OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Batik > Archives des éditoriaux > Année 2008 > Marché unique des télécommunications en Afrique de l’Ouest : A qui profite (…)

Marché unique des télécommunications en Afrique de l’Ouest : A qui profite la dynamique ?

lundi 31 mars 2008

La libéralisation de l’économie impulsée par les Etats-Unis depuis les années 80 a entraîné, un peu partout dans le monde, le développement de marchés régionaux fonctionnant sur la base d’une réglementation plus ou moins harmonisée. L’Afrique n’échappe pas à cette dynamique même si le processus d’intégration économique y est encore balbutiant et par ailleurs inégal selon les sous régions. Dans le secteur des télécommunications, l’émergence de marchés régionaux dans les différentes parties du continent africain se fait dans le cadre de deux dynamiques parallèles mais complémentaires, à savoir celle impulsée par les opérateurs et celle initiée par les états à travers les communautés économiques régionales (CER). Cependant, force est de reconnaître que la démarche enclenchée par les opérateurs est beaucoup plus avancée que celle des états, puisque ceux-ci ont d’ores et déjà créés des réseaux régionaux en unifiant d’une part leurs offres de services et leurs tarifs et en supprimant d’autre part les frais d’itinérance (roaming) pour leurs clients. Ainsi en Afrique de l’Ouest, Celtel, MTN, Orange et Tigo disposent de réseaux qui couvrent plusieurs pays. Sur un autre plan, l’existence de l’Association des régulateurs de l’Afrique de l’Ouest (ARTAO), plus connue sous le sigle anglais de WATRA, créée officiellement en novembre 2002 mais effectivement initiée en 2000 a largement contribué, ne serait-ce qu’informellement à l’harmonisation de la régulation à l’échelle régionale. Mieux, au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont été créées des structures de coordination et de concertation entre les principaux acteurs du secteur des télécommunications telles que le Comité des régulateurs des télécommunications (CRTEL) et la Conférence des opérateurs et fournisseurs de services de télécommunications (COFTEL). Cela étant, bien que l’UEMOA a retenu le 23 mars 2008 comme date limite pour la transposition des directives relatives à l’harmonisation des cadres législatif et réglementaire concernant les communications électroniques adoptées en décembre 2005 et que la CEDEAO s’était donnée six mois à partir de janvier 2007 pour effectuer la même opération, tout indique que le processus ne sera pas exécuté dans les délais prévus tandis que les opérateurs poursuivent la construction de réseaux régionaux à travers l’acquisition de licences et une offre de services harmonisée. Dans ce contexte, le processus de transposition des directives communautaires de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans les législations nationales, même s’il constitue un pas important vers la création d’un marché régional des télécommunications, ne fait qu’officialiser sur le plan juridique une réalité déjà largement palpable sur le terrain. Cela étant, force est de constater qu’à l’exception notoire de MTN, les opérateurs à dimension régionale existant actuellement en Afrique de l’ouest sont tous étrangers au contient qu’il s’agisse d’Orange majoritairement détenu par des capitaux français, de Celtel propriété de capitaux koweitiens ou encore de Tigo dont le principal actionnaire est un holding suédois. En dernier ressort, il apparait que la création d’un marché unique des télécommunications en Afrique de l’Ouest profite essentiellement aux opérateurs étrangers à l’Afrique qui, après s’être approprié la plupart des opérateurs historiques dans le cadre des politiques de libéralisation du secteur des télécommunications se voient aujourd’hui offrir les conditions d’augmenter leurs profits sans que cela ne profite guère à l’Afrique.

Amadou Top
Président d’OSIRIS

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6396/7739 Régulation des télécoms
  • 529/7739 Télécentres/Cybercentres
  • 5692/7739 Economie numérique
  • 2944/7739 Politique nationale
  • 7739/7739 Fintech
  • 772/7739 Noms de domaine
  • 3116/7739 Produits et services
  • 2198/7739 Faits divers/Contentieux
  • 1098/7739 Nouveau site web
  • 7677/7739 Infrastructures
  • 2563/7739 TIC pour l’éducation
  • 279/7739 Recherche
  • 367/7739 Projet
  • 5071/7739 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2629/7739 Sonatel/Orange
  • 2541/7739 Licences de télécommunications
  • 411/7739 Sudatel/Expresso
  • 1598/7739 Régulation des médias
  • 1957/7739 Applications
  • 1763/7739 Mouvements sociaux
  • 2490/7739 Données personnelles
  • 192/7739 Big Data/Données ouvertes
  • 896/7739 Mouvement consumériste
  • 541/7739 Médias
  • 975/7739 Appels internationaux entrants
  • 2987/7739 Formation
  • 138/7739 Logiciel libre
  • 3070/7739 Politiques africaines
  • 1798/7739 Fiscalité
  • 250/7739 Art et culture
  • 868/7739 Genre
  • 2493/7739 Point de vue
  • 1486/7739 Commerce électronique
  • 2285/7739 Manifestation
  • 476/7739 Presse en ligne
  • 195/7739 Piratage
  • 310/7739 Téléservices
  • 1423/7739 Biométrie/Identité numérique
  • 455/7739 Environnement/Santé
  • 600/7739 Législation/Réglementation
  • 550/7739 Gouvernance
  • 2715/7739 Portrait/Entretien
  • 216/7739 Radio
  • 1155/7739 TIC pour la santé
  • 488/7739 Propriété intellectuelle
  • 87/7739 Langues/Localisation
  • 1608/7739 Médias/Réseaux sociaux
  • 2947/7739 Téléphonie
  • 303/7739 Désengagement de l’Etat
  • 1521/7739 Internet
  • 171/7739 Collectivités locales
  • 672/7739 Dédouanement électronique
  • 1825/7739 Usages et comportements
  • 1546/7739 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 832/7739 Audiovisuel
  • 5304/7739 Transformation digitale
  • 590/7739 Affaire Global Voice
  • 250/7739 Géomatique/Géolocalisation
  • 474/7739 Service universel
  • 998/7739 Sentel/Tigo
  • 270/7739 Vie politique
  • 2266/7739 Distinction/Nomination
  • 54/7739 Handicapés
  • 1036/7739 Enseignement à distance
  • 1024/7739 Contenus numériques
  • 877/7739 Gestion de l’ARTP
  • 268/7739 Radios communautaires
  • 2569/7739 Qualité de service
  • 637/7739 Privatisation/Libéralisation
  • 200/7739 SMSI
  • 697/7739 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4166/7739 Innovation/Entreprenariat
  • 1996/7739 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 69/7739 Internet des objets
  • 255/7739 Free Sénégal
  • 999/7739 Intelligence artificielle
  • 306/7739 Editorial
  • 33/7739 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous