OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2014 > Avril 2014 > « Nous demandons aux Sénégalais de faire très attention sur les réseaux (…)

« Nous demandons aux Sénégalais de faire très attention sur les réseaux sociaux »

samedi 26 avril 2014

Données personnelles

En vue d’assurer une protection efficace de la vie privée et des libertés individuelles dans l’environnement des TIC, le Sénégal, à travers la loi n° 2008-12 du 25 janvier 2008, a mis en place la Commission de protection des données personnelles (CDP). Son président, Mouhamed Lô, revient dans cet entretien sur les missions de cette structure ainsi que sur l’intérêt d’avoir une politique de protection des données des citoyens.

Qu’est-ce qui a motivé la mise en place de la Commission de protection des données personnelles (CDP) au Sénégal ?

Mouhamed Lô : C’est par souci de prévention que la CDP a été mise en place, mais aussi par le souci d’attirer l’attention de ceux qui traitent les données sur les risques liés aux données personnelles. Nous ne sommes pas là pour sanctionner, mais pour faire de la sensibilisation auprès des citoyens et des autorités pour leur faire comprendre les enjeux de la protection des données personnelles. Beaucoup de gens ne sont pas conscients de la dangerosité de laisser à l’air libre ses données. Les cybercriminels en profitent pour créer de vraies fausses cartes d’identité qu’ils utilisent à d’autres fins.

Avec la Sonatel, vous avez défini des modalités de collaboration, qu’est-ce qui sous-tend ce partenariat ?

ML : Il faut relever que la Sonatel n’est pas une petite entreprise. Elle dispose en son sein d’une quantité énorme de fichiers pour ses abonnés. Ce qui fait que nous ne pouvons pas, en un jour, passer l’ensemble de leur base de données. C’est ainsi qu’il a été mis en place un plan d’activités qui consistera à étudier les données de ses clients, de ses fournisseurs et de ses salariés. A cet effet, tous les systèmes de vidéosurveillance et les données biométriques de cette société de télécommunications doivent être déclarés à notre commission.

Comment comptez-vous travailler avec les autres opérateurs de téléphonie concernant la protection des données personnelles ?

ML : Le même travail est en train d’être fait pour tous les opérateurs de téléphonie tels que Tigo et Expresso, ainsi que les ministères et autres structures de l’administration publiques et privées. La Sonatel a été le premier opérateur à se rapprocher de nous. Tous les responsables de traitement de données publiques ou privées seront invités à se présenter à notre commission afin d’effectuer leurs déclarations. S’ils ne viennent pas, nous nous rendrons auprès d’eux.

Il y a actuellement une floraison de réseaux sociaux dans le monde, quand est-il de la sécurisation des données dans ces réseaux sociaux ?

ML : Sur cet aspect, la commission a également son rôle à jouer dès l’instant que cela concerne notre pays. Si des données comme des photos ou l’empreinte digitale de l’un de nos citoyens se retrouve sur Facebook, par exemple, à son insu, cette personne peut saisir notre commission. Il nous reviendra alors de saisir les responsables de ce réseau social, déjà pour les faire enlever. La personne concernée, avec notre accompagnement, va déposer une plainte auprès d’une juridiction compétente pour qu’une enquête soit ouverte. C’est pourquoi nous demandons aux Sénégalais de faire très attention sur la publication de leurs données personnelles sur les réseaux sociaux.

Si la question de la protection des données concerne deux Etats, par exemple le problème d’espionnage, qu’allez-vous faire dans ce cas ?

ML : Il faut savoir qu’il y a toujours eu espionnage entre Etats. Cela existe et existera encore. Il ne faut pas se leurrer. Ce qui est nouveau, par exemple avec l’affaire Snowden, c’est que pour la première fois on a découvert que la surveillance ne portait plus sur une seule personne recherchée ou sur un groupe d’individus, mais sur la population entière de plusieurs pays. Et cela a été fait par un Etat pour des Etats. En tant que commissaire, ce que nous pouvons faire, c’est sensibiliser les personnes concernées et les autorités de notre Etat. Car nous vivons à l’ère du numérique. Et l’on ne peut pas se passer de ces nouvelles technologies. Toutefois, il y a des mesures à prendre et des précautions à adopter. A un moment, il faut que tous les Etats se réunissent pour dire stop à ce qu’on appelle le contrôle de masse. Dans ce cas, il faut que l’Organisation des Nations Unies (Onu) prenne en charge ce chantier. Elle doit également dire aux Etats qui sont en train de contrôler d’autres pays de mettre fin à leurs pratiques d’espionnage.

De quels moyens financiers disposez-vous pour bien mener votre travail ?

ML : Nous avons un budget offert par l’Etat du Sénégal qui nous permet de travailler. Nous sommes une autorité administrative indépendante. Les autorités ont l’obligation de mettre à notre disposition des moyens. Cette commission a été prévue dans une loi qui date de 2008. Mais c’est récemment qu’on nous a donné des moyens pour pouvoir démarrer nos activités. On ne peut pas, pour le moment, avancer un montant, car nous sommes dans un processus. Nous avons une dotation spéciale en 2013 dans la loi des finances rectificatives. Il y a également des dotations qui sont prévues dans le budget de 2014.

Propos recueillis par Abdou Diaw pour le magazine Réseau Télécom n°68.

(Source : Agence EcoFin, 26 avril 2014)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4460/5317 Régulation des télécoms
  • 353/5317 Télécentres/Cybercentres
  • 3656/5317 Economie numérique
  • 2147/5317 Politique nationale
  • 5317/5317 Fintech
  • 519/5317 Noms de domaine
  • 2467/5317 Produits et services
  • 1494/5317 Faits divers/Contentieux
  • 788/5317 Nouveau site web
  • 5153/5317 Infrastructures
  • 1820/5317 TIC pour l’éducation
  • 196/5317 Recherche
  • 245/5317 Projet
  • 3728/5317 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1906/5317 Sonatel/Orange
  • 1634/5317 Licences de télécommunications
  • 280/5317 Sudatel/Expresso
  • 1193/5317 Régulation des médias
  • 1264/5317 Applications
  • 1076/5317 Mouvements sociaux
  • 1727/5317 Données personnelles
  • 128/5317 Big Data/Données ouvertes
  • 598/5317 Mouvement consumériste
  • 365/5317 Médias
  • 658/5317 Appels internationaux entrants
  • 1639/5317 Formation
  • 204/5317 Logiciel libre
  • 2459/5317 Politiques africaines
  • 1124/5317 Fiscalité
  • 174/5317 Art et culture
  • 622/5317 Genre
  • 1839/5317 Point de vue
  • 1149/5317 Commerce électronique
  • 1480/5317 Manifestation
  • 325/5317 Presse en ligne
  • 124/5317 Piratage
  • 209/5317 Téléservices
  • 910/5317 Biométrie/Identité numérique
  • 312/5317 Environnement/Santé
  • 354/5317 Législation/Réglementation
  • 353/5317 Gouvernance
  • 1780/5317 Portrait/Entretien
  • 150/5317 Radio
  • 742/5317 TIC pour la santé
  • 278/5317 Propriété intellectuelle
  • 58/5317 Langues/Localisation
  • 1141/5317 Médias/Réseaux sociaux
  • 1994/5317 Téléphonie
  • 198/5317 Désengagement de l’Etat
  • 1083/5317 Internet
  • 117/5317 Collectivités locales
  • 432/5317 Dédouanement électronique
  • 1260/5317 Usages et comportements
  • 1030/5317 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 565/5317 Audiovisuel
  • 3780/5317 Transformation digitale
  • 389/5317 Affaire Global Voice
  • 214/5317 Géomatique/Géolocalisation
  • 313/5317 Service universel
  • 668/5317 Sentel/Tigo
  • 177/5317 Vie politique
  • 1537/5317 Distinction/Nomination
  • 34/5317 Handicapés
  • 695/5317 Enseignement à distance
  • 697/5317 Contenus numériques
  • 595/5317 Gestion de l’ARTP
  • 183/5317 Radios communautaires
  • 1813/5317 Qualité de service
  • 433/5317 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5317 SMSI
  • 556/5317 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2968/5317 Innovation/Entreprenariat
  • 1404/5317 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5317 Internet des objets
  • 226/5317 Free Sénégal
  • 808/5317 Intelligence artificielle
  • 199/5317 Editorial
  • 2/5317 Gaming/Jeux vidéos
  • 86/5317 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous