OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Septembre > ORBUS 2000 de Trade Point Sénégal : 428 millions engloutis dans un système (…)

ORBUS 2000 de Trade Point Sénégal : 428 millions engloutis dans un système inutile

mardi 14 septembre 2004

Dédouanement électronique

Le gouvernement avait beaucoup misé sur le Trade Point Sénégal et son système de dédouanement numérique Orbus 2000 pour la mise en place duquel le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) a été contraint de prêter 428 millions de francs. Seulement voilà, Orbus aussi bien que Trade Point Sénégal sont entrain d’être un gros éléphant blanc. Les opérateurs économiques n’en veulent pas. Et le Cosec en est aujourd’hui à vouloir recouvrir une créance auprès d’un Trade Point qui a des ambitions trop grandes qui risqent de compromettre son existence.

Le Conseil Sénégalais des chargeurs (Cosec) est en train de réfléchir sur une stratégie devant lui permettre de recouvrer ses 428 millions de francs. Une somme qu’il avait prêtée en 1997 au Trade point Sénégal pour la conception de « Orbus 2000 », un système de dédouanement électronique. Dans un entretien accordé au quotidien Walf, son directeur administratif qui a suivi le dossier estime qu’il s’agit d’une réflexion qui vient à son heure parce que, explique-t-il, la date du remboursement du prêt qui était arrêtée en 2001 n’a pas été respectée de nos jours. Par ailleurs expert maritime, Serigne Diop Thiam justifie le retard du remboursement du prêt par les difficultés financières que traverse le Trade point Sénégal. « Je pense que le Trade point Sénégal se trouve dans l’incapacité de nous rembourser notre prêt parce qu’il est dans une situation difficile », avance M. Thiam. A ce propos, ce dernier déclare n’être pas surpris de l’incapacité du Trade point à faire face à son devoir de remboursement du prêt contracté. « Le Cosec avait estimé à l’époque que le Trade point Sénégal, dans sa configuration, n’était pas viable parce qu’il avait des ambitions trop grandes qui risquaient de compromettre son existence », souligne notre interlocuteur. D’après lui, le Cosec était sceptique quant à la création du Trade point Sénégal à la suite d’une mission d’investigation qu’il avait effectuée à l’époque au Maroc, à la Tunisie et au Singapour pour s’imprégner de l’expérience de ces pays en matière de création de Trade point. Car, justifie-t-il, les ambitions des Trade point qui existent dans ces pays sont modestes. Le directeur technique du Cosec en veut pour preuve le cas du Bénin où, dit-il, le Trade point n’est qu’une cellule intégrée au sein du Conseil national des chargeurs du Bénin. Une expérience dont, de l’avis de Serigne Diop Thiam, le Sénégal pouvait s’inspirer. « Je pense que le Trade point Sénégal pouvait bien être intégré dans le Cosec comme cela se fait ailleurs parce que nous jouons le rôle qu’il (Trade point) joue en matière de facilitation des formalités du commerce extérieur qui fait partie de nos missions », regrette l’expert maritime.

Aussi, M. Thiam peut-il se prévaloir d’avoir raison sur l’histoire pour avoir prédit l’échec du Trade point Sénégal dont la création, à ses yeux, ne se justifiait pas. Avec comme argument le fait que Orbus 2000 qui a été conçu sur la base du prêt Cosec a été cédé au franc symbolique à la douane. Celle-ci l’a confié à un Groupement d’intérêt économique (Gie) qui en assure l’exploitation. S’il en est ainsi, pourquoi alors octroyé un prêt de 428 millions de francs Cfa à une entreprise qui ne présentait pas les garanties de remboursement ? « Nous n’avons pas fait ce prêt de notre propre gré. »Nous l’avons fait sur instruction du gouvernement", répond-il.

Pourtant la requête de prêt formulée par le Trade point Sénégal était plus ambitieuse que la somme de 428 millions de francs. « Le Trade point nous avait au départ demandé deux milliards de francs », révèle le directeur technique du Cosec.

M. Thiam se représente la gravité des conséquences qui pourraient découler d’une telle requête. « Imaginez si nous avions accédé à cette requête, qu’allions nous faire », se demande-t-il en guise de conclusion.

Ndakhté M. GAYE

(Source : Wal Fadjri, 14 septembre 2004)


Des opérateurs n’en veulent pas

Moustapha Lô, le secrétaire général de l’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal a estimé que l’idée à l’origine de la création du Trade point Sénégal a été faussée au départ. « On avait arrêté l’idée selon laquelle le Trade point Sénégal devrait être logé dans le bâtiment de la douane du Port autonome de Dakar (Pad) et devrait être un guichet unique où tous les services ayant trait au dédouanement électronique seront logés », rappelle-t-il. Mais pour M. Lô, l’idée est faussée dès lors qu’on a laissé les locaux de la douane du Pad pour installer ailleurs cette structure. D’où la raison de son boycott de ce système. « Depuis lors, je ne collabore pas avec le Trade point. Je fais mes transactions avec une autre structure de la place. Et je pense que c’est pareil pour beaucoup d’autres opérateurs économiques », dit-il. Une autre justification de son absence de collaboration avec le Trade point est à rechercher à la disponibilité des informations dans l’Internet. « Il est devenu facile maintenant d’avoir des informations que nous souhaitons sur l’Internet. Nous sommes toujours en contact avec nos partenaires », explique M. Lô. Une façon pour lui de montrer son désintéressement à solliciter les services du Trade point dont il déclare ignorer à présent le fonctionnement. « Je ne sais même pas si le Trade point existe ou non », ironise-t-il

Nd. M. GAYE

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4506/5299 Régulation des télécoms
  • 362/5299 Télécentres/Cybercentres
  • 3975/5299 Economie numérique
  • 1983/5299 Politique nationale
  • 5046/5299 Fintech
  • 537/5299 Noms de domaine
  • 2044/5299 Produits et services
  • 1539/5299 Faits divers/Contentieux
  • 772/5299 Nouveau site web
  • 5299/5299 Infrastructures
  • 1831/5299 TIC pour l’éducation
  • 190/5299 Recherche
  • 253/5299 Projet
  • 3498/5299 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1821/5299 Sonatel/Orange
  • 1663/5299 Licences de télécommunications
  • 283/5299 Sudatel/Expresso
  • 1580/5299 Régulation des médias
  • 1308/5299 Applications
  • 1122/5299 Mouvements sociaux
  • 1757/5299 Données personnelles
  • 129/5299 Big Data/Données ouvertes
  • 628/5299 Mouvement consumériste
  • 377/5299 Médias
  • 679/5299 Appels internationaux entrants
  • 1896/5299 Formation
  • 101/5299 Logiciel libre
  • 2139/5299 Politiques africaines
  • 1386/5299 Fiscalité
  • 174/5299 Art et culture
  • 595/5299 Genre
  • 1751/5299 Point de vue
  • 1031/5299 Commerce électronique
  • 1608/5299 Manifestation
  • 377/5299 Presse en ligne
  • 133/5299 Piratage
  • 226/5299 Téléservices
  • 1031/5299 Biométrie/Identité numérique
  • 316/5299 Environnement/Santé
  • 389/5299 Législation/Réglementation
  • 491/5299 Gouvernance
  • 1758/5299 Portrait/Entretien
  • 147/5299 Radio
  • 739/5299 TIC pour la santé
  • 278/5299 Propriété intellectuelle
  • 64/5299 Langues/Localisation
  • 1138/5299 Médias/Réseaux sociaux
  • 1943/5299 Téléphonie
  • 194/5299 Désengagement de l’Etat
  • 1031/5299 Internet
  • 119/5299 Collectivités locales
  • 460/5299 Dédouanement électronique
  • 1181/5299 Usages et comportements
  • 1069/5299 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 578/5299 Audiovisuel
  • 3400/5299 Transformation digitale
  • 402/5299 Affaire Global Voice
  • 220/5299 Géomatique/Géolocalisation
  • 326/5299 Service universel
  • 698/5299 Sentel/Tigo
  • 184/5299 Vie politique
  • 1564/5299 Distinction/Nomination
  • 38/5299 Handicapés
  • 714/5299 Enseignement à distance
  • 706/5299 Contenus numériques
  • 615/5299 Gestion de l’ARTP
  • 182/5299 Radios communautaires
  • 1988/5299 Qualité de service
  • 486/5299 Privatisation/Libéralisation
  • 135/5299 SMSI
  • 484/5299 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2726/5299 Innovation/Entreprenariat
  • 1421/5299 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5299 Internet des objets
  • 175/5299 Free Sénégal
  • 590/5299 Intelligence artificielle
  • 203/5299 Editorial
  • 28/5299 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous