OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2016 > Mise en place du DNSSEC par le NIC-Sénégal : un progrès important presque (…)

Mise en place du DNSSEC par le NIC-Sénégal : un progrès important presque passé inaperçu

lundi 31 octobre 2016

Editorial

Au début du mois d’octobre 2016, le NIC-Sénégal, techniquement responsable de la gestion du « .sn », le domaine de premier niveau national (ccTLD), a fait faire à notre pays un progrès important dans le domaine de la sécurisation des noms de domaine suite à la mise en place du protocole DNSSEC. Si cet évènement est pratiquement passé inaperçu, il n’en est pas moins très important car désormais, les internautes du monde entier qui chercheront à se connecter sur un site en « .sn » pourront le faire en toute confiance car ils auront l’assurance qu’il ne s’agit pas d’une fausse vitrine destinée à les piéger mais bien d’un adresse certifiée. En effet, des vulnérabilités ont été découvertes dans le système de gestion de noms de domaines (DNS) qui permettent à un pirate de perturber, ralentir ou bloquer le service DNS via notamment des d’attaques de type déni de service (DoS ou DDoS), d’empêcher l’accès à certains équipements ou services pour des raisons politiques, économiques (déni de domaine) ou pour le plaisir (redirection fantaisiste), de rediriger à leur insu les utilisateurs ou leurs communications (courriels) vers des serveurs contrôlés par le pirate ou encore de récupérer des informations critiques (identifiants/mots de passe) en se faisant passer pour le serveur auquel l’utilisateur croit se connecter. Il était donc impératif de combler cette faille de sécurité et c’est ce qui a été fait suite à la création d’un groupe de travail par l’Internet Engineering Task Force (IETF) qui a développé une extension de sécurité pour la gestion du DNS connue sous l’appellation de Domain Name System Security Extensions (DNSSEC). Lancé en 1999, le processus d’élaboration de ce nouveau protocole a été achevé en 2005 et depuis il a été progressivement déployé par les entités en charge de la gestion de noms de domaine. En Afrique, en dehors des territoires administrés par des puissances étrangères au continent (île de l’Ascension, Ile de la Réunion, Sainte Hélène et Mayotte), les premiers pays à avoir mis en place le protocole DNSSEC ont été la Namibie (2009), les Seychelles (2010), l’Ouganda (2011), la Tanzanie (2012), le Maroc et la Tunisie (2014) et la Zambie (2015). Madagascar et le Sénégal ont rejoint ce groupe dans le courant de l’année 2016, suite notamment au travail remarquable effectué par l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) dans le cadre de sa stratégie africaine. C’est ainsi que dans le cadre du DNSSEC Roadshow, des séminaires de sensibilisation et de formation au déploiement du protocole DNSSEC ont été organisés depuis 2014 au Kenya, au Nigéria, en Tanzanie, au Rwanda, au Sénégal, en Zambie, au Burkina Faso, au Cameroun, au Botswana, en Côte d’ivoire, au Congo, à Madagascar, en Afrique du sud, au Togo, au Maroc, au Ghana et au Bénin ! Malgré ces efforts, il y a actuellement moins d’une dizaine de pays africains qui ont franchi le pas faisant du continent africain la partie du monde où le protocole DNSSEC est le moins utilisé par les structures en charge de la gestion des noms de domaine de premier niveau national. Les pays de notre continent, au sein desquels sévissent à large échelle les professionnels de la cybercriminalité que sont les « brouteurs » (Côte d’ivoire), les « Yahoo boys » (Nigéria), les « Gayman » (Bénin) et autres « Sakawa Boys » (Ghana), doivent donc pleinement prendre la mesure de l’enjeu en déployant le plus rapidement possible le protocole DNSSEC et contribuer ainsi à rendre l’Internet plus sûr. Une telle mesure est indispensable compte tenu de la croissance de l’ensemble des activités impliquant la fourniture de données personnelles pour les besoins de l’accomplissement de formalités administratives et/ou un paiement en ligne dans le cadre d’activités liées au commerce électronique ou au recouvrement de taxes et d’impôts. Cependant, la mise en place du protocole DNSSEC ne constitue pas une fin en soi car elle ne contribue qu’à sécuriser un maillon de la chaine complexe contribuant à la sécurisation d’Internet. Il faut dès à présent faire un bond qualitatif supplémentaire en migrant vers l’utilisation du protocole IPv6 afin de permettre le chiffrement de bout en bout de l’ensemble des transactions. Au-delà, il s’agit d’anticiper sur la pénurie d’adresses IP qui menace l’Afrique et qui est devenu une menace réelle avec le développement de l’’Internet des objets. Enfin, il faut toujours avoir à l’esprit que les plus grandes failles de sécurité sont souvent d’origine humaine.

Alex Corenthin
Secrétaire aux relations internationales

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4415/5221 Régulation des télécoms
  • 360/5221 Télécentres/Cybercentres
  • 3573/5221 Economie numérique
  • 1907/5221 Politique nationale
  • 5221/5221 Fintech
  • 528/5221 Noms de domaine
  • 2325/5221 Produits et services
  • 1510/5221 Faits divers/Contentieux
  • 737/5221 Nouveau site web
  • 5014/5221 Infrastructures
  • 1778/5221 TIC pour l’éducation
  • 191/5221 Recherche
  • 246/5221 Projet
  • 3617/5221 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1937/5221 Sonatel/Orange
  • 1645/5221 Licences de télécommunications
  • 283/5221 Sudatel/Expresso
  • 1188/5221 Régulation des médias
  • 1283/5221 Applications
  • 1062/5221 Mouvements sociaux
  • 1729/5221 Données personnelles
  • 130/5221 Big Data/Données ouvertes
  • 618/5221 Mouvement consumériste
  • 371/5221 Médias
  • 657/5221 Appels internationaux entrants
  • 1635/5221 Formation
  • 193/5221 Logiciel libre
  • 2465/5221 Politiques africaines
  • 1071/5221 Fiscalité
  • 171/5221 Art et culture
  • 637/5221 Genre
  • 1755/5221 Point de vue
  • 1107/5221 Commerce électronique
  • 1490/5221 Manifestation
  • 322/5221 Presse en ligne
  • 124/5221 Piratage
  • 209/5221 Téléservices
  • 910/5221 Biométrie/Identité numérique
  • 311/5221 Environnement/Santé
  • 344/5221 Législation/Réglementation
  • 375/5221 Gouvernance
  • 1760/5221 Portrait/Entretien
  • 152/5221 Radio
  • 747/5221 TIC pour la santé
  • 296/5221 Propriété intellectuelle
  • 63/5221 Langues/Localisation
  • 1152/5221 Médias/Réseaux sociaux
  • 2015/5221 Téléphonie
  • 189/5221 Désengagement de l’Etat
  • 1071/5221 Internet
  • 116/5221 Collectivités locales
  • 413/5221 Dédouanement électronique
  • 1285/5221 Usages et comportements
  • 1052/5221 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 570/5221 Audiovisuel
  • 3618/5221 Transformation digitale
  • 403/5221 Affaire Global Voice
  • 161/5221 Géomatique/Géolocalisation
  • 323/5221 Service universel
  • 671/5221 Sentel/Tigo
  • 179/5221 Vie politique
  • 1542/5221 Distinction/Nomination
  • 34/5221 Handicapés
  • 705/5221 Enseignement à distance
  • 704/5221 Contenus numériques
  • 614/5221 Gestion de l’ARTP
  • 180/5221 Radios communautaires
  • 1818/5221 Qualité de service
  • 435/5221 Privatisation/Libéralisation
  • 136/5221 SMSI
  • 511/5221 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2982/5221 Innovation/Entreprenariat
  • 1373/5221 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 47/5221 Internet des objets
  • 176/5221 Free Sénégal
  • 791/5221 Intelligence artificielle
  • 194/5221 Editorial
  • 2/5221 Gaming/Jeux vidéos
  • 26/5221 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous