OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2017 > Mai 2017 > Megha Kumar : « L’Afrique devrait voir dans l’attaque « Wannacry » un (…)

Megha Kumar : « L’Afrique devrait voir dans l’attaque « Wannacry » un avertissement »

dimanche 28 mai 2017

Cybersécurité/Cybercriminalité

200 000 victimes dans 150 pays. C’est le bilan approximatif de l’attaque du virus escroc « Wannacry » qui a perturbé la Toile le weekend du 13 mai. Malgré sa faible connectivité, l’Afrique figurait aussi parmi les cibles de l’attaque, notamment en Afrique du Sud, au Nigéria, au Maroc et en Algérie. Une donne qui rappelle une énième fois que le continent n’est plus épargné et se doit de revoir ses stratégies en matière de cyber-sécurité. Megha Kumar, directeur Conseil et recherche en solutions logicielles chez IDC pour les régions Moyen-Orient, Afrique et Turquie, revient pour « La Tribune Afrique » sur les enseignements à tirer après cette attaque.

Quels sont d’après vous les risques liés à la cyber-criminalité et qui menacent l’Afrique ?

Les principaux risques de cyber-sécurité en Afrique sont les logiciels malveillants et les courriers indésirables. Et puisque la connectivité s’améliore, ce type attaques continuera à augmenter en fréquence. Quant aux organisations gouvernementales, elles sont principalement ciblées par les attaques DDoS (un type d’attaque informatique où un site est surchargé de requêtes de provenance de centaine, voire de milliers de PC piratés à travers le monde dans le but d’empêcher d’utiliser ces derniers, NDLR) et sont victimes de groupes tels que Anonymous qui sont actifs et proéminents en Afrique du Sud.

Jusqu’à quel degré l’attaque « Wannacry » peut-elle persuader les décideurs africains d’investir davantage dans la cyber-sécurité ?

Des attaques telles que « Wannacry » peuvent être considérées comme un avertissement pour les secteurs public et privé afin qu’ils fassent des efforts pour améliorer leurs systèmes de cyber-sécurité. Cependant, si les organisations ne sont pas directement touchées par une attaque, l’urgence d’investir dans la sécurité est souvent recalée à court terme.

Quelles sont les sous-régions les plus développées en la matière ?

L’Afrique est assez diversifiée. D’une part, il y a des pays comme l’Afrique du Sud où la maturité des TIC est en avance par rapport au reste du continent. Le paysage de la sécurité en Afrique du Sud est beaucoup plus complexe étant donné les investissements dans la technologie et la connectivité. Dans des pays comme l’Egypte et le Maroc, les organisations améliorent et rationalisent les processus, mais il leur est absolument essentiel d’adopter une attitude proactive vis-à-vis de la sécurité. En Afrique de l’Est et de l’Ouest, la sécurité des terminaux est devenue d’une extrême importance, compte tenu du paysage mobile et des avancées des services et du commerce électronique.

Cela veut-il dire que la facture des entreprises augmente... ?

Selon le guide de dépenses de sécurité IDC Moyen-Orient et Afrique, le marché des solutions de sécurité est estimé à 2 milliards de dollars dans la région élargie à partir de 2016 et devrait atteindre 2,9 milliards en 2020.

Les universités africaines produisent-elles suffisamment de spécialistes en cyber-sécurité pour répondre aux besoins du continent ?

Evidemment, non ! Mais il faut savoir que la pénurie de compétences en sécurité est une préoccupation mondiale et ne concerne pas uniquement l’Afrique. Il existe nettement un besoin pour les spécialistes de la sécurité et les ingénieurs.

Depuis ces dernières années, les gouvernements d’Afrique se concentrent sur les TIC pour stimuler la croissance grâce à divers projets. Pensez-vous qu’ils ont, depuis, pris la pleine mesure des risques en matière de cyber-sécurité et de protection de données ?

Il est manifestement nécessaire d’améliorer la sensibilisation à la cyber-sécurité. Même si certains pays ont mis en place des lois sur la cyber-criminalité ainsi que des CERTs (computer emergency response teams ; en français : centre d’alertes et de réaction aux attaques informatiques, NDLR), ces règlementations ne sont pas appliquées de manière systématique. En outre, de nombreuses organisations ont une approche réactive de la sécurité. Il est nécessaire d’améliorer la coopération entre le secteur public et le secteur privé. Gardez à l’esprit que, au fur et à mesure que de nouvelles technologies telles que le cloud et l’Internet prolifèrent dans la région, le nombre de points terminaux continuera d’augmenter. Ce qui signifie que de nouvelles vulnérabilités apparaîtront et que la nécessité d’améliorer la conformité et la gouvernance s’imposera davantage.

Quels conseils donneriez-vous aux hommes d’affaires africains quant à la sécurité de leurs entreprises ?

À mesure que l’adoption des TIC augmente, les entreprises devraient intégrer la sécurité dans tous les projets. Il est nécessaire d’avoir une attitude proactive vis-à-vis de la sécurité. Les temps d’arrêt causés par des incidents de sécurité peuvent entraîner des répercussions dangereuses relatives à la rétention des clients et peuvent même avoir des implications financières et juridiques désastreuses pour les entreprises. C’est pour ce qu’il faudra cultiver une intelligence interne de la gestion de menaces et gérer les services de sécurité pour compenser la pénurie de compétences. Il est également recommandé de s’assurer que votre système de sécurité est dynamique et prend en compte les différents risques qui menacent l’organisation. Mais le plus essentiel, c’est qu’il faut travailler à sensibiliser les utilisateurs.

Mehdi Lahdidi

(Source : La Tribune Afrique, 28 mai 2017)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4562/4989 Régulation des télécoms
  • 363/4989 Télécentres/Cybercentres
  • 3449/4989 Economie numérique
  • 1800/4989 Politique nationale
  • 4989/4989 Fintech
  • 554/4989 Noms de domaine
  • 1943/4989 Produits et services
  • 1481/4989 Faits divers/Contentieux
  • 773/4989 Nouveau site web
  • 4926/4989 Infrastructures
  • 1741/4989 TIC pour l’éducation
  • 204/4989 Recherche
  • 250/4989 Projet
  • 3391/4989 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1967/4989 Sonatel/Orange
  • 1639/4989 Licences de télécommunications
  • 285/4989 Sudatel/Expresso
  • 1020/4989 Régulation des médias
  • 1373/4989 Applications
  • 1061/4989 Mouvements sociaux
  • 1658/4989 Données personnelles
  • 143/4989 Big Data/Données ouvertes
  • 614/4989 Mouvement consumériste
  • 368/4989 Médias
  • 672/4989 Appels internationaux entrants
  • 1626/4989 Formation
  • 99/4989 Logiciel libre
  • 2154/4989 Politiques africaines
  • 1010/4989 Fiscalité
  • 173/4989 Art et culture
  • 593/4989 Genre
  • 1868/4989 Point de vue
  • 1063/4989 Commerce électronique
  • 1491/4989 Manifestation
  • 350/4989 Presse en ligne
  • 128/4989 Piratage
  • 215/4989 Téléservices
  • 950/4989 Biométrie/Identité numérique
  • 316/4989 Environnement/Santé
  • 347/4989 Législation/Réglementation
  • 366/4989 Gouvernance
  • 1805/4989 Portrait/Entretien
  • 156/4989 Radio
  • 780/4989 TIC pour la santé
  • 283/4989 Propriété intellectuelle
  • 60/4989 Langues/Localisation
  • 1088/4989 Médias/Réseaux sociaux
  • 2005/4989 Téléphonie
  • 199/4989 Désengagement de l’Etat
  • 1062/4989 Internet
  • 122/4989 Collectivités locales
  • 413/4989 Dédouanement électronique
  • 1277/4989 Usages et comportements
  • 1039/4989 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 563/4989 Audiovisuel
  • 3208/4989 Transformation digitale
  • 413/4989 Affaire Global Voice
  • 171/4989 Géomatique/Géolocalisation
  • 343/4989 Service universel
  • 665/4989 Sentel/Tigo
  • 178/4989 Vie politique
  • 1586/4989 Distinction/Nomination
  • 34/4989 Handicapés
  • 726/4989 Enseignement à distance
  • 708/4989 Contenus numériques
  • 588/4989 Gestion de l’ARTP
  • 182/4989 Radios communautaires
  • 1826/4989 Qualité de service
  • 450/4989 Privatisation/Libéralisation
  • 134/4989 SMSI
  • 511/4989 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2718/4989 Innovation/Entreprenariat
  • 1361/4989 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 60/4989 Internet des objets
  • 173/4989 Free Sénégal
  • 652/4989 Intelligence artificielle
  • 204/4989 Editorial
  • 16/4989 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/4989 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous