OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2025 > Mai 2025 > Mali : l’État serre la vis face à la débauche numérique

Mali : l’État serre la vis face à la débauche numérique

jeudi 1er mai 2025

Médias/Réseaux sociaux

Le parquet malien alerte sur la montée de contenus obscènes et de proxénétisme déguisé sur les réseaux sociaux, annonçant des enquêtes et interpellations dans un communiqué en date du 29 avril.

Dans un communiqué officiel daté du 29 avril, le Procureur de la République près le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a sonné l’alarme sur la montée inquiétante au Mali de pratiques jugées contraires aux bonnes mœurs sur les plateformes numériques. Ce message d’alerte, inédit par sa sévérité, cible notamment TikTok, WhatsApp, Telegram, Instagram ou encore Snapchat, devenus, selon les autorités, de véritables relais d’activités obscènes, de proxénétisme déguisé et de commerce illicite de produits à caractère intime.

Au Mali, la liberté d’expression et la vitalité des échanges numériques n’ont pas empêché l’émergence de comportements délictueux. Des « pages vitrines » aux groupes fermés, plusieurs espaces virtuels sont désormais surveillés pour leur rôle présumé dans la diffusion de vidéos suggestives, la proposition de services sexuels tarifés, ou encore la commercialisation de produits liés à la sexualité ou à la santé sans encadrement légal. Selon une source judiciaire proche du dossier, plus d’une dizaine de comptes ont récemment été signalés pour exhibition sexuelle, incitation à la débauche ou mise en relation tarifée entre adultes.

En mars dernier, une affaire révélée par Le Pays avait fait grand bruit : une jeune femme influente sur TikTok, suivie par plus de 75 000 abonnés, avait été arrêtée à Bamako pour diffusion de contenus jugés « obscènes et provocateurs ». Elle proposait en privé des « consultations sentimentales », accompagnées de conseils sur l’usage de gels, de gadgets sexuels et de produits non homologués. Une enquête a permis de remonter à un réseau actif de vente en ligne, mêlant conseils intimes, vidéos à caractère pornographique et activités de proxénétisme déguisé.

En 2023, une autre influenceuse avait été placée sous mandat de dépôt après la diffusion d’un live jugé attentatoire à la dignité. Le parquet avait alors rappelé les peines prévues à l’article 512-53 du Code pénal, qui sanctionne sévèrement la fabrication, la vente ou la diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs — jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 10 millions de francs CFA d’amende.

Le cadre légal invoqué par le parquet

Le ministère public s’appuie sur une batterie de textes. L’article 512-53 du Code pénal malien punit toute personne qui, « sciemment », vend, loue, importe ou expose au public des images, objets ou documents à caractère obscène. À cela s’ajoutent les articles 325-6 et 325-8 relatifs au proxénétisme et à l’incitation à la débauche, et les articles 321-22 à 321-52 qui encadrent l’usage de substances affectant la santé et l’exercice illégal de professions de santé.

Le parquet a également signalé l’ouverture d’enquêtes et procédé à plusieurs interpellations dans le cadre d’opérations conjointes menées avec la brigade de cybercriminalité. La vigilance des autorités est renforcée à l’approche des examens scolaires, période propice selon les services d’investigation à la diffusion de contenus viraux ciblant les jeunes.

Un enjeu éthique, social et générationnel

Le phénomène soulève des débats au sein de la société malienne, tiraillée entre traditions, exigence de modernité et explosion de la sphère numérique. Si les autorités insistent sur la nécessité de préserver les valeurs morales, certains défenseurs des libertés numériques alertent sur les risques de dérives liberticides si les procédures ne respectent pas scrupuleusement les garanties judiciaires.

Le Procureur, dans son communiqué, a toutefois insisté sur le respect du droit, tout en appelant les citoyens à faire preuve de vigilance. Il a aussi invité les familles, éducateurs et leaders communautaires à participer à un sursaut collectif contre ces pratiques jugées dangereuses pour la jeunesse et la cohésion nationale.

(Source : APAnews, 1er mai 2025)

Fil d'actu

  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Retour sur images Yam Pukri en 2023 Burkina NTIC (7 mai 2024)
  • Quelles différences entre un don et un cadeau ? Burkina NTIC (22 avril 2024)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 6631/8043 Régulation des télécoms
  • 552/8043 Télécentres/Cybercentres
  • 5199/8043 Economie numérique
  • 2611/8043 Politique nationale
  • 7602/8043 Fintech
  • 788/8043 Noms de domaine
  • 2916/8043 Produits et services
  • 2245/8043 Faits divers/Contentieux
  • 1187/8043 Nouveau site web
  • 8043/8043 Infrastructures
  • 2623/8043 TIC pour l’éducation
  • 283/8043 Recherche
  • 376/8043 Projet
  • 5209/8043 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 2710/8043 Sonatel/Orange
  • 2562/8043 Licences de télécommunications
  • 446/8043 Sudatel/Expresso
  • 1494/8043 Régulation des médias
  • 2170/8043 Applications
  • 1655/8043 Mouvements sociaux
  • 2531/8043 Données personnelles
  • 189/8043 Big Data/Données ouvertes
  • 920/8043 Mouvement consumériste
  • 556/8043 Médias
  • 1014/8043 Appels internationaux entrants
  • 2686/8043 Formation
  • 143/8043 Logiciel libre
  • 3143/8043 Politiques africaines
  • 1667/8043 Fiscalité
  • 275/8043 Art et culture
  • 890/8043 Genre
  • 2594/8043 Point de vue
  • 1531/8043 Commerce électronique
  • 2354/8043 Manifestation
  • 545/8043 Presse en ligne
  • 195/8043 Piratage
  • 334/8043 Téléservices
  • 1476/8043 Biométrie/Identité numérique
  • 469/8043 Environnement/Santé
  • 597/8043 Législation/Réglementation
  • 591/8043 Gouvernance
  • 2665/8043 Portrait/Entretien
  • 220/8043 Radio
  • 1149/8043 TIC pour la santé
  • 512/8043 Propriété intellectuelle
  • 89/8043 Langues/Localisation
  • 1683/8043 Médias/Réseaux sociaux
  • 2957/8043 Téléphonie
  • 297/8043 Désengagement de l’Etat
  • 1594/8043 Internet
  • 176/8043 Collectivités locales
  • 609/8043 Dédouanement électronique
  • 2138/8043 Usages et comportements
  • 1583/8043 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 857/8043 Audiovisuel
  • 4835/8043 Transformation digitale
  • 590/8043 Affaire Global Voice
  • 238/8043 Géomatique/Géolocalisation
  • 487/8043 Service universel
  • 1049/8043 Sentel/Tigo
  • 272/8043 Vie politique
  • 2320/8043 Distinction/Nomination
  • 51/8043 Handicapés
  • 1052/8043 Enseignement à distance
  • 1049/8043 Contenus numériques
  • 896/8043 Gestion de l’ARTP
  • 293/8043 Radios communautaires
  • 2871/8043 Qualité de service
  • 677/8043 Privatisation/Libéralisation
  • 206/8043 SMSI
  • 713/8043 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 4164/8043 Innovation/Entreprenariat
  • 2164/8043 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 70/8043 Internet des objets
  • 258/8043 Free Sénégal
  • 1082/8043 Intelligence artificielle
  • 310/8043 Editorial
  • 93/8043 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous