OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2010 > Novembre > Ndongo Diao, Directeur général de l’ARTP : « Le départ de Globale Voice (…)

Ndongo Diao, Directeur général de l’ARTP : « Le départ de Globale Voice retarde la lutte contre la fraude »

mercredi 10 novembre 2010

Appels internationaux entrants

L’Agence de régulation des télécommunications et des postes (Artp) n’est pas assez outillée pour contrôler tous les trafics. Dans cet entretien, son directeur général, Ndongo Diao, affirme en marge du 10e Colloque mondial des régulateurs, qui se tient à Dakar, que le départ de Globale Voice laisse un champ ouvert à la fraude.

L’Artp a-t-elle les moyens de réguler le secteur des télécommunications qui est en pleine expansion au Sénégal, si l’on fait allusion à l’affaire Globale Voice ?

L’Artp a entrepris un mouvement graduel pour exercer son métier de régulation. Jusqu’à présent, nous nous adaptons à l’évolution de l’environnement. Mais actuellement, les choses vont tellement vite qu’il est extrêmement important de développer la fonction contrôle. Il faut reconnaître que nous n’avons pas tous les équipements. Et nous nous battons aujourd’hui pour acquérir ce qu’on appelle un Gateway, un équipement qui nous permettrait de mettre fin à la fraude. Il s’agit d’avoir une transparence aussi bien dans le trafic national qu’international. Nous sommes dans cette dynamique.

Quelles sont les conséquences du départ de Globale Voice ?

Les conséquences du départ de Globale Voice, c’est le retard dans la mise en place des équipements pour lutter contre la fraude par un contrôle rigoureux des trafics. Nous avons l’obligation de contrôler le marché des télécommunications et des mouvements pour sécuriser la destination Sénégal. Il s’agit aussi de contrôler la qualité du service fourni par les opérateurs. L’Artp a besoin de se faire accompagner pour la gestion du trafic, une partie du temps. Mais, nos agents sont en train d’être formés pour nous aider à relever le défi du contrôle. C’est pour bientôt.

Pourquoi dites vous que la solidarité numérique est un impératif pour relever les défis du développement ?

C’est un impératif parce que les pays du Nord et ceux du Sud ne sont pas au même niveau de développement en général et en particulier dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et des télécoms. Ce sont eux (les pays du Nord) qui les ont créées et développées. Il ne faut pas qu’ils attendent les autres pays qui veulent suivre leur rythme, mais ils doivent, dans le cadre d’une véritable solidarité numérique, booster ces pays en développement qui ont pris le train en cours. A ce propos, je dois rappeler ici que le président de la République, Me Abdoulaye Wade, avait proposé la création d’un Fonds de solidarité numérique dont le siège est basé à Genève. Si effectivement, ce fonds est bien alimenté, il y aura assez de ressources pour financer les projets en Tic des pays en développement comme le nôtre. On a constaté que les Tic sont incontournables aujourd’hui pour l’épanouissement de nos populations.

Comment peut-on arriver à faire de la « large bande » le moteur du développement durable ?

La large bande donne des ressources nouvelles en débit. C’est extrêmement important. Nous avons la fibre optique mais aussi, de plus en plus se développent les câbles sous-marins avec des zones d’atterrissage pour suffisamment fournir du débit afin que les opérateurs, le secteur privé, les gouvernements puissent bénéficier de cette puissance pour accroître leur productivité et être vraiment au diapason dans cet environnement des télécoms et des Tic.

Pour éviter une fragmentation du spectre, les spécialistes soutiennent qu’une harmonisation s’impose pour réaliser des économies d’échelle...

Il faudrait préciser que si l’on parle de spectre, les gens font allusion au spectre de gestion des fréquences. Et pour les fréquences, il y a trois aspects : la planification, la gestion et le contrôle. Chaque pays effectivement, a une échelle, c’est-à-dire les ressources rares (les fréquences sont considérées comme des ressources rares) parce que simplement vous ne pouvez pas avoir indéfiniment des fréquences : sur la Fm 90 et 91, il y a une zone de saturation et on ne peut plus donner de fréquence. S’agissant maintenant de la fragmentation, d’ici 2014-2015, on doit passer de l’analogie au numérique total, notamment au niveau des télévisions. Ce qui veut dire qu’il y aura des fréquences qui vont être libérées. A partir de ce moment, on aura plus de chaînes avec moins de fréquences si bien que les fréquences libérées constituent ce qu’on appelle le dividende numérique. Et ces fréquences peuvent être déployées à d’autres fins.

Le président de la République préside la cérémonie d’ouverture du Gsr d’aujourd’hui. A quoi peut-on s’attendre ?

On peut s’attendre à une première deux fois. C’est la première fois, que se tient en Afrique le Colloque mondial des régulateurs. C’est la première fois aussi que ce Colloque invite un chef de d’Etat en la personne du président Abdoulaye Wade. Pour quelle raison ? Je peux dire que c’est parce qu’il est le coordonnateur du volet Tic du Nepad. Mais surtout, c’est un Chef d’Etat qui ne ménage aucun effort pour la promotion des Tics, car convaincu qu’elles peuvent être le moteur du développement de nos pays. Il dit partout que le numérique pourrait être le moteur du développement de l’Afrique.

Entretien réalisé Maké Dangnokho

(Source : Le Soleil, 10 novembre 2010)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4453/5643 Régulation des télécoms
  • 355/5643 Télécentres/Cybercentres
  • 3683/5643 Economie numérique
  • 1870/5643 Politique nationale
  • 5106/5643 Fintech
  • 585/5643 Noms de domaine
  • 2060/5643 Produits et services
  • 1612/5643 Faits divers/Contentieux
  • 771/5643 Nouveau site web
  • 5643/5643 Infrastructures
  • 2043/5643 TIC pour l’éducation
  • 195/5643 Recherche
  • 245/5643 Projet
  • 4144/5643 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2132/5643 Sonatel/Orange
  • 1665/5643 Licences de télécommunications
  • 285/5643 Sudatel/Expresso
  • 1037/5643 Régulation des médias
  • 1322/5643 Applications
  • 1665/5643 Mouvements sociaux
  • 1678/5643 Données personnelles
  • 144/5643 Big Data/Données ouvertes
  • 620/5643 Mouvement consumériste
  • 369/5643 Médias
  • 664/5643 Appels internationaux entrants
  • 1712/5643 Formation
  • 100/5643 Logiciel libre
  • 2432/5643 Politiques africaines
  • 1098/5643 Fiscalité
  • 170/5643 Art et culture
  • 600/5643 Genre
  • 1937/5643 Point de vue
  • 1105/5643 Commerce électronique
  • 1511/5643 Manifestation
  • 343/5643 Presse en ligne
  • 128/5643 Piratage
  • 213/5643 Téléservices
  • 1077/5643 Biométrie/Identité numérique
  • 378/5643 Environnement/Santé
  • 597/5643 Législation/Réglementation
  • 371/5643 Gouvernance
  • 1883/5643 Portrait/Entretien
  • 144/5643 Radio
  • 767/5643 TIC pour la santé
  • 284/5643 Propriété intellectuelle
  • 59/5643 Langues/Localisation
  • 1146/5643 Médias/Réseaux sociaux
  • 2197/5643 Téléphonie
  • 213/5643 Désengagement de l’Etat
  • 1094/5643 Internet
  • 136/5643 Collectivités locales
  • 447/5643 Dédouanement électronique
  • 1482/5643 Usages et comportements
  • 1076/5643 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 577/5643 Audiovisuel
  • 3663/5643 Transformation digitale
  • 407/5643 Affaire Global Voice
  • 379/5643 Géomatique/Géolocalisation
  • 378/5643 Service universel
  • 683/5643 Sentel/Tigo
  • 182/5643 Vie politique
  • 1763/5643 Distinction/Nomination
  • 38/5643 Handicapés
  • 722/5643 Enseignement à distance
  • 895/5643 Contenus numériques
  • 596/5643 Gestion de l’ARTP
  • 190/5643 Radios communautaires
  • 2025/5643 Qualité de service
  • 607/5643 Privatisation/Libéralisation
  • 134/5643 SMSI
  • 562/5643 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2789/5643 Innovation/Entreprenariat
  • 1606/5643 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 48/5643 Internet des objets
  • 170/5643 Free Sénégal
  • 1028/5643 Intelligence artificielle
  • 210/5643 Editorial
  • 11/5643 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5643 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous