Numérique : la Centrafrique se tourne vers la Russie pour former ses fonctionnaires
lundi 12 octobre 2026
La numérisation de l’administration publique centrafricaine en est encore à ses débuts. Dans l’édition 2024 de l’Indice de développement de l’e-gouvernement (EGDI) des Nations unies, le pays se classe au dernier rang des 193 États évalués.
La République centrafricaine veut renforcer les compétences de ses fonctionnaires en matière de gouvernance numérique avec l’appui de la Russie. Cette initiative intervient alors que le pays est engagé dans la transformation numérique de son administration publique.
Elle s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération de cinq ans, renouvelable, signé le vendredi 9 octobre entre le ministère centrafricain de l’Économie numérique, des Postes et Télécommunications et la National Research University Higher School of Economics (HSE University), basée à Moscou. La signature a eu lieu en marge de la deuxième édition du Global Digital Forum, organisée du 8 au 10 octobre.
Selon le communiqué du ministère, la Centrafrique rejoint officiellement le Programme de partage des connaissances sur l’e-gouvernance pour l’Afrique, piloté par le Centre d’études africaines de HSE University. Lancé en 2022, ce programme vise à favoriser le partage d’expériences entre institutions russes et africaines sur la conception et la mise en œuvre de solutions de gouvernance électronique. Il porte notamment sur les politiques publiques, les cadres réglementaires et les technologies numériques utilisées par les administrations.
Le renforcement des compétences constitue un enjeu important pour la transformation numérique des services publics. Dans un rapport publié en février 2024, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estime que les gouvernements doivent investir de manière proactive dans les compétences, la formation et l’éducation afin de tirer pleinement parti du numérique, plutôt que d’atténuer les effets des technologies sur les travailleurs, la société et l’économie.
Pour y parvenir, l’organisation recommande aux gouvernements d’identifier les compétences dont leurs agents ont besoin et d’évaluer les écarts avec celles dont ils disposent déjà, afin d’adapter les formations aux besoins de l’administration. Elle souligne également l’importance de définir des référentiels de compétences, de prioriser le développement continu des compétences des fonctionnaires, de combiner formations formelles et apprentissages informels, de prévoir des mesures incitant les agents à se former et d’évaluer les résultats des dispositifs mis en place.
Isaac K. Kassouwi
(Source : WeAreTechAfrica, 12 octobre 2026)
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