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Accueil > Articles de presse > Année 2026 > Mars 2026 > Permis à points, vidéoverbalisation, paiements digitaux : le Sénégal (…)

Permis à points, vidéoverbalisation, paiements digitaux : le Sénégal accélère la digitalisation du Code de la route

mercredi 11 mars 2026

Transformation digitale

Le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a lancé un atelier de travail consacré à l’élaboration de la partie réglementaire du nouveau Code de la route, une pièce essentielle pour rendre pleinement applicable la loi adoptée en 2022.

La rencontre réunit plus d’une quinzaine de ministères et services de l’État concernés par la gestion et la régulation du transport routier. Pendant plusieurs jours, techniciens, experts et représentants institutionnels vont passer au crible un document dense de plus de 600 articles, appelé à structurer en profondeur l’organisation du secteur.

Pour les autorités, l’enjeu est d’accélérer la modernisation du système routier et renforcer la sécurité sur les routes du pays, conformément aux orientations fixées par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette démarche s’inscrit également dans l’agenda de réformes porté par le Premier ministre, Ousmane Sonko, qui vise à doter le Sénégal d’un Code de la route pleinement opérationnel.

« Depuis plusieurs mois, le ministère travaille avec ses services techniques et des experts pour élaborer ce document. Aujourd’hui, il est partagé avec l’ensemble des acteurs afin d’être examiné, diagnostiqué et amélioré », a expliqué Yankhoba Diémé à l’ouverture des travaux

La phase de concertation mobilise notamment les ministères des Forces armées, des Finances, de l’Intérieur, de l’Enseignement supérieur et de l’Emploi, signe du caractère transversal de cette réforme.

Des outils numériques pour mieux contrôler la route

Au-delà du cadre réglementaire, la réforme introduit plusieurs innovations destinées à transformer la gestion du trafic et à renforcer les contrôles.

Parmi les mesures phares figurent l’instauration du permis à points, la vidéoverbalisation à l’aide de dispositifs numériques ou encore la professionnalisation accrue des conducteurs grâce à des formations renforcées.

Le futur dispositif prévoit également la fin des candidatures libres pour l’obtention du permis de conduire, rendant obligatoire le passage par les auto-écoles. À cela s’ajoutent la digitalisation du permis de conduire et la dématérialisation des procédures de paiement des amendes.

La réforme touche aussi la visite technique des véhicules, avec l’ambition d’étendre le réseau de centres sur l’ensemble du territoire et d’intégrer davantage d’outils numériques pour renforcer les contrôles.

Pour le ministre, la réussite de ces innovations repose en grande partie sur la mise en place d’une infrastructure technologique fiable. « Un permis à points ne se gère pas avec un bloc-notes. Il faut un système automatisé capable d’enregistrer les infractions, de décompter les points et de gérer les sanctions », a-t-il insisté.

Une entrée en vigueur visée avant mi-2026

Les autorités misent ainsi sur une digitalisation progressive des procédures, notamment à travers des solutions de paiement électronique et des outils destinés à appuyer les forces de défense et de sécurité dans l’application de la loi. Si aucune date précise n’a encore été arrêtée, le gouvernement espère une mise en application du nouveau dispositif avant la fin du premier semestre 2026.

Certaines mesures devront toutefois être accompagnées de campagnes de sensibilisation pour permettre aux usagers de s’adapter aux nouvelles règles.

« L’essentiel est que l’État prenne les mesures appropriées pour lutter contre l’insécurité routière. Toutes les réformes qui permettront d’être plus efficaces seront soutenues », a assuré Yankhoba Diémé.

Avec cette réforme, les autorités sénégalaises ambitionnent de franchir un cap dans la modernisation du transport routier, dans un contexte où les accidents de la circulation demeurent une préoccupation majeure pour les pouvoirs publics.

(Source : Social Net Link, 11 mars 2026)

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