OSIRIS

Observatoire sur les systèmes d’information, les réseaux et les inforoutes au Sénégal

Show navigation Hide navigation
  • OSIRIS
    • Objectifs
    • Partenaires
  • Ressources
    • Société de l’Information
    • Politique nationale
    • Législation et réglementation
    • Etudes et recherches
    • Points de vue
  • Articles de presse
  • Chiffres clés
    • Le Sénégal numérique
    • Principaux tarifs
    • Principaux indicateurs
  • Opportunités
    • Projets

Accueil > Articles de presse > Archives 1999-2025 > Année 2021 > Avril 2021 > Malgré les retards techniques et les théories farfelues, l’arrivée de la 5G (…)

Malgré les retards techniques et les théories farfelues, l’arrivée de la 5G s’accélère en Afrique

vendredi 9 avril 2021

Téléphonie

Il y a deux ans, à toute évocation de l’ultra haut débit mobile en 2020, tous les regards convergeaient vers la Chine, les Etats-Unis ou l’Europe. L’Afrique n’était pas vraiment considérée comme un marché avant 2025. Mais la Covid-19 s’en est mêlée. La demande en connectivité à très haut débit a explosé, propulsant le continent dans la cour des grands.

Dans son rapport « 5G in Sub-Saharan Africa : laying the foundations », publié en 2019, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA) estimait que l’ultra haut débit mobile n’était pas imminent en Afrique. L’organisation soutenait même que d’ici 2025, la technologie ne serait vraiment adoptée que par sept pays, notamment le Kenya, le Nigéria ou l’Afrique du Sud. Avec 3% du total des connexions mobiles du continent estimé à un milliard en 2024.

Mais l’Afrique pourrait bien déjouer ces prévisions et même surprendre davantage. A l’heure actuelle, la technologie est déjà accessible au public dans cinq pays.

L’opérateur de téléphonie mobile Vodacom a été le tout premier à l’introduire sur le marché. C’était au Lesotho, en août 2018. Une action qui a, d’une certaine manière, brisé l’inaccessibilité de cette technologie pour l’Afrique, qu’on imagine toujours en retard dans son développement numérique. Suite à ce déclic, les Seychelles ont également franchi le pas avec l’expertise technologique de Huawei. L’opérateur historique Cable and Wireless Seychelles a lancé la 5G dans la capitale Victoria, à Roche Caiman, le district central de l’île de Mahé, et à l’aéroport en juillet 2020.

En novembre, le Togo que personne ne voyait venir est également entré dans la 5G. En novembre 2020, son opérateur historique Togocom, avec l’appui technologique de Nokia, a lancé le premier réseau ultra haut débit d’Afrique de l’Ouest à l’aéroport international de Lomé, au quartier administratif et sur le site de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé.

En Afrique du Sud, Vodacom et MTN profiteront de fréquences temporaires accordées par l’Autorité indépendante des communications (ICASA) pour se lancer dans ce segment en décembre 2020. Le Kenya est actuellement le dernier pays où des services 5G ont été mis sur le marché. Safaricom a officiellement rejoint le club très restreint des pionniers africains le 26 mars 2021.

L’effet Covid

Bien qu’elle ait fait de nombreux morts, la pandémie mondiale de coronavirus n’a finalement pas eu que des effets négatifs sur l’Afrique. Elle s’est révélée être la piqûre de rappel dont avaient besoin les Etats africains pour accélérer leur transformation numérique, quelques peu laissée de côté au cours des dernières années. L’e-gouvernement est reparti de plus belle. L’intelligence artificielle, la blockchain, les villes intelligentes suscitent de plus en plus d’intérêt. Et avec le changement d’habitudes de consommation d’Internet induit par la pandémie, la demande en connectivité de haute qualité ira grandissante selon l’Union internationale des télécommunications (UIT). Bien que la 4G ne couvre pas encore l’ensemble de l’Afrique, ses capacités pourraient ne pas suffire pour satisfaire les nouveaux besoins qui seront de plus en plus gourmands en bande passante. « Avec le déploiement des vaccins, il y a un risque que la société cherche à revenir à son état d’avant la pandémie. Mais il est évident que le monde ne peut plus avancer en revenant au statu quo d’avant la pandémie. Si nous voulons émerger fortement de la Covid-19 et relever des défis plus importants, tels que le changement climatique, nous devons non seulement poursuivre l’évolution numérique, mais nous devons l’accélérer avec la 5G au premier plan », soutenait Börje Ekholm, le président d’Ericsson, lors de l’Agenda de Davos tenu du 25 au 29 janvier 2021.

Lors de la Conférence internationale sur le développement des télécommunications (WTDC-21) qui se tiendra à Addis Abeba en Ethiopie du 8 au 19 novembre 2021, l’ensemble des pays d’Afrique ont prévu de prôner une réponse commune au problème de connectivité à très haut débit sur le continent au regard de la demande qui s’accentue. Leur action concertée pourrait contribuer à l’accélération de la migration vers la Télévision Numérique Terrestre (TNT), nécessaire pour libérer les fréquences télécoms indispensables pour la 5G. D’ici l’année prochaine, de potentielles nouvelles entrées sur le segment de l’ultra haut débit sont donc à surveiller. Et ce ne sont pas les théories conspirationnistes qui font de la 5G la cause de la Covid-19 qui y changeront quelque chose.

Objectif 2022

Orange devrait figurer parmi les nouveaux arrivants. Le 27 janvier dernier, lors de la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux à la presse d’Orange, Stéphane Richard, le président-directeur général, annonçait l’entrée du groupe sur ce segment en Afrique « probablement dès la deuxième moitié de 2021 et en 2022 ». Le Sénégal a de grande chance d’être choisi comme tête de proue de ce saut technologique. Le pays a achevé sa transition vers la TNT en décembre 2020 et Sonatel, la filiale sénégalaise d’Orange, n’est qu’à un pas de la 5G qu’elle a testé en novembre 2020.

Au Nigeria où MTN a également déjà testé la 5G, les autorités ont annoncé la migration complète du pays sur la TNT à la fin du mois d’avril. En Tunisie, Mohamed Fadhel Kraiem, le ministre des Technologies de la communication et de l’Economie numérique, déclarait en marge de la cérémonie d’ouverture du Tunisie Digital Summit, tenu du 27 au 28 octobre 2020, que le lancement des services 5G ne serait possible qu’à partir de 2022. Plusieurs opérateurs télécoms à travers le continent ont déjà effectué la modernisation de leur réseau pour le tenir fin prêt à toute évolution dans la disponibilité des fréquences. TNM au Malawi, Airtel en Zambie, Telma à Madagascar, Mobilis en Algérie, MTN en Ouganda ou encore Maroc Telecom au Gabon.

Plusieurs opérateurs télécoms à travers le continent ont déjà effectué la modernisation de leur réseau pour le tenir fin prêt à toute évolution dans la disponibilité des fréquences. TNM au Malawi, Airtel en Zambie, Telma à Madagascar, Mobilis en Algérie, MTN en Ouganda ou encore Maroc Telecom au Gabon.

A travers l’Afrique, Huawei est bien décidé à prendre part à la transformation numérique. Lors du webinaire organisé en septembre 2020 sous le thème « Le leapfrog digital, l’Afrique met le cap sur la 4ème révolution », le groupe technologique chinois réitérait son engagement à mettre son savoir-faire et son expertise au service des institutions compétentes, des opérateurs télécoms et de l’ensemble de ses partenaires publics et privés pour déployer des infrastructures fiables et d’envergure, et relever avec succès l’ensemble des défis technologiques auxquels le continent est confronté.

A cette occasion, Chakib Achour, le directeur marketing stratégique chez Huawei Maroc-Afrique du Nord, soulignait que la 5G viendra pour répondre à des besoins spécifiques et des cas d’usages précis et non pas pour remplacer la 4G qui doit continuer à se développer.

Muriel Edjo

(Source : Agence Ecofin, 9 avril 2021)

Fil d'actu

  • Monnaies complémentaires et possibilités en Afrique : description et essai de mise en œuvre dans le domaine de l’agroécologie Burkina NTIC (30 juillet 2026)
  • Charte de membre Africollector Burkina NTIC (25 février 2026)
  • TIC ET AGRICULTURE AU BURKINA FASO Étude sur les pratiques et les usages Burkina NTIC (9 avril 2025)
  • Sortie de promotion DPP 2025 en Afrique de l’Ouest Burkina NTIC (12 mars 2025)
  • Nos étudiant-es DPP cuvée 2024 tous-tes diplomés-es de la Graduate Intitute de Genève Burkina NTIC (12 mars 2025)

Liens intéressants

  • NIC Sénégal
  • ISOC Sénégal
  • Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP)
  • Fonds de Développement du Service Universel des Télécommunications (FDSUT)
  • Commission de protection des données personnelles (CDP)
  • Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA)
  • Sénégal numérique (SENUM SA)

Navigation par mots clés

  • 4670/5360 Régulation des télécoms
  • 353/5360 Télécentres/Cybercentres
  • 3547/5360 Economie numérique
  • 1906/5360 Politique nationale
  • 5137/5360 Fintech
  • 529/5360 Noms de domaine
  • 2183/5360 Produits et services
  • 1542/5360 Faits divers/Contentieux
  • 762/5360 Nouveau site web
  • 5360/5360 Infrastructures
  • 1877/5360 TIC pour l’éducation
  • 193/5360 Recherche
  • 244/5360 Projet
  • 3669/5360 Cybersécurité/Cybercriminalité
  • 1934/5360 Sonatel/Orange
  • 1652/5360 Licences de télécommunications
  • 288/5360 Sudatel/Expresso
  • 1072/5360 Régulation des médias
  • 1316/5360 Applications
  • 1080/5360 Mouvements sociaux
  • 1745/5360 Données personnelles
  • 152/5360 Big Data/Données ouvertes
  • 613/5360 Mouvement consumériste
  • 365/5360 Médias
  • 652/5360 Appels internationaux entrants
  • 1706/5360 Formation
  • 99/5360 Logiciel libre
  • 2275/5360 Politiques africaines
  • 1054/5360 Fiscalité
  • 172/5360 Art et culture
  • 608/5360 Genre
  • 1929/5360 Point de vue
  • 1113/5360 Commerce électronique
  • 1552/5360 Manifestation
  • 326/5360 Presse en ligne
  • 128/5360 Piratage
  • 215/5360 Téléservices
  • 1037/5360 Biométrie/Identité numérique
  • 320/5360 Environnement/Santé
  • 356/5360 Législation/Réglementation
  • 365/5360 Gouvernance
  • 1912/5360 Portrait/Entretien
  • 151/5360 Radio
  • 802/5360 TIC pour la santé
  • 284/5360 Propriété intellectuelle
  • 58/5360 Langues/Localisation
  • 1117/5360 Médias/Réseaux sociaux
  • 2065/5360 Téléphonie
  • 192/5360 Désengagement de l’Etat
  • 1158/5360 Internet
  • 114/5360 Collectivités locales
  • 436/5360 Dédouanement électronique
  • 1227/5360 Usages et comportements
  • 1044/5360 Télévision/Radio numérique terrestre
  • 567/5360 Audiovisuel
  • 3597/5360 Transformation digitale
  • 389/5360 Affaire Global Voice
  • 220/5360 Géomatique/Géolocalisation
  • 347/5360 Service universel
  • 664/5360 Sentel/Tigo
  • 180/5360 Vie politique
  • 1660/5360 Distinction/Nomination
  • 34/5360 Handicapés
  • 738/5360 Enseignement à distance
  • 729/5360 Contenus numériques
  • 585/5360 Gestion de l’ARTP
  • 181/5360 Radios communautaires
  • 1955/5360 Qualité de service
  • 472/5360 Privatisation/Libéralisation
  • 132/5360 SMSI
  • 494/5360 Fracture numérique/Solidarité numérique
  • 2799/5360 Innovation/Entreprenariat
  • 1374/5360 Liberté d’expression/Censure de l’Internet
  • 46/5360 Internet des objets
  • 172/5360 Free Sénégal
  • 946/5360 Intelligence artificielle
  • 195/5360 Editorial
  • 15/5360 Gaming/Jeux vidéos
  • 24/5360 Yas

2026 OSIRIS
Plan du site - Archives (Batik)

Suivez-vous