OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Juin > Oumou Wane, Directrice d’Africa 7 : ’’Ma licence de télévison a pris tout le (…)

Oumou Wane, Directrice d’Africa 7 : ’’Ma licence de télévison a pris tout le monde au dépourvu ’’

mardi 28 juin 2011

Audiovisuel

Vous lancez au mois de juillet une chaîne de télévision au Sénégal que vous avez voulu appeler Africa 7. Pourquoi ce nom ?

Tout d’abord, c’est une question d’engagement. Mon parcours professionnel, surtout ces dernières années, a été au service de l’Afrique et des projets de développement. J’ai été consultante de beaucoup d’institutions et à ce titre j’ai mesuré le rôle fondamental de l’information dans les processus de sensibilisation des populations. Les canaux traditionnels sont lents et peuvent s’avérer inopérants dans certains cas de figure où il faut une communication éclair, instantanée, de crise disons. Cette nécessité, c’est la télévision et la radio qui y répondent de manière efficace et nette.

Vous le savez aussi, je suis très concernée et sensible aux questions d’éducation, (je suis une digne fille d’enseignant) et comme je le dis souvent, le besoin d’éduquer est un défaut génétique chez moi. N’ayant pu enseigner comme ma grande sœur et mon grand frère, j’ai choisi de le faire via la télévision. C’est comme cela que sont nées les émissions Citizen Match, Dictées et TV jobs, qui font référence aujourd’hui.

Pour donc revenir à votre question, le nom Africa 7 s’est naturellement imposé lorsqu’il s’est agi de nommer la chaîne. Il était clair à mes yeux que la télé devait aller au-delà du Sénégal, pas seulement en termes de diffusion mais surtout en terme de contenu. Pour le 7, en dehors du fait que c’est mon chiffre fétiche c’est surtout les 5 régions de l’Afrique, la diaspora et le reste du monde.

Madame, votre chaine Africa 7, avant même son lancement fascine tout le monde, à quoi cela tient il ?

Je pense tout d’abord que cela tient à ma personne. Le fait que je sois une femme dans ce monde plutôt viril n’est pas anodin. Je suis l’une des rares en Afrique, si je ne suis la seule et cela intrigue.

L’autre chose qui fascine c’est peut être la diversité culturelle et toutes ces nationalités au sein de la chaine. A ce jour, plus de 60 personnes sont déjà en poste, d’autres vont arriver et ca grouille de partout dans une ambiance studieuse et bon enfant mais aussi très glamour avec toutes ces filles fatales aux têtes bien faites qui ont investi la chaine...

Dans cet environnement économique morose, comment êtes vous parvenue à faire le montage financier ? Tout le monde dit que vous avez été financée par le Président de la République.

Il est déplorable que dans un pays comme le Sénégal, qu’on ait pu imaginer qu’un Sénégalais ou une Sénégalaise puisse relever le défi de l’initiative et de bâtir un projet quel qu’il soit sans être politicien et sans la moindre contribution étatique. Heureusement, nous avons un environnement bancaire à l’affût de projets innovants et prometteurs. Ce projet vise à démontrer qu’il n’est point besoin de venir d’outre-tombe pour réussir et seuls le travail et la détermination sont les clés du succès.

Par conséquent, si vous vous souvenez bien, j’ai obtenu les fréquences de télé et radio l’été dernier et à ce jour je suis encore en train de travailler au lancement qui est certes imminent mais n’en a pas moins pris 11 mois de préparatifs. La partie financière a été longue et pénible et cela continuera tant que nous n’aurons pas lancé la chaîne. Beaucoup d’investisseurs attendent de voir car les média sont réputés, surtout ici, ne pas gagner de l’argent et d’être des gouffres. Cela je le sais et dès lors, je n’ai pas assis le modèle économique de la chaine sur des revenus publicitaires. Il en faut juste un peu au départ mais vous verrez dès le lancement la diversité des concepts qui vont se mettre en branle pour assurer l’autonomie financière du groupe.

De plus, pour financer la chaine, j’ai fait un apport personnel, fruit de 20 ans d’expérience au service d’institutions internationales. Il m’a fallu aussi vendre une propriété à Paris. Le financement complémentaire résulte d’un emprunt obtenu auprès de la Banque Atlantique (une banque africaine), qui a bien étudié mon dossier et m’accompagne day to day pour m’éviter les erreurs qui plombent les sociétés. C’est pas moins de 700 millions qui sont en jeu, d’où le coaching serré de la banque, qui n’est pas toujours agréable mais s’avère efficace. Le Fonds de promotion économique, qui comme son nom l’indique, a pour mission notamment de promouvoir l’initiative privée, est intervenu dans le bouclage du financement à hauteur de 250 millions sur les 450 sollicités.

Pour le reste, écoutez, sur la base d’un projet bien étudié, dont l’ambition est d’éduquer, d’informer et de divertir, le Président de la République a effectivement facilité l’octroi de la licence afin de servir notre pays et l’Afrique en général. Il est évident que des mains puissantes, qui aujourd’hui s’inscrivent dans la calomnie et la désinformation, ont cherché à entraver le processus et c’est pour cette raison que le Président de la République est activement intervenu pour la délivrance de la fréquence.

Bien entendu, mes amis, car avec de tels amis, nul n’a besoin d’ennemis, ont veillé à couper toute aide du Président de la République pour que la chaine ne voit jamais le jour. Donc, même si le Président voulait m’aider, il n’aurait pu le faire. Je suis un cauchemar vivant pour certains.

En résumé, ironie du sort, je ne sais pas ce que les autres ont reçu ou pas, mais moi, je veux clore ce débat une fois pour toutes, je suis la seule ou fais partie de ces seules médias à n’avoir reçu aucun penny ni de l’Etat, ni du Président de la République ni de personne d’autre. Même pas une petite subvention pour les aspects éducatifs ou l’emploi.

(Source : Seneweb, 28 juin 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4713/5535 Régulation des télécoms
  • 365/5535 Télécentres/Cybercentres
  • 3790/5535 Economie numérique
  • 2039/5535 Politique nationale
  • 5535/5535 Fintech
  • 547/5535 Noms de domaine
  • 2066/5535 Produits et services
  • 1522/5535 Faits divers/Contentieux
  • 783/5535 Nouveau site web
  • 5267/5535 Infrastructures
  • 1836/5535 TIC pour l’éducation
  • 196/5535 Recherche
  • 249/5535 Projet
  • 4011/5535 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1865/5535 Sonatel/Orange
  • 1660/5535 Licences de télécommunications
  • 296/5535 Sudatel/Expresso
  • 1130/5535 Régulation des médias
  • 1318/5535 Applications
  • 1085/5535 Mouvements sociaux
  • 1956/5535 Données personnelles
  • 128/5535 Big Data/Données ouvertes
  • 615/5535 Mouvement consumériste
  • 379/5535 Médias
  • 667/5535 Appels internationaux entrants
  • 1728/5535 Formation
  • 95/5535 Logiciel libre
  • 2331/5535 Politiques africaines
  • 1091/5535 Fiscalité
  • 180/5535 Art et culture
  • 617/5535 Genre
  • 1923/5535 Point de vue
  • 1174/5535 Commerce électronique
  • 1668/5535 Manifestation
  • 336/5535 Presse en ligne
  • 131/5535 Piratage
  • 217/5535 Téléservices
  • 1027/5535 Biométrie/Identité numérique
  • 379/5535 Environnement/Santé
  • 353/5535 Législation/Réglementation
  • 383/5535 Gouvernance
  • 1831/5535 Portrait/Entretien
  • 150/5535 Radio
  • 773/5535 TIC pour la santé
  • 307/5535 Propriété intellectuelle
  • 61/5535 Langues/Localisation
  • 1118/5535 Médias/Réseaux sociaux
  • 2119/5535 Téléphonie
  • 201/5535 Désengagement de l’Etat
  • 1067/5535 Internet
  • 124/5535 Collectivités locales
  • 433/5535 Dédouanement électronique
  • 1155/5535 Usages et comportements
  • 1077/5535 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 573/5535 Audiovisuel
  • 3516/5535 Transformation digitale
  • 404/5535 Affaire Global Voice
  • 166/5535 Géomatique/Géolocalisation
  • 322/5535 Service universel
  • 684/5535 Sentel/Tigo
  • 183/5535 Vie politique
  • 1700/5535 Distinction/Nomination
  • 38/5535 Handicapés
  • 713/5535 Enseignement à distance
  • 722/5535 Contenus numériques
  • 616/5535 Gestion de l’ARTP
  • 190/5535 Radios communautaires
  • 1958/5535 Qualité de service
  • 524/5535 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5535 SMSI
  • 486/5535 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2884/5535 Innovation/Entreprenariat
  • 1490/5535 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 49/5535 Internet des objets
  • 179/5535 Free Sénégal
  • 992/5535 Intelligence artificielle
  • 221/5535 Editorial
  • 58/5535 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/5535 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous