Nigeria : un pas de plus vers l’opérationnalisation de l’adressage numérique
mercredi 26 août 2026
Longtemps marqué par un système d’adressage fragmenté, le Nigeria multiplie les initiatives pour disposer d’une base nationale d’adresses fiable et exploitable par les services numériques. Le nouveau cadre doit notamment faciliter l’accès aux services publics, à la logistique et au commerce électronique.
Au Nigeria, le National Addressing Council (NAC) a ratifié, le lundi 24 août, un cadre préliminaire destiné à mettre en place un système national d’adressage modernisé et numérisé. L’objectif est de disposer d’un dispositif permettant d’identifier et de localiser de manière fiable les lieux de résidence des citoyens, les implantations des entreprises et les sites où sont fournis les services publics.
« Une adresse est bien plus qu’une simple description du lieu où vit une personne ou où exerce une entreprise. C’est un point de liaison entre le citoyen et l’État ; entre l’entreprise et les opportunités ; entre l’identité et les services », a indiqué le vice-président nigérian Kashim Shettima. Et d’ajouter : « un pays incapable de localiser de manière cohérente ses habitants et ses entreprises présente une faiblesse évitable en matière d’aménagement du territoire, de commerce, de sécurité et de protection sociale ».
Cette décision s’inscrit dans un chantier déjà engagé autour d’un système national de codes postaux alphanumériques. Approuvé par le gouvernement fédéral plus tôt cette année, ce dispositif doit attribuer à chaque adresse une identité unique, rattachée à une localisation géographique précise et exploitable par les systèmes numériques.
Les usages envisagés couvrent la sécurité et les services d’urgence, mais aussi la logistique, le commerce électronique, la planification et la fourniture de services publics. La ratification du nouveau cadre vise surtout à adapter la gouvernance de l’adressage à ces nouveaux usages et à renforcer la coordination entre les différentes institutions appelées à intervenir dans le système. L’enjeu sera désormais de traduire cette architecture institutionnelle en un dispositif déployé et utilisable à l’échelle nationale.
Adoni Conrad Quenum
(Source : Agence Ecofin, 26 août 2026)
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