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Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2009 > MVNO, quatrième opérateur, etc. : Y a-t-il un régulateur dans le secteur ?

MVNO, quatrième opérateur, etc. : Y a-t-il un régulateur dans le secteur ?

dimanche 31 mai 2009

Le 23 mai dernier, une information publiée sur le blogue « L’Afrique des télécoms » annonçait en avant première le prochain lancement de Kirène mobile présenté comme le premier opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO) d’Afrique de l’Ouest. Aussitôt reprise sur le site d’Osiris, la nouvelle fut démentie par les responsables du groupe Kirène et de Kirène mobile qui précisèrent qu’il ne s’agissait pas d’un MVNO mais d’un accord de distribution commerciale. Il n‘en fallait pas plus pour que le débat s’installe parmi les acteurs et les observateurs du secteur des télécommunications surpris une fois de plus par le silence assourdissant de l’Agence de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) qui a pourtant autorisé ce nouveau service en lui attribuant des numéros spécifiques commençant par 7790 et 7791. Simple accord de distribution commerciale ou MVNO, le débat en cours ne porte pas sur le sexe des anges comme pourrait le penser les personnes non averties car il touche directement à la régulation du secteur des télécommunications, aux conditions d’accès pour les nouveaux entrants sur le marché, à l’introduction de services innovants et finalement à la transparence des offres et donc de la concurrence pour les opérateurs comme pour les consommateurs. Apparus en 1999 en Europe avec Virgin Mobile, les MVNO, qui s’inscrivent dans la problématique du partage d’infrastructure, ne disposent pas d’un réseau mais achètent en volume des minutes et des données à un opérateur mobile existant afin de pouvoir commercialiser des services mobiles sous leurs propre marque, ne sont pourtant pas une nouveauté. Mieux dans un pays comme la France où ils ont été lancés en 2005, ils ont fait l’objet dès 2002 d’un rapport de la Commission consultatives des radiocommunications afin d’identifier clairement les acteurs du secteur, les modèles économiques associés ainsi que les enjeux découlant de leur mise en œuvre. Au Sénégal rien de tout cela n’a été fait et c’est de manière incidente que l’on a appris l’information d’abord par une voie officieuse puis de manière officielle via une conférence de presse de lancement d’un produit commercial alors qu’il aurait été plus normal que l’ARTP informe préalablement et publiquement les acteurs du secteur et les citoyens des conditions d’établissement et de fonctionnement d’un MVNO au Sénégal. En effet, pour que les MVNO puissent prospérer, il est nécessaire d’établir un cadre réglementaire qui protège leurs intérêts afin qu’ils ne soient pas soumis au diktat des opérateurs disposant d’une infrastructure. Ainsi si Virgin Mobile a pu avoir le succès qu’on lui connaît, c’est notamment parce qu’il a pu obtenir une ristourne de 65% sur les prix de détail de Deutsche Telekom, répercuter cette baisse sur ses propres tarifs tout en proposant des formules très intéressantes pour ses clients et ainsi proposer une véritable alternative aux clients de la téléphonie mobile. Avec Kirène mobile, nous sommes bien loin de tout cela puisqu’en dehors d’une carte SIM gratuite et de la possibilité de gagner quelques litres de boisson, les tarifs pratiqués sont identiques à ceux pratiqués par les autres opérateurs. Sur la question des MVNO, comme sur celle du quatrième opérateur évoqué dans une émission radiophonique ainsi que sur toute une série de questions telles que la téléphonie sur Internet, le dégroupage, la boucle locale radio, la portabilité des numéros, etc. dont on nous dit, depuis des années, qu’elles sont à l’étude, il est grand temps que l’ARTP, après de larges consultations publiques, prenne des décisions précises et en informe à temps les acteurs du secteur et l’opinion publique afin que la possibilité d’investir dans ce secteur extrêmement rentable soit offerte à tous et non réservée aux seuls initiés. Mais pour cela encore faudrait-il disposer d’un régulateur assurant sa mission dans le strict respect des règles de l’art et en phase avec l’évolution des technologies, des services et des besoins de la société.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

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