OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2004 > Décembre > Marché des nouvelles cartes d’identité nationales et cartes d’électeurs : (…)

Marché des nouvelles cartes d’identité nationales et cartes d’électeurs : Sagem et Thalès corrompues

mardi 7 décembre 2004

Biométrie/Identité numérique

Les sociétés françaises Sagem et Thalès sont citées pour des cas de corruption à l’occasion de contrats passés au Nigeria, au Ghana et au Cambodge. Ces deux entreprises seraient pourtant les mieux placées pour remporter le marché des nouvelles cartes d’identité nationales et cartes d’électeurs. Reste à savoir si les autorités sénégalaises feront fi de cette nouvelle donne.

Elles sont au total sept entreprises étrangères à manifester de l’intérêt pour le marché de 20 milliards de francs Cfa relatif à la confection de cartes nationales d’identité numérisées et de cartes d’électeurs, que le ministère de l’Intérieur du Sénégal devrait adjuger cette semaine, si l’on en croit les prévisions annoncées par M. Abibe Fall directeur de l’automatisation des Fichiers à la place Washington (Voir Le Quotidien n° 572 du vendredi 19 novembre 2004). Mais les inquiétudes que nourrissaient de nombreuses personnes, quant à la transparence de ce marché pour lequel aucun cahier des charges n’est encore disponible, semblent être confortées par la révélation faite par la presse occidentale, mais aussi par la Banque mondiale elle-même de cas de corruption dont deux entreprises sont reconnues coupables dans le cadre de transactions commerciales. Ces deux entreperises accusées de pratiques de pots-de-vin sont toutes les deux Françaises et curieusement, elles passaient aux yeux de nombreux observateurs comme « étant les mieux placées pour remporter le marché des nouvelles cartes d’identités nationales et cartes d’électeurs au Sénégal ». Elles ont pour nom la Sagem et Thalès.

SAGEM : SOUPÇONS DE POTS-DE-VIN AU NIGERIA ET AU GHANA

Sagem, le fleuron de l’électronique française, est suspectée par la justice nigériane d’avoir versé près d’un million de dollars de pots-de-vin (830 000 euros environ) à sept officiels, afin d’obtenir, en 2001, le marché des cartes d’identité infalsifiables de la nation la plus peuplée d’Afrique. Parmi ces officiels, on trouve trois anciens ministres Husseini Akwanga, ex-ministre du Travail, limogé pour corruption en 2003, Sunday Afolabi et Mahmud Shata, tous deux anciens ministres de l’Intérieur. Le contrat de 214 millions de dollars (environ 178 millions d’euros) est destiné à doter près de 130 millions de Nigerians d’un « signe tangible d’identité ». Le journal français Libération qui donne l’information ajoute que des poursuites judiciaires sont ouvertes au pays de Olesegun Obasanjo contre la société française. Ce ne serait pas seulement au Nigeria que des allégations de pots-de-vin sont portées contre cette société. Auparavant, au Ghana, la polémique a enflé l’année dernière au sujet d’un marché du même type pour un montant de 214 millions de dollars américains. Sagem, qui avait raflé le marché de la confection de cartes nationales d’identité infalsifiables, est accusée d’avoir soudoyé des dignitaires du régime de John Kuffor. Là aussi, une enquête officielle est en cours surtout que de vives allégations, se fondant sur l’expérience de Sagem en Allemagne et en Malaisie notamment, sont portées contre la société quant à son incompétence à réaliser le type de travail demandé.

LA BANQUE MONDIALE SANCTIONNE THALES AU CAMBODGE

Les institutions de Bretton Woods se font encore du mauvais sang pour ces cas de prévarications constatés au Nigeria et au Ghana. Et c’est aussi par une décision publiée le 22 novembre 2004 à Washington que la Banque mondiale a sanctionné Thales Engineering & Consulting S.A. et d’autres intervenants dans le cadre d’un projet de démobilisation au Cambodge. La Banque mondiale a exclu de ses marchés cinq personnes et quatre entreprises pour manœuvres frauduleuses dans le cadre du Projet de démobilisation et de réinsertion (Cdrp) qu’elle finance au Cambodge. Aucun nouveau marché financé par la Banque mondiale ne pourra être attribué à ces entreprises ou personnes pendant la période de leur exclusion à savoir du 5 novembre 2004 au 5 novembre 2009. Ces mesures entrent dans le cadre du vaste effort de lutte contre la corruption lancé par la Banque mondiale à l’initiative de son président, James Wolfensohn, en 1996.

DOUCHE FROIDE AU MINISTERE DE L’INTERIEUR

Certains responsables au niveau du ministère de l’Intérieur ne manquent pas de manifester leur surprise quant à ces informations. Leur premier réflexe est de se mettre en ligne pour se connecter aux sites véhiculant l’information. C’est pour en revenir encore plus abasourdis surtout que, confesse, un haut fonctionnaire, « Sagem et Thalès semblent les mieux placées pour ce marché ». C’est dire qu’un épais grain de sable vient de gripper la machine car il devient délicat dans le contexte mondial actuel d’adjuger un marché à une entreprise qui se trouve dans le collimateur des institutions financières internationales pour cause de corruption. Un de nos interlocuteurs précise même que suite à leurs investigations, les responsables du ministère de l’Intérieur ont pu découvrir, en outre, que la société Sagem avait été épinglée au Kenya pour les mêmes faits.

Nos sources indiquent dans la foulée que depuis que l’information sur des faits de corruption éclaboussent ces entreprises, une enquête est ouverte pour s’assurer des « honorabilités » de tous les potentiels soumissionnaires à ce marché de 20 milliards.

Par ailleurs, les langues commencent à se délier à la place Washington à Dakar - siège du ministère de l’Intérieur - où un cadre de l’administration se demande pourquoi une entreprise sénégalaise, Opensys par exemple, spécialisée sur les solutions d’identification ne fait pas partie des potentiels soumissionnaires contactés pour leur proposer de postuler au marché de fabrication de nouvelles cartes d’identité nationales et d’électeurs. Pourtant, nos interlocuteurs seraient convaincus des compétences de Opensys qui avait notamment conduit avec succès les travaux de contrôle du fichier électoral en 2000 dans le cadre d’une mission du Front d’action de la société civile sénégalaise. Le patron de Opensys, M. Karim Sy, que nous avons interrogé, dit lui aussi sa surprise et sa déception. « C’est un marché pour lequel nous étions préparés car nous travaillons sur cette affaire depuis plusieurs années. » Non sans ironie il lance, « j’espère que tout se passera dans la transparence ». Reste à savoir si les autorités de l’Etat du Sénégal se risqueront à affecter le marché des nouvelles cartes d’identité nationales à l’une de ces deux sociétés mises en cause dans d’autres pays.

Madiambal DIAGNE

(Source : Le Quotidien, 7 décembre 2004)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 5618/6088 Régulation des télécoms
  • 448/6088 Télécentres/Cybercentres
  • 4448/6088 Economie numérique
  • 2255/6088 Politique nationale
  • 6088/6088 Fintech
  • 667/6088 Noms de domaine
  • 2491/6088 Produits et services
  • 1875/6088 Faits divers/Contentieux
  • 890/6088 Nouveau site web
  • 5932/6088 Infrastructures
  • 2188/6088 TIC pour l’éducation
  • 238/6088 Recherche
  • 307/6088 Projet
  • 4464/6088 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2203/6088 Sonatel/Orange
  • 1969/6088 Licences de télécommunications
  • 347/6088 Sudatel/Expresso
  • 1245/6088 Régulation des médias
  • 1518/6088 Applications
  • 1262/6088 Mouvements sociaux
  • 2218/6088 Données personnelles
  • 387/6088 Big Data/Données ouvertes
  • 763/6088 Mouvement consumériste
  • 430/6088 Médias
  • 780/6088 Appels internationaux entrants
  • 2210/6088 Formation
  • 118/6088 Logiciel libre
  • 2612/6088 Politiques africaines
  • 1293/6088 Fiscalité
  • 267/6088 Art et culture
  • 711/6088 Genre
  • 2234/6088 Point de vue
  • 1360/6088 Commerce électronique
  • 1740/6088 Manifestation
  • 402/6088 Presse en ligne
  • 158/6088 Piratage
  • 256/6088 Téléservices
  • 1232/6088 Biométrie/Identité numérique
  • 389/6088 Environnement/Santé
  • 425/6088 Législation/Réglementation
  • 565/6088 Gouvernance
  • 2164/6088 Portrait/Entretien
  • 170/6088 Radio
  • 905/6088 TIC pour la santé
  • 404/6088 Propriété intellectuelle
  • 69/6088 Langues/Localisation
  • 1359/6088 Médias/Réseaux sociaux
  • 2557/6088 Téléphonie
  • 235/6088 Désengagement de l’Etat
  • 1372/6088 Internet
  • 136/6088 Collectivités locales
  • 519/6088 Dédouanement électronique
  • 1544/6088 Usages et comportements
  • 1250/6088 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 672/6088 Audiovisuel
  • 4227/6088 Transformation digitale
  • 469/6088 Affaire Global Voice
  • 214/6088 Géomatique/Géolocalisation
  • 466/6088 Service universel
  • 781/6088 Sentel/Tigo
  • 217/6088 Vie politique
  • 1834/6088 Distinction/Nomination
  • 42/6088 Handicapés
  • 901/6088 Enseignement à distance
  • 830/6088 Contenus numériques
  • 714/6088 Gestion de l’ARTP
  • 209/6088 Radios communautaires
  • 2479/6088 Qualité de service
  • 514/6088 Privatisation/Libéralisation
  • 165/6088 SMSI
  • 634/6088 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 3614/6088 Innovation/Entreprenariat
  • 1618/6088 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 53/6088 Internet des objets
  • 216/6088 Free Sénégal
  • 956/6088 Intelligence artificielle
  • 241/6088 Editorial
  • 22/6088 Gaming/Jeux vidéos
  • 28/6088 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous