Ouganda : Airtel teste le service Direct-to-Cell avec Starlink
vendredi 22 mai 2026
Starlink, filiale de SpaceX, a récemment obtenu l’autorisation de déployer ses services Internet haut débit en Ouganda. Cette avancée permet à Airtel Uganda de concrétiser son partenariat avec l’entreprise sur un service stratégique.
Airtel Uganda a annoncé le lancement de tests sur la technologie Direct-to-Cell de Starlink, une solution permettant aux smartphones de se connecter directement à des satellites en orbite basse, sans équipement additionnel. L’information a été dévoilée mardi 19 mai dans une publication sur LinkedIn.
L’opérateur indique vouloir explorer les possibilités offertes par cette technologie afin d’améliorer la couverture mobile dans les zones mal desservies du pays, où le déploiement d’infrastructures terrestres reste complexe et coûteux.
« Ce service permettra d’étendre la connectivité aux zones reculées et difficiles d’accès, de manière transparente. Cette technologie connecte automatiquement les smartphones aux satellites, améliorant ainsi l’accès aux appels, aux SMS et à certains services de données », a indiqué Soumendra Sahu (photo), président-directeur général d’Airtel Uganda.
Concrètement, le Direct-to-Cell repose sur des satellites agissant comme des relais cellulaires en orbite basse. Les smartphones compatibles peuvent s’y connecter automatiquement pour accéder à certains services mobiles, notamment les SMS, les appels et des services de données limités, sans matériel supplémentaire.
Cette initiative s’inscrit dans le partenariat noué en 2025 entre Airtel Africa et SpaceX pour déployer progressivement les services Starlink Direct-to-Cell sur les marchés africains du groupe à partir de 2026.
Selon les données de la Uganda Communications Commission, 18,5 millions de personnes sur 47,1 millions de souscriptions mobiles utilisaient les services d’Internet mobile à la fin de l’année 2025. De son côté, DataReportal indique que l’Ouganda comptait 11,4 millions d’internautes au début de l’année 2026, soit un taux de pénétration de 22 %.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 22 mai 2026)
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