Numérique : l’Ouganda parie sur les technologies émergentes
lundi 16 mars 2026
Depuis la covid-19, la révolution technologique s’est accélérée à l’échelle mondiale. Longtemps en retrait, les pays africains tentent de suivre ce rythme et d’adopter plus rapidement les nouvelles technologies.
Le gouvernement de l’Ouganda explore de nouvelles pistes pour renforcer sa transformation numérique. Le ministère chargé des TIC a organisé la semaine dernière des discussions sectorielles dans le cadre de l’élaboration d’une stratégie nationale consacrée aux technologies émergentes.
L’initiative a réuni gouvernement, entreprises, universités et secteur privé afin de recueillir leurs contributions sur l’utilisation de technologies avancées pour soutenir le développement économique du pays. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines, notamment l’intelligence artificielle, la blockchain, l’Internet des objets (IoT), le big data, la robotique, le cloud computing ou encore l’informatique quantique.
« L’Ouganda se trouve à un tournant décisif dans son parcours de transformation numérique. Les décisions que nous prenons aujourd’hui concernant les technologies émergentes détermineront le fonctionnement de notre économie, de nos institutions et de notre société pour les décennies à venir », a indiqué Aminah Zawedde, ministre chargée des TIC.
Pour les autorités ougandaises, ces technologies pourraient jouer un rôle clé dans la modernisation de l’économie et de l’administration publique. Cependant, le pays est en retard dans leur adoption à grande échelle.
Selon le rapport « Frontier technologies readiness index » publié en 2025 par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’Ouganda se positionne au 38e rang continental, le 155e mondial, parmi les pays les mieux préparés à adopter les technologies émergentes. La même source indique que les meilleurs élèves africains sur ce segment sont l’Afrique du Sud, le Maroc et Maurice.
Si ce cadre est mis en place en Ouganda, il constituera un premier pas pour combler son retard technologique. Rappelons que le financement, la fracture numérique, la connectivité rurale ou encore la formation des talents sont autant de défis qui détermineront le succès ou l’échec de cette stratégie.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 16 mars 2026)
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