Mali : Coup de tonnerre sur le Mobile Money, Wave SA rappelé à l’ordre
vendredi 20 février 2026
La Direction générale du Commerce (DGCC) vient de trancher dans le bras de fer qui oppose la fintech Wave à ses concurrents au Mali. Accusée de « vente à perte » en absorbant une taxe de 1 %, l’entreprise doit désormais revoir ses tarifs.
Un séisme dans le secteur financier malien
Le paysage du Mobile Money au Mali est en pleine ébullition. Ce 2 février 2026, la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) a rendu publiques les conclusions d’une enquête approfondie visant Wave SA. Au cœur du litige : le non-respect présumé des règles de facturation liées à une nouvelle taxe nationale.
L’origine du conflit : La taxe de 1 %
Tout commence avec l’Ordonnance n°2025-008/PT-RM, entrée en vigueur le 7 février 2025. Ce texte impose un prélèvement de 1 % sur chaque retrait d’argent, destiné à financer le Fonds de soutien aux projets d’infrastructure et de développement social.
Alors que les opérateurs historiques (Orange Money, Moov Africa) ont immédiatement répercuté ce coût sur leurs clients, Wave SA a choisi une stratégie de rupture : absorber la taxe. Pour l’utilisateur final, le prix restait inchangé, mais pour les autorités, cette pratique constitue une anomalie commerciale majeure.
Le verdict : Stop à la « vente à perte »
L’analyse de la DGCC est sans appel. En refusant de facturer ce prélèvement au client, Wave SA vendrait ses services à un prix inférieur à ses coûts réels.
Concurrence déloyale : Cette stratégie a provoqué une migration massive d’utilisateurs vers Wave, déstabilisant l’équilibre du marché.
Injonction immédiate : La DGCC ordonne à Wave de cesser ces pratiques de vente à perte afin de garantir une compétition saine et équitable entre tous les acteurs.
Quel impact pour les utilisateurs au Mali ?
Cette décision marque la fin d’une exception tarifaire qui profitait aux consommateurs. Pour les clients de Wave, cela signifie probablement une augmentation prochaine des frais de retrait, qui devront intégrer la taxe de 1 % imposée par l’État, s’ajoutant aux frais de service habituels.
(Source : Mami Actu, 20 février 2026)
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