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Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Septembre > Oumar Ndiaye, DG ANTG : Un exemple de détermination

Oumar Ndiaye, DG ANTG : Un exemple de détermination

vendredi 17 septembre 2004

Portrait/Entretien

Le travail et la persévérance ont toujours été les leviers sur lesquels Oumar Ndiaye s’est appuyé pour réussir dans ses entreprises. C’est à Kolda où il a vu le jour en 1966 qu’il fera ses premières armes à l’école française. Par la suite, il va rejoindre la capitale sénégalaise, Dakar pour y poursuivre ses études. C’est au Lycée Lamine Guèye ex-van Vo qu’il décrochera son bac série C en 1986. Le précieux diplôme en poche, le Koldois ira tenter sa chance à l’Université Cheikh Anta Diop. Là-bas, il sera orienté à la faculté des sciences et techniques plus précisément en Maths- physique. Mais cette première année universitaire ne sera pas couronnée de succès pour lui, de même que l’année suivante. Puisqu’elle va coïncider avec l’année blanche. Une terrible année qui fera perdre à beaucoup de jeunes qui frappaient fort aux portes de l’Université leurs convictions. Si pour certains c’était la fin des études et pour d’autres le temps de se lancer dans une autre activité pour Oumar Ndiaye, c’était la voie de l’émigration. D’ailleurs, c’est ce qu’il fera en juillet 1988. Avec l’aide de son grand frère, ingénieur de son Etat, il décide de tenter l’aventure. Et c’est la grande métropole Américaine, New York qui sera son point de chute. II y trouve un univers totalement différent de tout ce qu’il avait vu jusqu’à présent. Mais cela ne l’impressionne guère. Tellement l’ envie de réussir débordait chez le jeune émigré sénégalais. Oumar était, en plus, conscient des sacrifices consentis par sa famille, surtout son grand frère pour qu’il puisse faire le voyage à l’autre bout du
monde. Donc seule une très belle réussite pouvait récompenser ceux qui croyaient en ses capacités. il travaille très dure pendant les premiers mois de son séjour New Yorkais en faisant trois boulots par jour. L’argent qu’il gagnait de ce dur labeur lui permettait de vivre mais aussi de suivre des cours d’anglais. Cette forte envie de réaliser quelque chose en un temps très court lui permet au bout de quatre mois passés sur le sol américain et un rythme de travail fou de se payer un taxi. il devient son propre patron et peut maintenant épargner afin de réaliser son objectif d’intégrer une université américaine. Cette opportunité Oumar Ndiaye l’aura après avoir roulait pendant six mois avec son taxi. Ses économies lui permettront de s’inscrire en septembre 1989 à l’université Lehmann. C’est le début de la deuxième aventure universitaire du jeune Oumar Ndiaye, mais elle n’a rien à voir avec celle de Dakar.

Cette fois-ci avec la grande détermination qu’il avait en bandoulière, Oumar pouvait soulever des montagnes. C’est ainsi qu’il se fixe comme objectif à son entrée à l’Université Lehmann d’accomplir en trois ans un parcours qui, d’habitude, se fait en quatre ans. Pour accomplir cette performance, le jeune Sénégalais va faire 15 heures de taxi par jour du vendredi au samedi, malgré 45 heures de cours à l’université.

Au bout de trois années de sacrifices, le taxi man étudiant décroche sa maîtrise et cerise sur le gâteau, il est major de sa promotion. Ce qui va lui ouvrir les portes des plus grandes universités américaines dont le Massachusetts institute of Tethnology qu’il choisira finalement. Il avait alors 25 ans. Dans cette prestigieuse université où n’est pas admis qui veut, Oumar Ndiaye fera une maîtrise et un doctorat en télécommunication informatique. Il prendra aussi quelques cours de business à la célèbre université de Harvard.

Après ces études à MIT, Oumar est, convoité par plusieurs entreprises de la Sillicon Valley et des plus prestigieuses dont Oracle, Nortel, HP et Cisco internationale. C’est cette dernière qui a eu la chance d’enrôler le jeune ingénieur informaticien fraîchement sorti de MIT. Au sein de Cisco, Oumar Ndiaye est d’abord ingénieur développeur de logiciel puis ingénieur senior consultant. En 1999, il quitte cette boîte pour s’inscrire à son propre compte en montant avec quelques amis sa structure dénommé Advanced Network technology group (ANTG).

En 2002, plus de dix ans après son départ pour le pays de l’oncle Sam, Oumar Ndiaye décide de rentrer au bercail afin de participer au développement de son pays. Une patrie dont il reste redevable pour avoir financer ses études primaires et secondaires. Donc rien de plus normal pour lui que de faire bénéficier son pays de l’expérience acquise lors de son séjour au Etats-unis. Ce souhait se concrétise en 200 1 avec la mise en place de ANTG au Sénégal. Une société spécialisée dans les nouvelles technologies et qui propose son expertise pour la mise à niveau des sociétés sénégalaises dans le domaine des NTIC, et plus spécialement appliquées aux télécommunications. Un secteur où il trouvera des concurrents sérieux. Mais aujourd’hui trois ans après son retour au pays, l’objectif qu’il s’était fixé au départ de gagner 25% des parts de marché est atteint. Et en dehors de grandes boîtes de la place avec lesquelles il travaille comme la Sonatel sans citer les autres qui dépendent de l’administration, ANTG offre aussi ses services dans quelques pays africains comme le Gabon où son expertise est reconnue.

Aliou KANE NDIAYE

(Source : Nouvel Horizon, 17 septembre 2004)

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