Mozambique : les autorités appelées à réduire les tarifs de base des services télécoms
mardi 7 juillet 2026
La cherté des services demeure l’un des principaux obstacles à l’adoption des services télécoms en Afrique. Au Mozambique, près de 80 % de la population n’utilise toujours pas Internet, selon l’UIT.
Au Mozambique, les autorités sont appelées à instaurer un plafond tarifaire et réduire progressivement les tarifs de base des services de voix (appel) et de données entre 2026 et 2028. L’objectif est d’améliorer l’accessibilité de ces services pour les consommateurs.
Cette mesure figure parmi les principales recommandations d’une étude sur les coûts de prestation des services de télécommunications, dont les résultats ont été rendus publics la semaine passée par l’Autorité de régulation des communications (INCM). Elle a été réalisée par le cabinet international Axon Group Consulting en coordination avec l’Autorité de régulation de la concurrence (ARC).
Selon le régulateur, l’étude met en évidence des possibilités d’ajustement de certains prix et conditions d’offre. Ces ajustements pourraient améliorer l’efficacité du marché, renforcer l’inclusion numérique et élargir l’accès des citoyens aux services de télécommunications.
L’étude révèle que les tarifs de base des services de voix, SMS et données sont supérieurs aux coûts de prestation, contrairement aux forfaits proposés à des prix inférieurs. Elle note également que les prix de base des données prépayées dépassent la moyenne africaine de référence, tandis que les offres promotionnelles et forfaits restent en dessous. Cette structure tarifaire explique que plus de 80 % des consommateurs privilégient les forfaits.
Ces recommandations interviennent alors que les autorités mozambicaines cherchent à généraliser l’accès aux services télécoms, dans le cadre de leur ambition de transformation numérique. Or, le prix des services est considéré comme l’un des principaux obstacles à leur adoption.
D’ici 2030, le gouvernement mozambicain ambitionne d’atteindre un taux de pénétration mobile de 80 % et une couverture de 95 % du territoire national. En matière d’utilisation, l’Union internationale des télécommunications (UIT) estime le taux de pénétration de l’Internet à 21,2 %, contre 22,3 % pour la téléphonie mobile.
Isaac K. Kassouwi
(Source : Agence Ecofin, 7 juillet 2026)
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