OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2005 > Avril > Pari gagné : les centres d’appels sont devenus le premier employeur privé du (…)

Pari gagné : les centres d’appels sont devenus le premier employeur privé du pays

dimanche 10 avril 2005

Téléservices

Environ 2 500 emplois ont été créés depuis l’installation au Sénégal du premier centre d’appels, PCCI, en novembre 2001. Et ce n’est pas fini ! La plupart des sociétés présentes dans le secteur envisagent des extensions de leurs capacités, donc des emplois qui leur sont liés, tandis que de nouveaux venus étudient le marché dans la perspective d’investissements. Ce sont des Français qui cherchent à délocaliser leur activité au Sénégal pour des raisons de coûts ou des Sénégalais qui ont, pour la plupart, travaillé dans le secteur en France et envisagent de créer leur propre entreprise dans leur pays. « On devrait pouvoir atteindre les mille emplois nouveaux par an ! » jubile un spécialiste du secteur.

Il faut dire que le Sénégal accumule les jokers. D’abord, la qualité irréprochable de son réseau de télécommunications grâce à une liaison directe par fibre optique avec la France. Ensuite, les salaires pratiqués, plus bas qu’en France et même qu’au Maroc. Une société française qui confie la gestion de sa relation-client à un prestataire sénégalais réalise un gain d’exploitation supérieur à 30 %. Un téléacteur sénégalais gagne en effet 400 euros par mois chez PCCI, la plus grosse entreprise du secteur. « C’est l’équivalent du salaire d’un professeur de lycée », remarque Abdoulaye Mboup, son directeur général adjoint. Un niveau de rémunération jugé motivant par les salariés, qui permet aussi à l’employeur d’être exigeant sur les critères de recrutement et de requérir un niveau minimum d’études à bac + 2.

À quoi s’ajoute l’attitude positive du gouvernement sénégalais qui est aux petits soins avec les centres d’appels. En 2004, la loi sur les entreprises franches d’exportation (EFE) a été retouchée sur mesure pour eux. Désormais, un centre d’appels qui réalise plus de 80 % de son chiffre d’affaires avec l’étranger peut prétendre à des avantages fiscaux, dont une diminution de l’impôt sur les sociétés, ramené à 15 % des bénéfices, au lieu de 33 %. Les EFE sont également dispensées des droits de douane sur le matériel importé. La plupart des centres d’appels ont droit à ce régime de faveur puisqu’ils travaillent surtout pour des sociétés françaises : banques, assureurs, vente par correspondance, grande distribution et télécommunications ou gestion de standard déporté pour les professions libérales (médecins, avocats...). Convaincue que la recette est la bonne, l’Agence nationale de promotion des investissements, l’Apix, place les centres d’appels parmi ses toutes premières priorités. Elle s’efforce en particulier de résoudre un des problèmes les plus épineux que rencontrent les nouveaux investisseurs au Sénégal : trouver un terrain ou des locaux pour implanter leur activité.

Aujourd’hui, le pays compte une demi-douzaine de centres d’appels qui ont pour nom : PCCI, Call Me, Center Value, Quality Center, Africatel AVS... À l’exception de Quality Center, basé à Saint-Louis, tous sont implantés à Dakar. Grâce à une quinzaine de gros clients français, en majorité dans le secteur de la téléphonie mobile, PCCI domine très largement le secteur et devrait franchir le cap des 1 500 emplois d’ici à la fin mai, devenant le premier employeur privé du pays. Il disposera alors de 700 positions de travail où se relaieront deux téléacteurs. Plus modeste, le cadet, Quality Center, ne dispose que de trente postes de travail. Quant à Call Me, il est l’illustration du dynamisme actuel du secteur : la société vient de doubler de 125 à 250 son nombre de postes d’appel pour les entreprises françaises « en prévision des nouveaux contrats que nous comptons bien décrocher au Seca », précise un de ses responsables. Il fait allusion au Salon européen des centres de contact et de la relation-client (Seca), qui se tient à Paris, porte de Versailles, du 12 au 14 avril.

Le potentiel de développement semble encore important, même si Abdoulaye Mboup, de PCCI, déclare qu’il ne redoute pas la concurrence qui s’est développée ces deux dernières années. Curieusement, c’est au niveau de la main-d’oeuvre que le premier goulet d’étranglement risque de se manifester. Abdoulaye Mboup constate de plus en plus de difficultés à recruter. Certes, le niveau de rémunération et les conditions de travail attirent de nombreux candidats, jeunes diplômés de l’université pour l’essentiel. Mais « à l’issue des tests, nous n’en gardons qu’environ 3 sur 10 », souligne-t-il. C’est généralement la nécessité de s’exprimer dans un français irréprochable et sans aucun accent qui pose le plus de problèmes. Mais cela aussi, ça s’apprend.

Philippe Garnier

(Source : Jeune Afrique, 10 avril 2005)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4365/5174 Régulation des télécoms
  • 349/5174 Télécentres/Cybercentres
  • 3453/5174 Economie numérique
  • 1794/5174 Politique nationale
  • 4987/5174 Fintech
  • 521/5174 Noms de domaine
  • 2354/5174 Produits et services
  • 1510/5174 Faits divers/Contentieux
  • 762/5174 Nouveau site web
  • 5174/5174 Infrastructures
  • 1715/5174 TIC pour l’éducation
  • 188/5174 Recherche
  • 246/5174 Projet
  • 3607/5174 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1799/5174 Sonatel/Orange
  • 1673/5174 Licences de télécommunications
  • 283/5174 Sudatel/Expresso
  • 988/5174 Régulation des médias
  • 1422/5174 Applications
  • 1053/5174 Mouvements sociaux
  • 1644/5174 Données personnelles
  • 129/5174 Big Data/Données ouvertes
  • 610/5174 Mouvement consumériste
  • 369/5174 Médias
  • 665/5174 Appels internationaux entrants
  • 1745/5174 Formation
  • 96/5174 Logiciel libre
  • 2101/5174 Politiques africaines
  • 1026/5174 Fiscalité
  • 168/5174 Art et culture
  • 583/5174 Genre
  • 2086/5174 Point de vue
  • 1014/5174 Commerce électronique
  • 1530/5174 Manifestation
  • 363/5174 Presse en ligne
  • 126/5174 Piratage
  • 214/5174 Téléservices
  • 980/5174 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5174 Environnement/Santé
  • 376/5174 Législation/Réglementation
  • 388/5174 Gouvernance
  • 1764/5174 Portrait/Entretien
  • 146/5174 Radio
  • 765/5174 TIC pour la santé
  • 361/5174 Propriété intellectuelle
  • 59/5174 Langues/Localisation
  • 1105/5174 Médias/Réseaux sociaux
  • 2078/5174 Téléphonie
  • 197/5174 Désengagement de l’Etat
  • 1049/5174 Internet
  • 114/5174 Collectivités locales
  • 481/5174 Dédouanement électronique
  • 1372/5174 Usages et comportements
  • 1039/5174 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 562/5174 Audiovisuel
  • 3250/5174 Transformation digitale
  • 390/5174 Affaire Global Voice
  • 158/5174 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5174 Service universel
  • 674/5174 Sentel/Tigo
  • 185/5174 Vie politique
  • 1539/5174 Distinction/Nomination
  • 35/5174 Handicapés
  • 715/5174 Enseignement à distance
  • 691/5174 Contenus numériques
  • 605/5174 Gestion de l’ARTP
  • 180/5174 Radios communautaires
  • 1779/5174 Qualité de service
  • 440/5174 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5174 SMSI
  • 464/5174 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2771/5174 Innovation/Entreprenariat
  • 1397/5174 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5174 Internet des objets
  • 179/5174 Free Sénégal
  • 636/5174 Intelligence artificielle
  • 202/5174 Editorial
  • 26/5174 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous