OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2016 > Septembre 2016 > Mamadou Sall, lauréat de « Rebranding Africa » : Son application permet aux (…)

Mamadou Sall, lauréat de « Rebranding Africa » : Son application permet aux producteurs du lac Rose d’accéder aux financements

lundi 5 septembre 2016

Distinction/Nomination

Les producteurs du lac Rose, non loin de Dakar, doivent remercier le jeune « startuper » Mamadou Sall. Ce jeune, né à Pout, il y a 27 ans, vient de lever une partie des obstacles de leur accès au crédit. Sa plateforme « Bayseddo » connecte les bailleurs et les producteurs. L’innovation a remporté le Prix « Rebranding Africa » en juin 2016. Cette récompense a été décernée par l’African business club à Paris.

L’accès au crédit est une équation pour les producteurs. Les institutions financières, y compris celles de la microfinance, n’accordent pas une entière confiance aux producteurs agricoles. La raison est simple. Leurs revenus sont très instables et leur taux de remboursement est le plus faible. Dans le passé, c’est l’Etat qui volait aux secours des paysans pour solder des dettes et des prêts. Au fil des années, la méfiance structure les rapports entre les banquiers, les paysans et les agriculteurs. Il a fallu que Mamadou Sall crée « Bayseddo » pour faire renaître l’espoir chez cette catégorie de clients plus nombreux et peu pris en compte par des institutions financières. La plateforme www.bayseddo.com restaure la confiance entre les producteurs et les financiers. « Bayseddo 2.0 est une plateforme Web et très prochainement mobile (Ussd) de l’entreprise qui vise à mettre en relation des agriculteurs en besoin de financement, disposant de terres et répondant à des critères définis, et des agents économiques (Sénégalais de la diaspora, investisseurs, travailleurs du secteur public/privé) en capacité de financement, qui veulent investir dans l’agriculture et sont dépourvus de terres », explique Mamadou Sall.

Mais la mise en relation obéit à des procédures. D’abord, les exploitations agricoles sont sélectionnées, ensuite leurs besoins en investissement sont évalués par hectare et en fonction de la spéculation du moment le plus rentable. Ensuite, le montant global de l’investissement est divisé en des parts de 10.000 FCfa chacune. Ces dernières sont mises en ligne sur la plateforme afin de permettre aux agents économiques d’acheter le nombre de parts qu’ils souhaitent pour une ou plusieurs campagnes agricoles. « Une fois le montant global mobilisé, nous souscrivons à une assurance agricole pour prévenir certains risques.

Après cette étape, nous supervisons la campagne de production entamée par l’agriculteur, en collaboration avec nos techniciens agronomes qui veillent au respect des normes et des itinéraires techniques de production », informe ce jeune qui a fait des études poussées en économie et gestion. Durant toute la phase de production, l’investisseur reçoit, de manière périodique (suivi à distance), à travers son compte investisseur sur la plateforme, des rapports montrant l’évolution de l’exploitation. Au besoin, il peut même se déplacer ou envoyer un mandataire pour constater le travail effectué sur le terrain. « A la fin de la campagne agricole, nous veillons à la répartition des dividendes entre investisseurs, agriculteurs et la plateforme « Bayseddo 2.0 » qui assurait le suivi de l’exploitation (production jusqu’à la commercialisation) à travers son équipe technique », poursuit Mamadou Sall. Dans la zone du lac Rose, des exploitants sont parvenus à lever des fonds grâce à la plateforme. Des investisseurs ont déjà financé deux projets : l’un sur la production des haricots verts et l’autre sur l’exploitation des aubergines. « Présentement, dans le cadre de la phase pilote du projet qui s’étalera jusqu’en décembre 2016, nous avons déjà finalisé deux accords de financement entre des agriculteurs et des investisseurs testeurs, et nous nous apprêtons à finaliser 3 autres exploitations agricoles d’ici la fin de la première quinzaine du mois d’août », a révélé le concepteur de la plateforme.

Mobilisation des financements
Le passage à l’échelle traverse déjà l’esprit de l’équipe. Le planning est arrêté. Les responsables comptent contribuer à la mobilisation des financements pour plus d’une dizaine d’exploitations agricoles qui seront identifiées à partir de la deuxième quinzaine du mois de décembre 2016 et en début janvier 2017. « Nous avons beaucoup de promesses de financements qui seront honorées au début de l’année 2017 », avance ce titulaire d’une Maîtrise en Informatique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

Contrairement aux procédures habituelles d’emprunt, le producteur présente son projet sur la plateforme. Ce projet est apprécié par les différents investisseurs inscrits. C’est ainsi que se fait la mise en relation. Le fil du contact est noué. C’est aussi au producteur de convaincre l’investisseur. L’innovation a remporté le Prix « Rebranding Africa » en juin 2016. Il est décerné par l’African business club à Paris.

Impressionné par le parcours atypique de Steve Job, l’américain fondateur d’Appel, Mamadou Sall a décidé de donner un nouveau cours à son cursus académique en abandonnant les sciences informatiques pour embrasser les sciences de gestion. Depuis lors, il croit qu’il peut faire du chemin dans l’entreprenariat. C’est un exemple suivi par d’autres étudiants de l’Ugb.

En peu d’années, M. Sall a glané des distinctions aussi bien au Sénégal qu’à l’étranger. Transformer les petites idées en grandes innovations est la devise de cet homme qui avait conçu, avec son binôme Amath Sow, « Sos vaccination » pour rappeler aux femmes illettrées, comme celles alphabétisées, les rendez-vous de vaccination de l’enfant et les visites pré et post-natales. L’application qu’ils ont dénommée « Sos vaccination » ou encore « Karangué » envoie des messages vocaux et écrits de rappel des dates de vaccination et des visites prénatales et post-natales.

Idrissa Sané

(Source : Le Soleil, 5 septembre 2016)

Fil d'actu

  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4436/5174 Régulation des télécoms
  • 381/5174 Télécentres/Cybercentres
  • 3637/5174 Economie numérique
  • 1785/5174 Politique nationale
  • 5158/5174 Fintech
  • 531/5174 Noms de domaine
  • 2350/5174 Produits et services
  • 1536/5174 Faits divers/Contentieux
  • 758/5174 Nouveau site web
  • 5174/5174 Infrastructures
  • 1801/5174 TIC pour l’éducation
  • 193/5174 Recherche
  • 252/5174 Projet
  • 3444/5174 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1934/5174 Sonatel/Orange
  • 1659/5174 Licences de télécommunications
  • 310/5174 Sudatel/Expresso
  • 1465/5174 Régulation des médias
  • 1306/5174 Applications
  • 1155/5174 Mouvements sociaux
  • 1758/5174 Données personnelles
  • 139/5174 Big Data/Données ouvertes
  • 610/5174 Mouvement consumériste
  • 371/5174 Médias
  • 673/5174 Appels internationaux entrants
  • 1760/5174 Formation
  • 102/5174 Logiciel libre
  • 2110/5174 Politiques africaines
  • 1149/5174 Fiscalité
  • 171/5174 Art et culture
  • 600/5174 Genre
  • 1751/5174 Point de vue
  • 1036/5174 Commerce électronique
  • 1516/5174 Manifestation
  • 346/5174 Presse en ligne
  • 128/5174 Piratage
  • 214/5174 Téléservices
  • 925/5174 Biométrie/Identité numérique
  • 312/5174 Environnement/Santé
  • 399/5174 Législation/Réglementation
  • 366/5174 Gouvernance
  • 1831/5174 Portrait/Entretien
  • 145/5174 Radio
  • 812/5174 TIC pour la santé
  • 292/5174 Propriété intellectuelle
  • 58/5174 Langues/Localisation
  • 1374/5174 Médias/Réseaux sociaux
  • 2145/5174 Téléphonie
  • 211/5174 Désengagement de l’Etat
  • 1109/5174 Internet
  • 120/5174 Collectivités locales
  • 451/5174 Dédouanement électronique
  • 1132/5174 Usages et comportements
  • 1065/5174 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 583/5174 Audiovisuel
  • 3310/5174 Transformation digitale
  • 403/5174 Affaire Global Voice
  • 192/5174 Géomatique/Géolocalisation
  • 339/5174 Service universel
  • 679/5174 Sentel/Tigo
  • 179/5174 Vie politique
  • 1548/5174 Distinction/Nomination
  • 35/5174 Handicapés
  • 717/5174 Enseignement à distance
  • 781/5174 Contenus numériques
  • 602/5174 Gestion de l’ARTP
  • 183/5174 Radios communautaires
  • 1764/5174 Qualité de service
  • 452/5174 Privatisation/Libéralisation
  • 142/5174 SMSI
  • 532/5174 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2753/5174 Innovation/Entreprenariat
  • 1400/5174 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 52/5174 Internet des objets
  • 170/5174 Free Sénégal
  • 756/5174 Intelligence artificielle
  • 206/5174 Editorial
  • 2/5174 Gaming/Jeux vidéos
  • 27/5174 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous