémorragie

mercredi 22 mai 2019

Economie numérique

Les soucis des opérateurs classiques face à la concurrence des Ott sont compréhensibles, estime Amadou Ly, ingénieur en télécommunications et réseaux et membre du collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal (Artp). Cependant il pense que des pistes de solutions existent pour stopper l’hémorragie subie par les opérateurs.

Une Ott ou over-The-Top service est un service sur internet (audio, vidéo, Sms et autres médias) qui se fait sans la participation d’un opérateur de réseau classique dans le contrôle et la distribution du contenu, mais qui consomme de la bande passante. Les Ott les plus connus au Sénégal sont Whatsapp, Viber, Messenger, Skype… Un service Ott est fourni à travers les réseaux d’un opérateur mobile, ce qui est vécu par les opérateurs classiques comme une concurrence déloyale. Un opérateur classique comme la Sonatel a enregistré 20 milliards de FCfa de perte en 2018 à cause de ces Ott. Selon son directeur général, Sékou Dramé, 2/3 des appels internationaux entrants se font via les Ott. La percée des Ott a perturbé la quiétude des opérateurs téléphoniques, grignotant progressivement sur leurs revenus. En 2015, la voix (appels téléphoniques) et les Sms portaient 95 % des revenus des opérateurs, rappelle Amadou Ly, ingénieur en télécommunications et réseaux et membre du collège de l’Artp.

« Pendant ce temps, en Europe, on était autour de 50 %. Et les perspectives sont encore plus inquiétantes. On estime qu’en 2020, les opérateurs sénégalais, en tout cas africains, verront leurs chiffres tomber jusqu’à 31% sur les segments voix et Sms, le reste étant capté par les autres services », prévient-il.

Avec l’avènement des terminaux Smartphones et des Ott qui sont favorisés par le développement du très haut débit, de la 4G, les opérateurs voient leurs revenus sur la téléphonie baisser considérablement. Ce qui les oblige à investir massivement sur les réseaux, les infrastructures pour non seulement répondre aux exigences des cahiers de charges imposés par les régulateurs des Etats pour une bonne qualité de service également par les consommateurs qui sont de plus en plus gourmands en qualité de service , ajoute M. Ly.

L’arrivée des Ott a comme conséquence une augmentation considérable du trafic, au grand dam des opérateurs. Et pourtant, ce sont ces mêmes opérateurs qui investissent pour améliorer l’état de ce trafic, mais « s’il n’y a pas de qualité de service, le premier réflexe, c’est de dire que le réseau n’est pas bon. Alors qu’en réalité, ces réseaux, on les bombarde de flux de communication qu’ils sont obligés de redimensionner pour faire face aussi bien à leurs propres demandes ainsi que celles des consommateurs. On voit donc clairement que les Ott ne sont pas soumis aux mêmes règles que les opérateurs classiques. Ils ne payent pas de licence et ne payent pas souvent de taxes et impôts sur les revenus de leur société puisque ce sont des opérateurs qui ne sont pas maîtrisés physiquement. D’ailleurs, en Europe, notamment en France, ils sont en train d’essayer de contraindre les opérateurs à payer des taxes et impôts », explique Amadou Ly.

L’Etat à la rescousse

Cependant, des pistes de solutions existent pour faire souffler les opérateurs. Il faut d’abord que les opérateurs procèdent à une réinvention des pistes de marketing, afin d’approcher leurs clients et proposer des offres illimitées comme c’est le cas en Europe, suggère l’ingénieur en télécommunications. « Si les opérateurs commencent à être plus attractifs, on ira jusqu’à banaliser la voix. Ensuite, on peut proposer des tarifs sur le data (données). Cela suppose qu’il faut investir massivement pour avoir une bande passante intéressante afin de faciliter l’accès aux données. La bande passante est fondamentale parce que c’est la sortie. Tant qu’on ne la développe pas, l’internet va toujours coûter cher », poursuit Amadou Ly.

La réinvention des métiers est aussi essentielle tout en s’accordant à travailler sur les offres voix data classique pour proposer des offres innovantes tels que les Ott le font. Les Etats devraient accompagner déjà par des incitations fiscales et/ou en diminuant certaines charges lors de l’acquisition de l’équipement, estime M. Ly. L’Etat peut aussi accompagner dans la fiscalité et en poussant globalement les Ott à investir, pour arriver à une réglementation à laquelle tout le monde adhère.

« On peut aller jusqu’à créer des liens entre les opérateurs Ott et les opérateurs classiques. C’est l’exemple de Netflix et Google. Parce qu’il ne faut pas perdre de vue que les Etats ont des actions chez les opérateurs classiques », suggère-t-il.

Même s’il trouve difficile de parvenir à un équilibre, M. Ly estime qu’il est possible d’envisager une taxe. « On peut, par exemple, demander à tous les opérateurs Ott chez lesquels les Sénégalais ont des comptes, de contribuer pour un Euro par utilisateur par an. Ce sera de l’argent qui va aider le numérique tout en aidant les Startups à contribuer à l’économie du pays. Ce que les opérateurs classiques disent, c’est qu’ils sont quasiment les seuls à supporter les contraintes des Etats, et ils n’ont pas tort », plaide-t-il.

Oumar Fédior

(Source : Le Soleil, 22 mai 2019)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2419/2946 Régulation des télécoms
  • 182/2946 Télécentres/Cybercentres
  • 1816/2946 Economie numérique
  • 967/2946 Politique nationale
  • 2946/2946 Fintech
  • 278/2946 Noms de domaine
  • 1207/2946 Produits et services
  • 759/2946 Faits divers/Contentieux
  • 388/2946 Nouveau site web
  • 2941/2946 Infrastructures
  • 916/2946 TIC pour l’éducation
  • 109/2946 Recherche
  • 126/2946 Projet
  • 1801/2946 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1245/2946 Sonatel/Orange
  • 845/2946 Licences de télécommunications
  • 148/2946 Sudatel/Expresso
  • 528/2946 Régulation des médias
  • 805/2946 Applications
  • 555/2946 Mouvements sociaux
  • 874/2946 Données personnelles
  • 65/2946 Big Data/Données ouvertes
  • 310/2946 Mouvement consumériste
  • 189/2946 Médias
  • 330/2946 Appels internationaux entrants
  • 886/2946 Formation
  • 60/2946 Logiciel libre
  • 1406/2946 Politiques africaines
  • 522/2946 Fiscalité
  • 98/2946 Art et culture
  • 303/2946 Genre
  • 913/2946 Point de vue
  • 536/2946 Commerce électronique
  • 773/2946 Manifestation
  • 166/2946 Presse en ligne
  • 66/2946 Piratage
  • 105/2946 Téléservices
  • 517/2946 Biométrie/Identité numérique
  • 162/2946 Environnement/Santé
  • 177/2946 Législation/Réglementation
  • 198/2946 Gouvernance
  • 941/2946 Portrait/Entretien
  • 78/2946 Radio
  • 456/2946 TIC pour la santé
  • 147/2946 Propriété intellectuelle
  • 29/2946 Langues/Localisation
  • 579/2946 Médias/Réseaux sociaux
  • 1057/2946 Téléphonie
  • 108/2946 Désengagement de l’Etat
  • 586/2946 Internet
  • 60/2946 Collectivités locales
  • 247/2946 Dédouanement électronique
  • 593/2946 Usages et comportements
  • 533/2946 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 291/2946 Audiovisuel
  • 1859/2946 Transformation digitale
  • 201/2946 Affaire Global Voice
  • 79/2946 Géomatique/Géolocalisation
  • 165/2946 Service universel
  • 353/2946 Sentel/Tigo
  • 92/2946 Vie politique
  • 883/2946 Distinction/Nomination
  • 22/2946 Handicapés
  • 368/2946 Enseignement à distance
  • 355/2946 Contenus numériques
  • 300/2946 Gestion de l’ARTP
  • 91/2946 Radios communautaires
  • 940/2946 Qualité de service
  • 224/2946 Privatisation/Libéralisation
  • 89/2946 SMSI
  • 252/2946 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1406/2946 Innovation/Entreprenariat
  • 704/2946 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2946 Internet des objets
  • 99/2946 Free Sénégal
  • 413/2946 Intelligence artificielle
  • 103/2946 Editorial
  • 2/2946 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2946 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous