OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Janvier > Olivier Sagna, Secrétaire général d’Osiris : « La libéralisation du secteur (…)

Olivier Sagna, Secrétaire général d’Osiris : « La libéralisation du secteur des telecoms vient à point nommé ! »

vendredi 16 janvier 2004

Privatisation/Libéralisation

Avec la libéralisation du secteur des télécommunications, quelle sera la place d’Internet ? À cette question, M. Olivier Sagna, Secrétaire général de l’Observatoire des Systèmes d’Information et des Inforoutes au Sénégal (OSIRIS), répond. Selon lui, la fin du monopole de la Sonatel dans le milieu des télécommunications sera une aubaine pour les Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI), le monde rural sera mieux servi en matière de téléphonie mobile, il y aura une diversité de choix dans les technologies alternatives pour le plus grand bénéfice des utilisateurs et des opérateurs.

Fin du monopole

“Il faut se réjouir de la fin du monopole sur la téléphonie fixe et Internet qui étaient réservés à la Sonatel. Depuis que la Sonatel a été privatisée, elle n’est plus une société sénégalaise, en terme de capital. Car la majorité du capital est détenue par France Télécom. L’entreprise est une société française. Et aujourd’hui, en terme de capital, même si au plan juridique, c’est une société sénégalaise, il était quand même anormal qu’on donne, au Sénégal, à une société étrangère privée, un monopole dans le secteur des télécommunications. J’estime, avec d’autres personnes, qu’on a mis un peu la charrue avant les bœufs. Lorsqu’on a dû privatiser la Sonatel, on aurait dû, en même temps, libéraliser le marché. C’est-à-dire, ouvrir tout le secteur à la concurrence pour que l’ensemble des personnes qui voulaient investir le secteur puissent y venir et intervenir.

Pourquoi ? Parce que la Sonatel, ayant un monopole dans le marché, signifie que sur un certain nombre de domaines, notamment la téléphonie fixe et l’Internet, les clients n’avaient pas le choix en terme de prix.
La Sonatel vous dit : “ Je fixe tel prix et je ne peux pas faire moins cher compte tenu de mes charges ”. Personne ne peut vérifier, car il n’existe pas de concurrent pour faire pression sur elle pour dire “ moi j’offre moins cher que la Sonatel ” et les clients vont pouvoir bénéficier de cette baisse des prix. La Sonatel, n’ayant pas aussi de concurrent sur tous ses services, en terme de qualité de service, si vous n’êtes pas satisfaits du service offert, vous n’avez pas de recours. Ce qui faisait qu’elle prenait beaucoup de liberté avec ses clients.’’ “ Sur le plan des applications des outils techniques, la Sonatel vous dit : ‘’j’ai investi dans telle technologie, c’est la technologie que j’utilise. Demain, lorsque le marché sera ouvert et qu’il y aura plusieurs opérateurs, plusieurs intervenants, chacun va pouvoir venir avec ses technologies notamment des technologies alternatives. Voici quelques-uns des intérêts qu’on peut y voir.’’

Téléphonie rurale

“ Jusqu’à présent, la Sonatel a toujours dit que la téléphonie rurale n’est pas rentable bien qu’il y ait eu des efforts qui ont été faits ces dernières années. On a peu investi dans la téléphonie au niveau des zones rurales. Aujourd’hui, avec la libéralisation du marché, on va pouvoir avoir, par exemple, des opérateurs qui vont être spécialisés. Ils vont vous dire “ moi je vais investir dans la téléphonie rurale, parce que j’ai des solutions technologiques et je pense que c’est rentable ”. Donc je crois, qu’à la fois en terme de prix, il va avoir des incidents, car dans tous les secteurs où il y a des concurrents, il y aura une baisse de prix. En terme de qualité de service, des effets bénéfiques sont attendus, puisque qu’il y aura beaucoup d’opérateurs et s’ils veulent avoir des clients, ils chercheront à fournir le meilleur service. Il y aura aussi une plus grande diversité dans les technologies qui pourront être utilisées. Celles que l’on appelle les technologies alternatives, les technologies sans fil, etc. Là, chaque opérateur va pouvoir utiliser la technologie qui lui convient le mieux et le client pourra avoir un recours à un plus grand nombre de technologies qui existent à l’heure actuelle."

Des opérateurs vont s’intéresser à des secteurs jugés non rentables par la SONATEL

“ En terme de couverture, on va pouvoir avoir des opérateurs qui vont s’intéresser à des secteurs jugés, pour le moment, non rentables par la Sonatel. C’est vrai qu’avec le système des télécentres, il y a un fort pourcentage de la population sénégalaise qui est couverte par le téléphone, mais on sait que dans certains endroits, les gens n’ont pas accès au téléphone. Aujourd’hui on considère que l’accès à ces types de services fait partie des droits fondamentaux comme l’accès à l’eau, à l’éducation à la santé, etc. Dans le monde d’aujourd’hui, c’est légitime que quelqu’un puisse avoir le téléphone pour être en contact avec ses parents qui sont simplement dans la ville d’à côté ou à l’extérieur. Demain, il faut espérer qu’il y aura des opérateurs qui vont s’intéresser à cette question de la téléphonie rurale pour renforcer encore le maillage du territoire qui existe actuellement.’’

Le pays est connecté à l’Internet par la SONATEL

“ La Sonatel a le monopole des liaisons spécialisées, c’est-à-dire que le pays est connecté à l’Internet aujourd’hui par la Sonatel. Quand on veut faire de l’Internet, on est obligé de passer par elle. Elle loue maintenant des liaisons spécialisées entre ses installations techniques et des fournisseurs, éventuellement des fournisseurs de services Internet comme le Métissacana ou « Wait » avant qu’ils ne disparaissent. Ces derniers revendaient les adresses électroniques ou la possibilité d’accéder à Internet. Avec la libéralisation, cela va permettre à d’autres personnes de faire le travail que fait actuellement la Sonatel. C’est-à-dire que pour se connecter à Internet, on n’est plus tenu de passer par ses services. Donc là aussi les gens vont pouvoir faire jouer la concurrence, les prix vont donc devoir diminuer.’’

Des fournisseurs d’accès à Internet ont disparu à cause de la SONATEL

“ Bon nombre des fournisseurs de services Internet qui s’étaient installés ont disparu à cause des prix exorbitants pratiqués pendant longtemps par la Sonatel. Or la concurrence était faussée car la société de télécommunication faisait des tarifs préférentiels pour ses propres filiales (Télécom plus, Sonatel multimédias) qui étaient branchés directement sur ses installations au niveau des installations techniques. Ce qui faisait, qu’ils avaient une qualité que les autres ne pouvaient pas fournir car ils étaient obligés de passer par les liaisons spécialisées avec des débits inférieurs. Donc, les filiales de la Sonatel dans le domaine de l’Internet bénéficiaient de tarifs préférentiels, de l’expertise technique de la Sonatel, d’un traitement technique privilégié. Ils étaient capables de fournir un service de meilleure qualité. C’est de cette manière que tous les Fournisseurs d’Accès à l’Internet (FAI) ont disparu. Alors que ce métier de FAI était un service ouvert à la concurrence.

“Par ces pratiques, la Sonatel en a fait un secteur où il y avait un monopole de fait, celui de sa filiale. Les gens qui avaient voulu faire de la téléphonie sur internet, il y avait notamment ce qu’on appelle des opérateurs de terminaisons d’appel compte tenu des tarifs proposés par la Sonatel, ont été tous obligés de fermer leurs activités alors qu’ils voulaient la faire de manière légale en respectant les contrats de la Sonatel. Il n’y a que Sillicon Valley qui arrive à s’en sortir parce qu’ils ont d’autres activités : ils font des montages d’ordinateur, ils ont un vaste réseau de cyber café etc. C’est un des seuls FAI qui aujourd’hui a pu tenir la tête hors de l’eau.’’

“ L’impact pour les utilisateurs de cyber café, c’est qu’il y aura une baisse des prix pour les internautes avec la libéralisation. La baisse de coûts pourrait permettre à des associations de mettre en place des centres d’accès communautaires parce que, avoir une liaison spécialisée leur reviendra moins cher. ”

Propos recueillis par Oumoul K. Diakhaté

(Source : Taxi, 16 janvier 2004)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4439/5614 Régulation des télécoms
  • 360/5614 Télécentres/Cybercentres
  • 3716/5614 Economie numérique
  • 1788/5614 Politique nationale
  • 4990/5614 Fintech
  • 536/5614 Noms de domaine
  • 2105/5614 Produits et services
  • 1521/5614 Faits divers/Contentieux
  • 749/5614 Nouveau site web
  • 5614/5614 Infrastructures
  • 2207/5614 TIC pour l’éducation
  • 188/5614 Recherche
  • 250/5614 Projet
  • 4670/5614 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1872/5614 Sonatel/Orange
  • 1646/5614 Licences de télécommunications
  • 281/5614 Sudatel/Expresso
  • 1013/5614 Régulation des médias
  • 1374/5614 Applications
  • 1401/5614 Mouvements sociaux
  • 1756/5614 Données personnelles
  • 141/5614 Big Data/Données ouvertes
  • 608/5614 Mouvement consumériste
  • 386/5614 Médias
  • 656/5614 Appels internationaux entrants
  • 1632/5614 Formation
  • 100/5614 Logiciel libre
  • 2189/5614 Politiques africaines
  • 1087/5614 Fiscalité
  • 176/5614 Art et culture
  • 593/5614 Genre
  • 1863/5614 Point de vue
  • 1187/5614 Commerce électronique
  • 1488/5614 Manifestation
  • 325/5614 Presse en ligne
  • 126/5614 Piratage
  • 206/5614 Téléservices
  • 959/5614 Biométrie/Identité numérique
  • 396/5614 Environnement/Santé
  • 641/5614 Législation/Réglementation
  • 360/5614 Gouvernance
  • 1786/5614 Portrait/Entretien
  • 144/5614 Radio
  • 770/5614 TIC pour la santé
  • 280/5614 Propriété intellectuelle
  • 58/5614 Langues/Localisation
  • 1193/5614 Médias/Réseaux sociaux
  • 2031/5614 Téléphonie
  • 197/5614 Désengagement de l’Etat
  • 1048/5614 Internet
  • 116/5614 Collectivités locales
  • 418/5614 Dédouanement électronique
  • 1476/5614 Usages et comportements
  • 1134/5614 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 557/5614 Audiovisuel
  • 3495/5614 Transformation digitale
  • 391/5614 Affaire Global Voice
  • 358/5614 Géomatique/Géolocalisation
  • 412/5614 Service universel
  • 715/5614 Sentel/Tigo
  • 177/5614 Vie politique
  • 1695/5614 Distinction/Nomination
  • 34/5614 Handicapés
  • 713/5614 Enseignement à distance
  • 739/5614 Contenus numériques
  • 593/5614 Gestion de l’ARTP
  • 181/5614 Radios communautaires
  • 2047/5614 Qualité de service
  • 549/5614 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5614 SMSI
  • 530/5614 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2795/5614 Innovation/Entreprenariat
  • 1562/5614 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5614 Internet des objets
  • 175/5614 Free Sénégal
  • 898/5614 Intelligence artificielle
  • 202/5614 Editorial
  • 11/5614 Gaming/Jeux vidéos
  • 25/5614 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous