OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Ressources > Points de vue > 2026 > Penser l’IA publique avant de la déployer

Penser l’IA publique avant de la déployer

dimanche 8 février 2026

Point de vue

Pourquoi l’intelligence artificielle est d’abord une question d’État

L’intelligence artificielle s’est imposée en un temps record au sommet des agendas publics. Nous vivons un moment de bascule historique : l’IA redéfinit déjà les contours de nos économies, de nos administrations et du rapport entre l’État et le citoyen.

Face à cette transformation, une alternative s’impose clairement : subir une innovation importée ou assumer la responsabilité d’en être les architectes.

Pour ma part, ma position est claire : lorsque l’intelligence artificielle entre dans le champ de l’action publique, elle cesse d’être un sujet technique. Elle devient un fait d’État.

C’est là que réside l’erreur la plus fréquente. L’IA est encore trop souvent présentée comme une solution miracle aux dysfonctionnements administratifs : lenteurs, opacité, inefficacité, complexité bureaucratique. Cette vision est non seulement trompeuse, mais dangereuse. L’intelligence artificielle ne répare pas un État désorganisé. Elle en révèle les failles.

Penser l’IA publique ne consiste pas à empiler des technologies. C’est un acte de gouvernance.

C’est décider lucidement :

– Ce qui peut être automatisé,
– Ce qui doit impérativement rester humain,
– Et ce qui relève du choix politique.

C’est aussi organiser la responsabilité publique : qui conçoit, qui contrôle, et surtout qui rend compte lorsque la machine influence la décision de l’État.

Je l’affirme sans détour : on ne “met pas de l’IA” sur une administration qui ne maîtrise ni ses données, ni ses procédures, ni ses indicateurs.

Un État qui ne pilote pas par la donnée ne peut espérer piloter par l’algorithme. Avant de rendre la machine intelligente, l’organisation doit être intelligible.

Mais l’enjeu va plus loin. Il existe un défi plus silencieux que la cyber-insécurité : la perte de notre autonomie de pensée.

Lorsque l’IA assiste la décision publique, elle influence inévitablement notre manière de percevoir la réalité. C’est ce que je nomme la souveraineté cognitive.

Aujourd’hui, les modèles d’IA les plus puissants sont conçus ailleurs. Ils portent des logiques, des valeurs et des biais qui ne sont pas nécessairement les nôtres. Laisser ces modèles orienter nos politiques publiques, c’est accepter une forme de dépendance intellectuelle et stratégique.

Ma vision est celle d’une IA publique souveraine :

– Une IA capable d’intégrer nos réalités culturelles, linguistiques et institutionnelles

– Une IA conçue pour renforcer l’État, non pour l’affaiblir

– Une IA au service du citoyen, et non un substitut à la responsabilité politique.

L’IA publique doit répondre à trois impératifs fondamentaux : mieux décider, mieux protéger et mieux servir.

Elle ne doit jamais devenir un pilote autonome de l’action publique, mais demeurer l’instrument d’une vision politique assumée.

Nous avons une opportunité historique. Notre agilité peut être une force, à condition de ne pas confondre vitesse et précipitation. Nous pouvons sauter certaines étapes technologiques, mais jamais l’étape de la pensée stratégique.

Gouverner l’intelligence artificielle est désormais un acte politique majeur, au même titre que gouverner les finances publiques ou les institutions. Renoncer à cette gouvernance, c’est renoncer à notre souveraineté.

Cette ambition ne pourra toutefois se réaliser par la volonté d’un seul acteur. Elle exige une mobilisation collective : administrations, décideurs publics, innovateurs, entrepreneurs et citoyens. C’est ensemble que nous ferons de l’IA un levier de transformation publique efficace, éthique et profondément humaine.

Gouvernons l’intelligence artificielle avant qu’elle ne gouverne l’État.

Atiou Mounanga, FIRA

(Source : CIO Mag, 8 février 2026)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4630/5333 Régulation des télécoms
  • 415/5333 Télécentres/Cybercentres
  • 3697/5333 Economie numérique
  • 1806/5333 Politique nationale
  • 5282/5333 Fintech
  • 560/5333 Noms de domaine
  • 2523/5333 Produits et services
  • 1611/5333 Faits divers/Contentieux
  • 787/5333 Nouveau site web
  • 5333/5333 Infrastructures
  • 1926/5333 TIC pour l’éducation
  • 196/5333 Recherche
  • 261/5333 Projet
  • 3577/5333 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1970/5333 Sonatel/Orange
  • 1699/5333 Licences de télécommunications
  • 290/5333 Sudatel/Expresso
  • 1522/5333 Régulation des médias
  • 1340/5333 Applications
  • 1215/5333 Mouvements sociaux
  • 1765/5333 Données personnelles
  • 136/5333 Big Data/Données ouvertes
  • 642/5333 Mouvement consumériste
  • 391/5333 Médias
  • 672/5333 Appels internationaux entrants
  • 1801/5333 Formation
  • 100/5333 Logiciel libre
  • 2194/5333 Politiques africaines
  • 1078/5333 Fiscalité
  • 177/5333 Art et culture
  • 592/5333 Genre
  • 1869/5333 Point de vue
  • 1067/5333 Commerce électronique
  • 1532/5333 Manifestation
  • 339/5333 Presse en ligne
  • 133/5333 Piratage
  • 218/5333 Téléservices
  • 955/5333 Biométrie/Identité numérique
  • 313/5333 Environnement/Santé
  • 404/5333 Législation/Réglementation
  • 367/5333 Gouvernance
  • 1911/5333 Portrait/Entretien
  • 155/5333 Radio
  • 829/5333 TIC pour la santé
  • 289/5333 Propriété intellectuelle
  • 61/5333 Langues/Localisation
  • 1419/5333 Médias/Réseaux sociaux
  • 2181/5333 Téléphonie
  • 210/5333 Désengagement de l’Etat
  • 1173/5333 Internet
  • 122/5333 Collectivités locales
  • 503/5333 Dédouanement électronique
  • 1154/5333 Usages et comportements
  • 1089/5333 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5333 Audiovisuel
  • 3517/5333 Transformation digitale
  • 420/5333 Affaire Global Voice
  • 172/5333 Géomatique/Géolocalisation
  • 355/5333 Service universel
  • 686/5333 Sentel/Tigo
  • 180/5333 Vie politique
  • 1621/5333 Distinction/Nomination
  • 37/5333 Handicapés
  • 760/5333 Enseignement à distance
  • 813/5333 Contenus numériques
  • 612/5333 Gestion de l’ARTP
  • 191/5333 Radios communautaires
  • 1860/5333 Qualité de service
  • 456/5333 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5333 SMSI
  • 551/5333 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2855/5333 Innovation/Entreprenariat
  • 1417/5333 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5333 Internet des objets
  • 174/5333 Free Sénégal
  • 833/5333 Intelligence artificielle
  • 209/5333 Editorial
  • 2/5333 Gaming/Jeux vidéos
  • 35/5333 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous