OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2020 > Août 2020 > Offres illimix : les dessous d’une bataille déséquilibrée

Offres illimix : les dessous d’une bataille déséquilibrée

vendredi 14 août 2020

Régulation des télécoms

La bataille des offres a toujours miné le secteur des télécommunications, mais depuis un certain temps, elle apparaît sous un visage qui ne lui était pas connu jusqu’ici. Entre des offres décriées, un régulateur jugé parfois laxiste, beaucoup d’acteurs et experts des télécommunications soupçonnent une concurrence déloyale au détriment des challengers de l’opérateur leader, Orange.

C’est l’opérateur Free qui a ouvert le bal des offres illimix à prix relativement bas. Une entrée fracassante qui n’a pas manqué de susciter la riposte de son concurrent principal Orange. L’opérateur leader met sur le marché des offres qui elles aussi épousent les attentes des consommateurs. Plus tard, c’est Expresso qui s’y mettra. Même s’il n’a pas connu le même succès, il aura eu le mérite de suivre la tendance. Une bataille féroce s’installe alors sur le marché. Professeur au Cem Dalifort, Babacar Gaye s’en délecte. « Cela veut dire que les prix pratiqués jusqu’ici ne sont pas justes. Je suis persuadé qu’ils peuvent encore mieux faire. Mais en attendant, on en profite. J’ai deux puces, et je ne me plains pas », se réjouit-il.

Etudiant en Marketing à Itecom, Mbaye Diagne ne cache pas lui aussi son satisfecit. Entre ses revenus quasi nuls et un besoin constant d’être connecté, il fallait une offre adaptée. Il l’a trouvée grâce à cette bataille des offres. C’est tant mieux », dit-il d’un sourire narquois. Mais pendant que les consommateurs se délectaient de ces nouvelles offres, l’opérateur leader débarque avec de nouvelles offres qui ne semblent pas répondre aux attentes des consommateurs. C’est du moins ce qui ressort des différentes réactions sur la toile et de la part des associations consuméristes. De nouvelles offres que le Directeur général de Sonatel a tenté d’expliquer. « Contrairement à ce qui est dit, nous avons un mouvement qui s’inscrit dans les baisses tarifaires. Nous sommes dans une période assez particulière, avec la Covid, où nous avons montré notre engagement à accompagner l’Etat et nos clients dans cette période difficile. Pendant la période Covid, on avait mis sur le marché des offres spécifiques, dénommées offres Covid pour une partie de nos clients qui sont sur Kirène. Nous avons remarqué que ces clients qui ont le pouvoir d’achat le plus faible avaient commencé à décrocher. Ces offres Covid ont été lancées dans une période spécifique avec l’autorisation de l’Artp. Et la fin de l’état d’urgence nous a amenés, sur autorisation de l’Artp, à retirer ces offres. Et il était urgent pour nous d’apporter une réponse pour ces clients », a-t-il expliqué à la presse.

L’ARTP laxiste ou dépourvue de pouvoir de sanction ?

Malgré ces explications, les contestations continuent de pleuvoir. Allant jusqu’à pousser le gendarme des télécommunications, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) à sortir de son silence. Alors qu’Orange dit avoir lancé ses offres sur autorisation du régulateur, ce dernier, dans un communiqué, semble se rétracter. « L’Artp demande à Orange Sonatel de surseoir aux nouvelles offres mises sur le marché, le 22 juillet 2020 », a-t-elle écrit dans un communiqué. Selon cet expert en télécommunication qui a requis l’anonymat, il y a un double jeu qui ne dit pas son nom.

« Selon le Code des communications électroniques de 2018, l’opérateur ne peut augmenter ses tarifs sans en informer au préalable le régulateur, dans un délai d’un mois avant l’entrée en vigueur des nouveaux tarifs. Donc, avant que les citoyens ne soient informés, l’Artp l’a été un mois avant et n’a pas jugé utile de « freiner » Orange. Il a fallu qu’il y ait une vague d’indignations pour que l’Artp sorte de son hibernation, non pas pour être ferme, mais pour solliciter une suspension. Parce que dans le communiqué, l’Artp ne donne pas injonction d’annuler, mais demande à Orange de Surseoir aux nouveaux tarifs. Et Orange semble ne pas s’en soucier », analyse-t-il. Pour Ndiaga Guèye, Président de l’Association sénégalaise des usagers des Tic (Asutic), dans ce cas de figure, il est important que l’Artp joue son rôle de régulateur. « Elle doit se prévaloir de ses pouvoirs règlementaires, en auto-saisine, qui lui permettent de prendre la décision d’annuler.

Pour rappel, par décision n°2019-015, l’ARTP a obligé en novembre 2019 l’opérateur Free Sénégal à retirer ses nouvelles offres du marché. Si un tel résultat est obtenu avec un opérateur qui n’a pas une puissance significative sur le marché, il faut savoir que l’autorité de régulation dispose de compétences et de prérogatives beaucoup plus contraignantes quand il s’agit d’un opérateur puissant. L’Asutic l’exhorte à aller dans ce sens », indique le communiqué. Pourtant d’après des sources dignes de foi, l’Artp n’a pas de pouvoir absolue de sanction contre un opérateur. « Il peut informer mais cela ne veut pas dire que c’est l’Artp qui donne l’autorisation d’augmenter. Le code des télécommunications numériques ne dit pas clairement que l’Artp dispose du pouvoir de sanctionner hic et nunc un opérateur qui augmente son prix » , explique-t-il.

Le régulateur campe sur position

Invité de l’émission Rfm Matin, le Directeur général de l’Artp Abdoul Ly s’est voulu clair. Le régulateur ne compte pas s’en arrêter là dans sa volonté d’inciter Orange à revoir ses dernières offres illimix qui ont suscité beaucoup de remous. « Même si l’Artp est à équidistance des opérateurs de télécommunications, les droits des consommateurs pour des services accessibles sont une préoccupation prioritaire pour le régulateur. J’ai rencontré les responsables de Sonatel Orange et les consommateurs pour trouver une solution. Après, j’ai demandé à l’opérateur d’arrêter ses nouvelles offres prises dans ce contexte difficile pour les consommateurs avec la crise de la pandémie ; ce n’est pas le moment de faire des offres décriées. Aucun opérateur n’a moralement le droit de faire ça », a-t-il décrié.

Par L’AS

(Source : Social Net Link, 14 août 2020)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4479/5574 Régulation des télécoms
  • 349/5574 Télécentres/Cybercentres
  • 3570/5574 Economie numérique
  • 1821/5574 Politique nationale
  • 5152/5574 Fintech
  • 589/5574 Noms de domaine
  • 2004/5574 Produits et services
  • 1514/5574 Faits divers/Contentieux
  • 798/5574 Nouveau site web
  • 5574/5574 Infrastructures
  • 1897/5574 TIC pour l’éducation
  • 188/5574 Recherche
  • 242/5574 Projet
  • 3782/5574 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2159/5574 Sonatel/Orange
  • 1596/5574 Licences de télécommunications
  • 284/5574 Sudatel/Expresso
  • 1006/5574 Régulation des médias
  • 1538/5574 Applications
  • 1177/5574 Mouvements sociaux
  • 1677/5574 Données personnelles
  • 140/5574 Big Data/Données ouvertes
  • 604/5574 Mouvement consumériste
  • 363/5574 Médias
  • 644/5574 Appels internationaux entrants
  • 1680/5574 Formation
  • 94/5574 Logiciel libre
  • 2415/5574 Politiques africaines
  • 1042/5574 Fiscalité
  • 169/5574 Art et culture
  • 580/5574 Genre
  • 1894/5574 Point de vue
  • 1037/5574 Commerce électronique
  • 1474/5574 Manifestation
  • 318/5574 Presse en ligne
  • 124/5574 Piratage
  • 204/5574 Téléservices
  • 1209/5574 Biométrie/Identité numérique
  • 310/5574 Environnement/Santé
  • 381/5574 Législation/Réglementation
  • 358/5574 Gouvernance
  • 1825/5574 Portrait/Entretien
  • 146/5574 Radio
  • 800/5574 TIC pour la santé
  • 278/5574 Propriété intellectuelle
  • 61/5574 Langues/Localisation
  • 1133/5574 Médias/Réseaux sociaux
  • 2100/5574 Téléphonie
  • 196/5574 Désengagement de l’Etat
  • 1025/5574 Internet
  • 118/5574 Collectivités locales
  • 409/5574 Dédouanement électronique
  • 1378/5574 Usages et comportements
  • 1035/5574 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 555/5574 Audiovisuel
  • 3817/5574 Transformation digitale
  • 383/5574 Affaire Global Voice
  • 181/5574 Géomatique/Géolocalisation
  • 348/5574 Service universel
  • 666/5574 Sentel/Tigo
  • 174/5574 Vie politique
  • 1730/5574 Distinction/Nomination
  • 34/5574 Handicapés
  • 697/5574 Enseignement à distance
  • 769/5574 Contenus numériques
  • 586/5574 Gestion de l’ARTP
  • 178/5574 Radios communautaires
  • 2134/5574 Qualité de service
  • 502/5574 Privatisation/Libéralisation
  • 133/5574 SMSI
  • 540/5574 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2799/5574 Innovation/Entreprenariat
  • 1454/5574 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5574 Internet des objets
  • 172/5574 Free Sénégal
  • 854/5574 Intelligence artificielle
  • 195/5574 Editorial
  • 63/5574 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5574 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous