OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2009 > Février > Mame Mactar Guèye, Membre de la Commission nationale d’audit du fichier (…)

Mame Mactar Guèye, Membre de la Commission nationale d’audit du fichier électoral : « Il peut y avoir des inscriptions multiples, mais pas de votes multiples »

jeudi 19 février 2009

Vie politique

Membre de la Commission nationale d’audit du fichier, Mactar Guèye, porte-parole de la Cap 21, apporte la réplique aux techniciens de l’opposition qui ont contesté la fiabilité des bases de données. Selon lui, « il peut y avoir des inscriptions multiples, mais pas de votes multiples ».

La mouvance présidentielle a participé avec l’opposition à l’audit du fichier. Les bases de données garantissent-elles une transparence des élections ?

Il y a 256 serveurs, dans le centre névralgique de la Direction de l’automatisation du fichier (Daf) du ministère de l’Intérieur. Un éclatement rationnel des routines informatiques permet une gestion et une exploitation efficientes des différentes bases de données sécurisées. Faites un tour dans les cellules informatiques de n’importe quelle structure qui brasse des masses volumineuses d’informations sensibles, comme les banques, les grandes compagnies d’assurances, les sociétés des eaux ou de l’électricité, vous n’y verrez nulle part la globalité des tâches de gestion des bases de données confiées à un seul et unique serveur. L’ère des serveurs fourre-tout est révolue. La majorité des spécialistes vous diront qu’en terme de gestion d’informations massives, le traitement informatique est d’autant plus diligent et efficient que les supports hardware de stockage des diverses bases de données sont dédiés, c’est-à-dire spécialisés. Les programmes informatiques, qui ont été écrits pour un résultat précis, savent dans quel serveur trouver telle information, en vue de son traitement. C’est ce qui importe. C’est une question d’option. Et j’estime que le choix opéré par les techniciens du ministère de l’Intérieur, dans la prise en charge informatique globale du processus électoral, est rationnel.

L’opposition conteste, soulignant qu’il peut, entre autre, y avoir des votes multiples. Partagez-vous cet avis ?

Il peut y avoir des inscriptions multiples, mais pas de votes multiples. Dans l’ancien système, seules les informations relatives à l’état civil étaient prises en compte. D’où les fraudes massives dont étaient régulièrement victimes les challengers du président sortant. Les responsables politiques locaux transformaient volontiers les mairies en usines de production en série d’extraits de naissance. Car, les commissions se satisfaisaient de la simple présentation de cet acte de naissance pour inscrire une personne sur le ficher, lequel était devenu un véritable dépotoir. Et le régime de l’alternance aura eu le mérite d’avoir osé introduire une nouveauté technologique comme barrière de contrôle supplémentaire, à savoir la biométrie. Celle-ci a permis d’épingler pas moins de 8.855 fraudeurs, lors de la dernière présidentielle de 2007 (une sorte de tableau de chasse de ces électeurs indélicats et bien identifiés est toujours consultable auprès de la Daf). Il est évident que ces gens, certainement munis de documents d’état civil de complaisance, ont dû faire le tour de différentes commissions pour s’inscrire plusieurs fois. Mais au moment du retrait de leur(s) carte(s), ils ont été surpris de ne se voir délivrer qu’une seule carte. L’explication est simple. Lors du traitement des données, les serveurs de la Daf engrangent systématiquement durant la période légale d’inscription, depuis les 500 centres d’inscription fixes et les 200 commissions mobiles, la lecture comparative des empreintes digitales - laquelle est réputée unique pour chaque individu - aura permis de détecter leur omniprésence, pour ne finalement retenir qu’une seule de leurs inscriptions. Bien entendu, l’idéal serait, comme le souhaite l’opposition, que la détection des inscriptions multiples se réalise en amont, c’est-à-dire dès la capture de l’empreinte, au niveau de la commission d’inscription. Mais cela suppose que la totalité des ordinateurs des 700 commissions - sans oublier ceux des multiples centres d’inscription de la diaspora - soit interconnectés en réseau. En ce moment-là, il faudrait peut-être envisager de multiplier par trois le coût de l’investissement ayant permis l’acquisition du système actuel. Ce qui, évidemment, est une autre paire de manche ! Mais, pour l’essentiel, la biométrie est bien opérationnelle dans système électoral actuel sénégalais, même si elle agit en différé.

Que pensez-vous des solutions préconisées par l’opposition, notamment l’usage du spray, pour parer aux fraudes ?

L’encre indélébile avait son sens quand le vote était, pour ainsi dire, anonyme, ne prenant en compte que les informations contenues dans les documents d’état civil. Aujourd’hui, notre pays dispose d’un système à la fois révolutionnaire et contraignant, en ce qu’il exige, pour la première fois dans notre histoire électorale, la présence physique de l’électeur. Contrairement à ce qui se faisait avant l’alternance, où l’on pouvait se faire inscrire par procuration ou par ordonnance. Une boîte à pandore dans laquelle n’avaient pas hésité à s’engouffrer nombre de candidats à la présidentielle de 2000. Ce n’est plus possible maintenant, car l’inscription, dans l’actuel fichier électoral, est devenue un acte personnel, volontaire et surtout physique. Je rappelle souvent que même la plus haute institution de ce pays, le président Wade, a été obligée de se rendre physiquement à la Préfecture des Almadies pour remettre au préposé son document d’état civil, et s’asseoir sur un tabouret pour se soumettre comme tout le monde aux trois modules biométriques : la photographie numérique, la capture de sa signature et de ses empreintes digitales sur une tablette graphique.

Ce sont donc ces éléments d’identification qui permettent aujourd’hui à notre système d’inscription électoral de ne retenir qu’une seule inscription et par conséquent, de garantir l’unicité du vote. L’introduction du spray ne ferait donc, à mon avis, qu’engendrer des charges supplémentaires.

Propos recueillis par B. Dione

(Source : Le Soleil, 19 février 2009)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4470/5365 Régulation des télécoms
  • 355/5365 Télécentres/Cybercentres
  • 3681/5365 Economie numérique
  • 2165/5365 Politique nationale
  • 5365/5365 Fintech
  • 523/5365 Noms de domaine
  • 2501/5365 Produits et services
  • 1494/5365 Faits divers/Contentieux
  • 790/5365 Nouveau site web
  • 5194/5365 Infrastructures
  • 1830/5365 TIC pour l’éducation
  • 196/5365 Recherche
  • 245/5365 Projet
  • 3780/5365 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1913/5365 Sonatel/Orange
  • 1638/5365 Licences de télécommunications
  • 280/5365 Sudatel/Expresso
  • 1214/5365 Régulation des médias
  • 1266/5365 Applications
  • 1080/5365 Mouvements sociaux
  • 1733/5365 Données personnelles
  • 128/5365 Big Data/Données ouvertes
  • 600/5365 Mouvement consumériste
  • 367/5365 Médias
  • 662/5365 Appels internationaux entrants
  • 1658/5365 Formation
  • 204/5365 Logiciel libre
  • 2492/5365 Politiques africaines
  • 1129/5365 Fiscalité
  • 174/5365 Art et culture
  • 625/5365 Genre
  • 1841/5365 Point de vue
  • 1160/5365 Commerce électronique
  • 1486/5365 Manifestation
  • 327/5365 Presse en ligne
  • 124/5365 Piratage
  • 209/5365 Téléservices
  • 912/5365 Biométrie/Identité numérique
  • 318/5365 Environnement/Santé
  • 354/5365 Législation/Réglementation
  • 355/5365 Gouvernance
  • 1786/5365 Portrait/Entretien
  • 150/5365 Radio
  • 742/5365 TIC pour la santé
  • 278/5365 Propriété intellectuelle
  • 58/5365 Langues/Localisation
  • 1143/5365 Médias/Réseaux sociaux
  • 2000/5365 Téléphonie
  • 198/5365 Désengagement de l’Etat
  • 1091/5365 Internet
  • 117/5365 Collectivités locales
  • 434/5365 Dédouanement électronique
  • 1271/5365 Usages et comportements
  • 1030/5365 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 567/5365 Audiovisuel
  • 3829/5365 Transformation digitale
  • 389/5365 Affaire Global Voice
  • 218/5365 Géomatique/Géolocalisation
  • 313/5365 Service universel
  • 668/5365 Sentel/Tigo
  • 177/5365 Vie politique
  • 1541/5365 Distinction/Nomination
  • 34/5365 Handicapés
  • 695/5365 Enseignement à distance
  • 699/5365 Contenus numériques
  • 595/5365 Gestion de l’ARTP
  • 183/5365 Radios communautaires
  • 1825/5365 Qualité de service
  • 435/5365 Privatisation/Libéralisation
  • 137/5365 SMSI
  • 560/5365 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2990/5365 Innovation/Entreprenariat
  • 1413/5365 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5365 Internet des objets
  • 228/5365 Free Sénégal
  • 828/5365 Intelligence artificielle
  • 199/5365 Editorial
  • 2/5365 Gaming/Jeux vidéos
  • 86/5365 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous