OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2002 > Septembre > Oumar Ndiaye, directeur technique de ANTG en Carloline du Nord :« Il faut (…)

Oumar Ndiaye, directeur technique de ANTG en Carloline du Nord :« Il faut des garanties de sécurité sur les réseaux »

samedi 14 septembre 2002

Portrait/Entretien

Son entrée, en 1992, au Massachusetts Institute of Technology (MIT) avait fait les colonnes de la presse aux Etats-Unis et au Sénégal en raison de son parcours atypique. Parce qu’Oumar Ndiaye était alors taximan dans le Bronx. Cet émigré revient au pays à la tête d’une société des nouvelles technologies, ANTG (Advanced Network Technology Group) qui propose son expertise pour la mise à niveau des sociétés sénégalaises dans le domaine des NTIC, et plus spécialement appliquées aux télécommunications.

Vous arrivez dans un paysage où existait déjà une forte concurrence. Comment comptez-vous donc réaliser cette ambition de gagner 25 % du marché ?

Oumar Ndiaye : C’est vrai, la compétition existait déjà avant notre arrivée. Pour atteindre nos objectifs, nous misons sur notre savoir-faire et sur un programme de partenariat avec les différents acteurs déjà présents, parce que nous sommes convaincus que c’est un secteur tellement vaste qu’il y a toujours de la place pour une complémentarité. Les prestataires qui sont déjà là étaient venus pour réaliser les infrastructures de base.

Or ce sont des systèmes qui sont appelés à évoluer, qui évoluent d’ailleurs au jour le jour, puisque nous sommes dans le domaine des nouvelles technologies. Ensuite, notre stratégie ne consiste pas à attendre que le client fasse appel à nous, mais plutôt à aller inspecter l’existant, en faire un audit technique pour leur proposer de faire en sorte qu’ils soient toujours le plus proche possible de l’état actuel des technologies. D’ailleurs nous n’excluons pas des relations de partenariat avec ceux-là que vous désignez comme la concurrence.

Question :Naturellement, on se dit tout de suite que voilà un Sénégalais de retour au pays. Que pensez-vous apporter concrètement au Sénégal ?

– Ce que j’espère pouvoir apporter au Sénégal, c’est l’expérience américaine que j’ai accumulée. Ce n’est pas seulement au point de vue technique ou éducationnel, mais surtout en ce qui concerne les méthodes de travail que j’ai eu à développer pendant ma collaboration avec Cisco International (Société américaine leader en matière de développement de routeurs -ndlr). Cela m’a permis de travailler au plus haut niveau de décision dans les différents départements des systèmes d’information et avec les plus grandes multinationales comme ATT qui est mondialement connu.

Comment avez-vous été reçu dans les sociétés sénégalaises ?

– Je pense que les gens ont apprécié la possibilité d’avoir un choix plus large pour satisfaire leurs besoins en matière de systèmes d’interconnexion. Pour ceux qui s’y connaissent, disons que la réaction est spontanée. Mais dans la moitié des cas, au niveau des sociétés sénégalaises qui ne s’y connaissent pas trop, il faut expliquer pour faire passer le message. Parce qu’il s’agit d’un domaine très technique, ceux qui connaissent la certification Cisco-CCIE viennent spontanément vers nous.

Les étudiants par exemple n’hésitent pas à nous contacter pour essayer d’en savoir plus. Cependant, il est assez surprenant, quelquefois au niveau des sociétés avec un niveau d’expertise assez élevé, de trouver certains ingénieurs informaticiens qui ne s’y connaissent pas tellement dans ce domaine. C’est peut-être parce qu’il n’y a pas assez d’ouverture ou bien eux-mêmes ne vont pas vers l’information. Dès fois, par contre, il est difficile de mettre en évidence la différence de niveau d’expertise. Parce que le client, souvent, ce qui l’intéresse, c’est que l’interconnexion marche.

Alors qu’il y a autre chose bien au-delà de pouvoir simplement interconnecter deux éléments actifs. Il y a des services, des garanties de sécurité et des aspects de performance qui, souvent, ne sont pas évidents. Pour les clients avertis, ce sont les points sur lesquels nous comptons pour faire la différence. C’est-à-dire en termes de performance, de sécurité et de sécurisation, en ce sens que lorsqu’une ligne flanche, il faudrait que tout puisse basculer automatiquement sur une autre. C’est là le challenge pour nous : expliquer et convaincre le client que ces éléments-là sont aussi importants que d’être sur un réseau interconnecté.

Cette difficulté de convaincre ne tient-elle pas au niveau d’informatisation du Sénégal ? Quelle appréciation en avez-vous faites ?

– Paradoxalement, je dirai que le Sénégal n’a rien à envier à ses voisins, en tout cas pour ce qui concerne le domaine dans lequel j’évolue, c’est-à-dire, les télécoms. En dehors de l’Afrique du Sud et du Maghreb auquel je ne suis pas très familier, l’avance du Sénégal est réel. Par exemple, par rapport à la Côte d’Ivoire qui est économiquement mieux lotie, j’ose dire que le système des télécoms sénégalais est en avance, même s’agissant du nombre de certifiés en systèmes de réseau. Maintenant, il faut certainement ajouter qu’être le numéro 1 en Afrique ne veut pas dire qu’on est au top niveau. C’est ainsi que je peux apprécier la situation. En outre, la question du niveau des certifiés se pose souvent chez les prestataires et non chez le client qui, lui, a besoin de comprendre.

Vous rentrez au pays en tant que privé alors que vous auriez certainement gagné à rester aux Etats-Unis. Qu’est-ce qui vous motive ?

– C’est vrai, je suis rentré en tant que privé. Il faut dire que j’étais déjà entrepreneur, parce que j’avais mon propre taxi. Ce qui m’a permis de quitter mon employeur. Mais j’ai toujours pensé que je devais quelque chose au Sénégal. Puisque ce sont les pauvres paysans qui ont financé mes études préscolaires et scolaires et qui m’ont permis de pouvoir bénéficier de ces opportunités pour réaliser aux Etats-Unis. C’était donc pour moi un besoin impératif de revenir pour faire bénéficier le Sénégal de mon expertise en mettant mes propres moyens.

(Source : Le Soleil 14 septembre 2002)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4417/5284 Régulation des télécoms
  • 354/5284 Télécentres/Cybercentres
  • 3652/5284 Economie numérique
  • 2139/5284 Politique nationale
  • 5284/5284 Fintech
  • 528/5284 Noms de domaine
  • 2419/5284 Produits et services
  • 1486/5284 Faits divers/Contentieux
  • 782/5284 Nouveau site web
  • 5103/5284 Infrastructures
  • 1808/5284 TIC pour l’éducation
  • 194/5284 Recherche
  • 244/5284 Projet
  • 3720/5284 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1943/5284 Sonatel/Orange
  • 1631/5284 Licences de télécommunications
  • 284/5284 Sudatel/Expresso
  • 1189/5284 Régulation des médias
  • 1272/5284 Applications
  • 1073/5284 Mouvements sociaux
  • 1710/5284 Données personnelles
  • 132/5284 Big Data/Données ouvertes
  • 601/5284 Mouvement consumériste
  • 367/5284 Médias
  • 654/5284 Appels internationaux entrants
  • 1654/5284 Formation
  • 198/5284 Logiciel libre
  • 2444/5284 Politiques africaines
  • 1121/5284 Fiscalité
  • 171/5284 Art et culture
  • 620/5284 Genre
  • 1792/5284 Point de vue
  • 1156/5284 Commerce électronique
  • 1477/5284 Manifestation
  • 323/5284 Presse en ligne
  • 127/5284 Piratage
  • 210/5284 Téléservices
  • 901/5284 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5284 Environnement/Santé
  • 350/5284 Législation/Réglementation
  • 356/5284 Gouvernance
  • 1769/5284 Portrait/Entretien
  • 150/5284 Radio
  • 744/5284 TIC pour la santé
  • 275/5284 Propriété intellectuelle
  • 61/5284 Langues/Localisation
  • 1123/5284 Médias/Réseaux sociaux
  • 1995/5284 Téléphonie
  • 196/5284 Désengagement de l’Etat
  • 1084/5284 Internet
  • 116/5284 Collectivités locales
  • 425/5284 Dédouanement électronique
  • 1240/5284 Usages et comportements
  • 1053/5284 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 569/5284 Audiovisuel
  • 3731/5284 Transformation digitale
  • 388/5284 Affaire Global Voice
  • 211/5284 Géomatique/Géolocalisation
  • 315/5284 Service universel
  • 669/5284 Sentel/Tigo
  • 177/5284 Vie politique
  • 1539/5284 Distinction/Nomination
  • 34/5284 Handicapés
  • 692/5284 Enseignement à distance
  • 702/5284 Contenus numériques
  • 592/5284 Gestion de l’ARTP
  • 185/5284 Radios communautaires
  • 1809/5284 Qualité de service
  • 440/5284 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5284 SMSI
  • 566/5284 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2966/5284 Innovation/Entreprenariat
  • 1412/5284 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5284 Internet des objets
  • 207/5284 Free Sénégal
  • 807/5284 Intelligence artificielle
  • 196/5284 Editorial
  • 2/5284 Gaming/Jeux vidéos
  • 63/5284 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous