OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2018 > Mai 2018 > Ouganda : une taxe journalière sur les médias sociaux à compter du 1er juillet

Ouganda : une taxe journalière sur les médias sociaux à compter du 1er juillet

jeudi 31 mai 2018

Fiscalité

Levée de boucliers d’une partie des députés contre ce qu’ils considèrent comme une « double taxation ». Les remous provoqués par les débats parlementaires n’ont pas empêché une majorité de députés d’entériner le vote d’une loi polémique sur la taxation sur les transactions d’argent mobile et l’utilisation des médias sociaux. A partir de ce 1er juillet, une taxe va s’appliquer sur tous les services de messagerie, mais aussi les autres réseaux sociaux et les services de « mobile-money ». Les motivations de ces nouvelles taxes n’ont pas manqué de créer une vive polémique.

« Nous perdons de l’argent à cause de la corruption, mais nous voulons taxer les pauvres qui essaient de survivre. J’ai honte de faire partie d’un Parlement qui étrangle la vie des Ougandais ». Katusabe Godfrey, député d’opposition, est furieux, tout comme les 26,4 millions d’abonnés mobile et les 17 millions d’utilisateurs d’Internet -dans un pays de 41 millions d’habitants- après le vote d’une loi controversée qui taxe désormais les transactions financières sur mobile et les réseaux sociaux.

Taxe pour services sociaux pour le gouvernement, « double taxe pour l’opposition »

Avec l’onction du vote de la majorité du Parlement, la nouvelle loi, une proposition de la Commission des finances, sera applicable dès le 1er juillet. Dans le détail, toute utilisation d’une plateforme comme WhatsApp, Facebook, Viber, Skype et du même type expose son bénéficiaire à une taxe obligatoire de 200 shillings soit un peu plus de 0,05 dollar par jour. De même, dans toute transaction financière via mobile, l’Etat prélève 1% de la somme objet de la transaction.

« Ces personnes que nous taxons ont besoin de soins médicaux gratuits, d’éducation et de tous les services », justifie le gouvernement ougandais qui indique que les recettes provenant de ces taxes seront réaffectées au financement dans des domaines aussi vitaux que l’accès à l’électricité, l’amélioration de la connectivité à Internet, la gratuité de l’éducation et des soins ou encore la construction d’infrastructures publiques.

« Une double taxation », critiquent les opposants au texte. Les fournisseurs télécoms appliquent déjà un prélèvement sur les forfaits pour l’utilisation de plateformes comme WhatsApp. Une autre taxe ferait payer, selon eux, à l’utilisateur deux fois que nécessaire. Autre réserve soulevée par une frange des députés, la taxe sur les transactions financières sur téléphone mobile qui impacterait les revenus des personnes vulnérables, notamment les personnes vivant dans les zones rurales.

« Dans ma circonscription, il n’y a pas de banque pour offrir des transactions financières aux habitants, donc ils dépendent de l’argent mobile. Si vous imposez cette taxe, comment les gens dans les régions rurales vont-ils garder leur argent ? », s’interroge le député David Abala lors des débats houleux durant lesquels certains députés issus du camp présidentiel n’ont pas soutenu les arguments de la majorité.

Une raison bien cachée de voter cette loi

La loi sur la taxation des transactions financières et des médias sociaux aura animé l’agenda parlementaire du mois de mai... dans la controverse. Pourtant, ce mercredi 30 mai, lorsqu’elle est validée par un parlement dominé par la coalition autour du Mouvement de résistance nationale (NMR, en anglais) du président Yoweri Kaguta Museveni, certains doutaient encore de son bien-fondé.

Dans un pays où l’accès à Internet avait été restreint lors de la présidentielle de 2016, suivi du vote d’une loi de surveillance cybernétique, l’activiste Rosebell Kagumire estime que cette nouvelle loi « fait partie d’une tentative plus large visant à restreindre la liberté d’expression ». Il faut dire que les arguments gouvernementaux pour faire passer la pilule ne sont pas si solides que cela.

Quelques jours avant l’ouverture des débats, le président avait lui-même cité, parmi les avantages de cette loi, la « réduction des commérages ». L’objectif pourrait être plus financier que « restreindre l’accès à la liberté d’expression ». Le pays espère atteindre une croissance de 7,6% pour l’année 2018 en augmentant les recettes de l’Etat via la fiscalité.

Dans la loi approuvée ce mercredi 30 mai, les taxes concernent également l’huile de cuisson, les carburants, les boissons alcoolisées. Curieusement, cette « fiscalité agressive » ne concerne pas les grandes entreprises du pays. Mais selon les estimations gouvernementales, les nouvelles taxes devraient générer 16,2 milliards de shillings, soit 4,5 millions de dollars. Un pactole pour une motivation bien cachée.

Ibrahima Bayo Jr.

(Source : La Tribune Afrique, 31 mai 2018)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6653/8098 Régulation des télécoms
  • 555/8098 Télécentres/Cybercentres
  • 5231/8098 Economie numérique
  • 2617/8098 Politique nationale
  • 7622/8098 Fintech
  • 788/8098 Noms de domaine
  • 2938/8098 Produits et services
  • 2255/8098 Faits divers/Contentieux
  • 1200/8098 Nouveau site web
  • 8098/8098 Infrastructures
  • 2634/8098 TIC pour l’éducation
  • 286/8098 Recherche
  • 379/8098 Projet
  • 5253/8098 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2716/8098 Sonatel/Orange
  • 2575/8098 Licences de télécommunications
  • 449/8098 Sudatel/Expresso
  • 1497/8098 Régulation des médias
  • 2180/8098 Applications
  • 1668/8098 Mouvements sociaux
  • 2546/8098 Données personnelles
  • 189/8098 Big Data/Données ouvertes
  • 920/8098 Mouvement consumériste
  • 556/8098 Médias
  • 1014/8098 Appels internationaux entrants
  • 2708/8098 Formation
  • 143/8098 Logiciel libre
  • 3162/8098 Politiques africaines
  • 1677/8098 Fiscalité
  • 275/8098 Art et culture
  • 890/8098 Genre
  • 2600/8098 Point de vue
  • 1537/8098 Commerce électronique
  • 2367/8098 Manifestation
  • 549/8098 Presse en ligne
  • 195/8098 Piratage
  • 337/8098 Téléservices
  • 1483/8098 Biométrie/Identité numérique
  • 469/8098 Environnement/Santé
  • 600/8098 Législation/Réglementation
  • 601/8098 Gouvernance
  • 2668/8098 Portrait/Entretien
  • 220/8098 Radio
  • 1158/8098 TIC pour la santé
  • 522/8098 Propriété intellectuelle
  • 89/8098 Langues/Localisation
  • 1687/8098 Médias/Réseaux sociaux
  • 2972/8098 Téléphonie
  • 297/8098 Désengagement de l’Etat
  • 1600/8098 Internet
  • 176/8098 Collectivités locales
  • 612/8098 Dédouanement électronique
  • 2154/8098 Usages et comportements
  • 1586/8098 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 863/8098 Audiovisuel
  • 4860/8098 Transformation digitale
  • 596/8098 Affaire Global Voice
  • 241/8098 Géomatique/Géolocalisation
  • 487/8098 Service universel
  • 1049/8098 Sentel/Tigo
  • 272/8098 Vie politique
  • 2332/8098 Distinction/Nomination
  • 51/8098 Handicapés
  • 1055/8098 Enseignement à distance
  • 1049/8098 Contenus numériques
  • 896/8098 Gestion de l’ARTP
  • 293/8098 Radios communautaires
  • 2887/8098 Qualité de service
  • 680/8098 Privatisation/Libéralisation
  • 206/8098 SMSI
  • 713/8098 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4179/8098 Innovation/Entreprenariat
  • 2177/8098 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 73/8098 Internet des objets
  • 258/8098 Free Sénégal
  • 1098/8098 Intelligence artificielle
  • 310/8098 Editorial
  • 96/8098 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous