OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2011 > Février > Nouveau Codes des télécommunications : Le Sénégal se met au diapason des (…)

Nouveau Codes des télécommunications : Le Sénégal se met au diapason des dispositions communautaires

jeudi 3 février 2011

Législation/Réglementation

Les députés sénégalais ont déjà adopté le projet de Code des télécommunications. Ce sera bientôt autour du Sénat. Le texte met notre pays en conformité avec les dispositions communautaires de l’Uemoa et la Cedeao. Il ouvre aussi un boulevard dormant sur un vaste marché commun régional régi par une harmonisation des textes. Au delà, le nouveau code dégage de profondes mutations dans le secteur avec les nouveaux habits pour l’Agence de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) et le financement du secteur de l’énergie qui sera pris en charge avec des ressources tirées des télécommunications, etc. Ces réformes ont été, dans une démarche participative et consensuelle, menées par le Ministère de l’Information et des Télécommunications qui, dans un intervalle d’une année, a bouclé deux codes majeures : celui de la presse et celui des télécommunications.

Le Sénégal a opté pour un nouveau Code des télécommunications, déjà, l’Assemblée nationale a adopté, vendredi dernier, le texte et devrait passer le témoin au Sénat pour que les nouvelles dispositions aient force de loi. Le nouveau Code sera une transposition, dans la législation nationale, des dispositions communautaires de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa). Harmoniser et être au diapason des mutations du secteur, tel semble être objectif visé par la Cedeao et l’Uemoa. « Le secteur des télécom est très évolutif, une évolution très rapide qui nécessite un encadrement au bout d’une dizaine d’années, pour que cela puisse correspondre avec l’évolution », explique le directeur des Télécommunications, François Dasylva. « Cette fois-ci, poursuit-il, la démarche a été prise en charge d’abord au niveau de l’Uemoa puis au niveau de la Cedeao. L’Uemoa a été un peu plus prudente, elle a donné des directives qui ne s’imposent pas totalement aux pays. Au niveau de la Cedeao, on a préféré totalement faire des actes additionnels qui, du point de vue juridique, s’imposent aux Etats, ajoute M. Dasylva.

Harmonisation des politiques de contrôle du secteur

Le nouveau Code devra être en conformité avec les six directives de l’Uemoa adoptées le 23 mars 2006 à Abidjan. Ces directives sont relatives à l’harmonisation des politiques de contrôle et de régulation du secteur des télécommunications, à l’harmonisation du régime applicable aux opérateurs de réseaux et fournisseurs de services, à l’interconnexion des réseaux et services de télécommunications, au service universel et aux obligations de performances du réseau, à la tarification des services de télécommunications. Il y a aussi une directive qui organise le cadre général d’une coopération entre les Autorités nationales de régulation (Anr) en matière de télécommunications. Concernant la Cedeao, les chefs d’Etat des pays membres ont signé, le 19 janvier 2007, à Ouagadougou, six actes additionnels au Traité à transposer dans notre législation nationale. Ces actes additionnels se rapportent à l’harmonisation des politiques et du cadre réglementaire des secteurs des Tic, à l’accès et à l’interconnexion des réseaux et services du secteur des Tic, au régime juridique applicable aux opérateurs et fournisseurs de services, à la gestion du plan de numérotation, à la gestion du spectre de fréquences radioélectriques et à l’accès universel/service universel.

Vers un marché commun

Une fois adopté et promulgué, le nouveau Code abrogera et remplacera la loi n°2001-15 du 27 décembre 2001 portant Code des télécommunications, modifiée par la loi n°2006-02 du 04 janvier 2006. L’harmonisation des textes des pays membres de l’Uemoa et de la Cedeao comporte plusieurs avantages. « L’Uemoa et la Cedeao ont eu cette attitude à cause d’une volonté politique des chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région qui ont voulu disposer de marché commun en télécommunication », explique le directeur des Télécommunications. « Cet encadrement est fait pour que, à terme, on puisse avoir un marché commun pour les investisseurs. Un investisseur qui sort du Sénégal pour aller au Mali n’aura pas besoin de réapprendre à connaître l’environnement juridique. A quelques points différentiels, ce sera la même chose. Il va au Nigeria, au Ghana, pays anglophones, grâce à la Cedeao, il sera dans un environnement identique », ajoute François Dasylva. Ce nouveau Code des télécommunications, pour la Sonatel qui agit dans la sous-région, lui donne un cadre harmonisé, c’est-à-dire qu’il retrouve dans tous les pays de la Cedeao ce qu’elle vit au Sénégal à quelques nuances près, explique François Dasylva. « Cela permet d’avoir un marché plus grand. Un opérateur de Guinée Bissau performant peut acheter des licences au Sénégal, au Mali... ». Bref, le projet de Code des télécommunications transpose des dispositions essentielles du droit communautaire Uemoa/Cedeao tout en préservant les acquis de l’ancien Code des télécommunications.

Le projet de Code des télécommunications comporte des dispositions relatives à la concurrence, l’interconnexion, les ressources rares et la tarification. Il innove aussi en donnant des définitions de certaines notions comme celle de licence d’opérateur d’infrastructures qui n’était pas définie, explique François Dasylva. Des termes ont été revus, les activités télécom mieux expliquées. « On ne s’est pas arrêté seulement aux problèmes d’établissement et d’exploitation de réseaux et de services, on est allé dans la fabrication, l’importation, l’exportation, la publicité, la vente et l’utilisation d’équipements de télécommunication », poursuit-t-il. Concernant l’internet, l’environnement ayant changé, « on va aller vers une large bande », promet François Dasylva. « Aujourd’hui on est à l’internet 1méga, les gens ont internet et même la télévision. On va aller vers une large bande. Au niveau des technologies satellitaires, les gens font tout pour rentrer dans la large bande qui permet de faire tout », explique-t-il. Autant de progrès technologiques à prendre en compte.

Dossiers réalisé par Malick Ciss

(Source : Le Soleil, 3 février 2011)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 2157/2445 Régulation des télécoms
  • 173/2445 Télécentres/Cybercentres
  • 1651/2445 Economie numérique
  • 870/2445 Politique nationale
  • 2445/2445 Fintech
  • 256/2445 Noms de domaine
  • 932/2445 Produits et services
  • 726/2445 Faits divers/Contentieux
  • 368/2445 Nouveau site web
  • 2390/2445 Infrastructures
  • 853/2445 TIC pour l’éducation
  • 93/2445 Recherche
  • 121/2445 Projet
  • 1623/2445 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 916/2445 Sonatel/Orange
  • 792/2445 Licences de télécommunications
  • 137/2445 Sudatel/Expresso
  • 500/2445 Régulation des médias
  • 638/2445 Applications
  • 524/2445 Mouvements sociaux
  • 810/2445 Données personnelles
  • 63/2445 Big Data/Données ouvertes
  • 296/2445 Mouvement consumériste
  • 180/2445 Médias
  • 321/2445 Appels internationaux entrants
  • 803/2445 Formation
  • 47/2445 Logiciel libre
  • 997/2445 Politiques africaines
  • 488/2445 Fiscalité
  • 83/2445 Art et culture
  • 290/2445 Genre
  • 842/2445 Point de vue
  • 515/2445 Commerce électronique
  • 731/2445 Manifestation
  • 159/2445 Presse en ligne
  • 62/2445 Piratage
  • 102/2445 Téléservices
  • 453/2445 Biométrie/Identité numérique
  • 153/2445 Environnement/Santé
  • 168/2445 Législation/Réglementation
  • 176/2445 Gouvernance
  • 873/2445 Portrait/Entretien
  • 72/2445 Radio
  • 370/2445 TIC pour la santé
  • 138/2445 Propriété intellectuelle
  • 29/2445 Langues/Localisation
  • 532/2445 Médias/Réseaux sociaux
  • 969/2445 Téléphonie
  • 95/2445 Désengagement de l’Etat
  • 506/2445 Internet
  • 57/2445 Collectivités locales
  • 204/2445 Dédouanement électronique
  • 551/2445 Usages et comportements
  • 513/2445 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 275/2445 Audiovisuel
  • 1548/2445 Transformation digitale
  • 191/2445 Affaire Global Voice
  • 78/2445 Géomatique/Géolocalisation
  • 159/2445 Service universel
  • 330/2445 Sentel/Tigo
  • 87/2445 Vie politique
  • 764/2445 Distinction/Nomination
  • 17/2445 Handicapés
  • 349/2445 Enseignement à distance
  • 341/2445 Contenus numériques
  • 292/2445 Gestion de l’ARTP
  • 89/2445 Radios communautaires
  • 872/2445 Qualité de service
  • 216/2445 Privatisation/Libéralisation
  • 66/2445 SMSI
  • 235/2445 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 1439/2445 Innovation/Entreprenariat
  • 670/2445 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 23/2445 Internet des objets
  • 85/2445 Free Sénégal
  • 290/2445 Intelligence artificielle
  • 97/2445 Editorial
  • 2/2445 Gaming/Jeux vidéos
  • 12/2445 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous