OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2009 > Paiement par mobile : la nouvelle frontière de la téléphonie mobile en Afrique ?

Paiement par mobile : la nouvelle frontière de la téléphonie mobile en Afrique ?

mardi 30 juin 2009

Introduite en Afrique au milieu des années 90, la téléphonie mobile a connu un développement extraordinaire qui l’a vu dépasser, en moins d’une décennie, le taux de pénétration de la téléphonie fixe, pourtant plus que centenaire, puis atteindre un taux de pénétration à deux chiffres qui se situe en moyenne autour de 30% de la population mais dépasse les 50% dans certain pays. Ce succès s’explique d’abord par les énormes besoins en communication à satisfaire sur un continent où les opérateurs publics se sont globalement montrés incapables de fournir un service universel des télécommunications accessible à la majorité des citoyens. A cela, s’ajoute qu’avec l’ouverture des marchés à la concurrence, le ticket d’entrée pour accéder aux services de la téléphonie mobile a drastiquement baissé au point d’être souvent quasiment gratuit si l’on omet le prix d’acquisition du terminal qui a lui aussi fortement baissé sous le double effet de la vente d’appareils neufs à bon marché et de l’émergence d’un marché des terminaux de seconde main. Mieux, pour rendre plus abordables les tarifs des communications, qui restent malgré tout beaucoup plus élevés que ceux de la téléphonie fixe, les opérateurs ont multiplié les opérations de promotion, réduit la valeur faciale des cartes de recharge de crédit, permis la recharge de crédit à partir de sommes dérisoires et autorisé le transfert de crédit à un tiers. Malgré son succès, la téléphonie mobile a pendant longtemps offert une gamme de services et d’applications visant des niches d’utilisateurs à travers notamment le téléchargement de sonneries et de logos, des services d’informations par SMS et plus récemment l’Internet mobile. Les choses ont cependant commencé à changer depuis le milieu des années 2000 avec le lancement de systèmes de paiement par téléphone mobile tels Wizzit, M-Pesa, Text me cash, Celpay, Orange Money, Zap, etc. Sur un continent où l’écrasante majorité de la population est quotidiennement confrontée aux affres de la pauvreté et où de nombreuses familles vivent, où plutôt survivent, grâce aux transferts de fonds effectués d’un côté par les immigrés et d’un autre côté par tous ceux qui bénéficient de revenus réguliers, ces systèmes de transfert de fonds ont rapidement connu un grand succès. Ils se substituent en effet aux services financiers postaux peu développés et souvent peu fiables ainsi qu’aux banques qui jouent un rôle marginal avec un taux de bancarisation de 3,6% pour l‘ensemble du contient africain. Dans ce contexte, et si leur utilisation n’implique pas le paiement de commissions trop élevées, ils pourraient jouer un rôle important pour le paiement des factures des sociétés concessionnaires (eau, électricité et téléphone), le versement de salaires, de pensions de retraite ou de bourses d’études, l’acquittement de certaines taxes, la réalisation d’opération dans les organismes de microcrédit, etc. La précipitation avec laquelle les opérateurs de téléphonie cellulaire présents en Afrique s’empressent de proposer des services de paiement par mobile semble indiquer qu’ils pourraient devenir la « killer application » de la téléphonie mobile sur le continent dans les prochaines années. Sur des marchés de plus en plus concurrentiels avec trois (Sénégal), quatre (Ghana), cinq (Ouganda), voire six opérateurs (Côte d’ivoire) et sur lesquels la portabilité des numéros devrait peu à peu faire son apparition, la mise en place de ce type d’application est également un excellent moyen pour les opérateurs de fidéliser durablement une clientèle qui devrait être de moins en moins captive. Ceci dit ne rêvons pas trop ! L’Afrique n’ayant pas encore fait son entrée dans la société de consommation, loin s’en faut, ces services, mêmes s’ils présentent un réel intérêt, ne devraient pas révolutionner les activités financières et commerciales et la valeur des transactions générées ne devrait pas porter sur des montants extraordinaires au regard du volume global des mouvements financiers de toutes sortes.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2185/2526 Régulation des télécoms
  • 173/2526 Télécentres/Cybercentres
  • 1665/2526 Economie numérique
  • 882/2526 Politique nationale
  • 2409/2526 Fintech
  • 260/2526 Noms de domaine
  • 996/2526 Produits et services
  • 728/2526 Faits divers/Contentieux
  • 371/2526 Nouveau site web
  • 2526/2526 Infrastructures
  • 858/2526 TIC pour l’éducation
  • 94/2526 Recherche
  • 121/2526 Projet
  • 1632/2526 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 906/2526 Sonatel/Orange
  • 796/2526 Licences de télécommunications
  • 139/2526 Sudatel/Expresso
  • 506/2526 Régulation des médias
  • 643/2526 Applications
  • 525/2526 Mouvements sociaux
  • 809/2526 Données personnelles
  • 70/2526 Big Data/Données ouvertes
  • 297/2526 Mouvement consumériste
  • 186/2526 Médias
  • 324/2526 Appels internationaux entrants
  • 804/2526 Formation
  • 47/2526 Logiciel libre
  • 1011/2526 Politiques africaines
  • 492/2526 Fiscalité
  • 84/2526 Art et culture
  • 290/2526 Genre
  • 868/2526 Point de vue
  • 506/2526 Commerce électronique
  • 733/2526 Manifestation
  • 159/2526 Presse en ligne
  • 62/2526 Piratage
  • 102/2526 Téléservices
  • 471/2526 Biométrie/Identité numérique
  • 154/2526 Environnement/Santé
  • 169/2526 Législation/Réglementation
  • 178/2526 Gouvernance
  • 881/2526 Portrait/Entretien
  • 72/2526 Radio
  • 387/2526 TIC pour la santé
  • 139/2526 Propriété intellectuelle
  • 29/2526 Langues/Localisation
  • 535/2526 Médias/Réseaux sociaux
  • 974/2526 Téléphonie
  • 96/2526 Désengagement de l’Etat
  • 533/2526 Internet
  • 57/2526 Collectivités locales
  • 204/2526 Dédouanement électronique
  • 568/2526 Usages et comportements
  • 514/2526 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2526 Audiovisuel
  • 1573/2526 Transformation digitale
  • 191/2526 Affaire Global Voice
  • 80/2526 Géomatique/Géolocalisation
  • 161/2526 Service universel
  • 330/2526 Sentel/Tigo
  • 87/2526 Vie politique
  • 781/2526 Distinction/Nomination
  • 17/2526 Handicapés
  • 348/2526 Enseignement à distance
  • 350/2526 Contenus numériques
  • 298/2526 Gestion de l’ARTP
  • 95/2526 Radios communautaires
  • 882/2526 Qualité de service
  • 222/2526 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2526 SMSI
  • 237/2526 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1351/2526 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2526 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2526 Internet des objets
  • 85/2526 Free Sénégal
  • 333/2526 Intelligence artificielle
  • 97/2526 Editorial
  • 14/2526 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2526 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous